L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Puiser dans le stock stratégique de l'AIE était jusque là réservé aux grandes occasions: deux fois seulement depuis sa création dans les années 70. Une fois pendant le guerre d'Irak de 2003, puis deux ans plus tard pour faire face aux ravages de l'ouragan Katrina dans le Golfe du Mexique. Pas facile de comprendre la décision de 2011 dans ce contexte... D'autant que le baril avait atteint $147 en 2008 sans que l'AIE n'intervienne (il est vrai que la crise n'avait pas encore frappé).
4 centimes d'euros à la pompe (2.5% du prix à peine, et encore), sur une durée relativement courte, est-ce vraiment l'enjeu? Difficile à croire... D'autant que ce changement de stratégie de la part de l'AIE aura son prix: > affaiblissement des stocks stratégiques en cas de rupture d'approvisionnement - la vraie raison de l'existence de ces stocks. > reconstitution des stocks à un prix sans doute plus élevé > surtout, confusion ou même inquiétides au sein de l'OPEP, notamment l'Arabie Saoudite, qui s'était engagée à augmenter la production.
Si les deux premiers ne sont pas bien importants a priori, le dernier risque de peser davantage. Si l'AIE se comporte de cette façon, pourquoi ne pas privilégier les clients de l'OPEP qui n'en font pas partie, la Chine par exemple?
Et la Libye dans tout cela? Se pourrait-il que les dégats soient plus importants et que la capacité de production demande bien plus de temps avant de retrouver le niveau d'avant 2011? Qui le fera et avec quels fonds?
Enfin, on peut également se demander quels sont les "spéculateurs" qui étaient réellement visés.
Pas de doute pour moi, il y a autre chose en jeu que le prix à la pompe pour les vacanciers.
J'ai du mal à comprendre ce que démontre l'étude en ce qui concerne l'amplitude de la variation des prix à la pompe.
L'étude (dont on trouvera un résumé un peu plus complet ici) accepte la cotation comme point de départ et note, données historiques, graphiques et exemples à l'appui, que le prix à la pompe ne varie en valeur relative que de la moitié de la variation de la cotation. Est-ce bien étonnant?
A peu de choses près, le prix à la pompe en €/L (PP) est égal à la somme du prix de cotation (Cot) et de la TICPE, le tout affecté de la TVA:
PP = (Cot + TICPE) * (1 + TVA)
Or la TICPE (la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques qui, rappelons-le, remplace la TIPP) est fixe par unité de volume pour un produit donné. Le terme TICPE * (1 + TVA) est donc constant pour un produit donné (essence SP95 par exemple: 0.6069 €/L de TICPE).
La variation du prix à la pompe est donc le fait du premier terme: Cot * (1 + TVA). Or sur les périodes qui nous intéressent, il se trouve que Cot ~ TICPE. Pas vraiment étonnant donc qu'une variation donnée de Cot se traduise par la moitié de la variation de PP. Ou alors j'ai raté quelque chose?
Je trouve également curieux que le rapport continue à faire référence à la TIPP, alors que la TICPE a été introduite il y a quelques mois déjà (voir ici). Mais c'est certainement une erreur et non la volonté d'éviter un débat sur ce qui cache sans doute un outil plus général de taxation de l'énergie, par exemple de mobilité électrique... Enfin, sans doute.