Jeudi 1er mai, Le Président Bolivien Evo Morales a annoncé la renationalisation de 4 filiales de compagnies pétrolières étrangères.
Comme promis lors de sa campagne électrorale, le Président bolivien est revenu sur les libéralisations opérées dans les années 1990.
Par décret, l'Etat est ainsi redevenu majoritaire dans 3 filiales pétrolières à capitaux étrangers :
Chaco, filiale de British Petroleum, Transredes, propriété de Shell et CLHB, détenue par des capitaux péruviens et allemands. Aucun accord n'a semble-t-il été trouvé avec les compagnies.
En revanche, la société pétrolière Andina, filiale du groupe espagnol Repsol-YPF, a accepté de signer la revente de la majorité de ses parts. L'Etat bolivien récupère ainsi une participation majoritaire dans 18 champs pétrolifères, pour un montant non communiqué.
"Les services de base, appelez-les énergie, eau ou communications, ne peuvent pas être aux mains du secteur privé. Ce sont des services publics" a affirmé Evo Morales lors de la signature de cet accord.
La première société de télécommunication du pays, Entel, revient également sous le giron de l'Etat.