L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Avec l'exploitation des gaz de schistes et au vu des rapports qui se succède jour après jour on va tout droit vers un"crime contre l'humanité"...et la France qui veux tenter l'aventure....c'est fou...
Politique A lire l' article du canard sur la présence d'un Mr Balkany (frère du Maire de Levallois) qui opère sur ce secteur...mais ça va pour l'instant leurs ardeurs sont sérieusement bloquées. Bravo
Probleme avec cette etude Il y a un petit probleme avec cette etude: On ne sait pas si le methane etait deja dans l'eau avant la fracturation ou pas!
Il faut comprendre que si cette zone a ete choisie pour y faire de la fracturation, c'est qu'il y avait deja bcp de methane, et que l'eau en question pouvait deja etre contamine.
Pour que cette etude soit reelement utile, il faudrait faire des prevelements avant et apres fracturation.
@ Falmer, il n'y a pas de problème dans cette étude. Pourquoi vouloir un d'échantillonnage du méthane de l'eau précédent l'exploitation des gaz de schiste (il n'existe pas apparemment) quand on peut simplement se fier aux innombrables plaintes des habitants de la région qui n'ont jamais eu de problème avec leur eau potable à cette époque...
Et maintenant, en France? A priori le texte de loi a été adopté cette nuit, on attend votre analyse Enerzine. Vraie décision qui va mener à l'abrogation des permis ou porte laissée ouverte aux entourloupes des industriels qui pourront prétendre utiliser une autre technique que la fracturation hydraulique (c'est l'avis du PS et des Verts).
Même si la presse continue de reprendre le thème de la fracturation hydraulique et que chacun en tire ses conclusions hâtives, ce n'est pas le mécanisme principal qu'invoquent les auteurs de l'article (ils ne citent cependant et le discutent). Comme dans la plupart des cas, la migration de gaz thermogénique est attribuée à des possibles défauts d'étanchéité entre la formation et le tubage. Ceci est généralement dû à une opération de cimentation mal conduite ou mal conçue. Ils peuvent éventuellement être provoqués par la mise sous pression du puits lors de la fracturation.
Il reste du point de vue des auteurs qu'un programme de surveillance et des règlementation plus contraignantes seraient sans doute nécessaires.
Flamer soulève un bon point. Une étude comparative complète se serait basée sur des mesures avant et après les opérations de forage et de fracturation. Les auteurs reconnaissent ce point faible et se sont basés sur des mesures régionales pour leurs comparaisons. Ils reconnaissent également que la présence de gaz thermogénique est connue dans les aquifères de la région (bien avant l'exploitation des GdS), mais notent que les concentration totales en gaz et les proportions de gaz thermogénique sont tout de même plus importantes au voisinage de sites d'exploitation qu'ils ont examinés.
L'article lui-même est assez timide dans ses conclusions, ce que je trouve étonnant.
@falmer et jl06 Les anti GDS se foutent royalement de ce qui était ou pas présent dans le sol avant la fracturation , nous souhaitons l'abrogation des permis et l'interdiction de l'exploration , pas de compromis ! Vous faites parti de ces techniciens/chercheur plus proche de la "branlette intellectuelle" qu'autre chose.Vous ne prenez jamais conscience que vous etes face à des financiers "pur et dur" qui se moquent éperdumment de vos réflexions sur l'analyse du risque, la réglementation , le controle, la surveillance etc...vous voulez jouer avec le feu... n'avez vous pas d'enfants, petits enfants ? que comptez vous leur dire si vous vous êtes trompé ?
Sortir du carbone Une autre question de fond qui n'est jamais posée: sachant que certains climatologues (genre James Hansen) disent qu'on ne peut *de toute façon* plus se permettre de bruler tout le carbone qu'on a *déjà* découvert (en particulier pétrole non conventionnel et charbon...) quel est le sens de faire de la prospective dans les gaz de schistes?
Lien vers le rapport @ jl06
merci pour vos explications. Le lien que vous annocez ne semble pas fonctionner. Je pense avoir trouvé l'origine de la news d'AP reprise par Enerzine :
Je prends la peine de vous répondre parce que je ne vous connais pas et je me dis que vous êtes peut-être sincère, convaincu et bien intentionné. Vos commentaires sont un tantinet hors de propos ce coup-ci. Je fournis des éclaircissements sur un article publié sans exprimer mon opinion. Si le sujet de la brève d'Enerzine ne vous convient pas, passez à autre chose ou écrivez aux auteurs de l'étude. A force de réagir trop vite et de juger des gens que vous ne connaissez pas, vous aller vous assurer l'isolement avec la garantie de ne pouvoir vous exprimer que par des attaques systématiques et sans fondement. Je comprends que ça puisse donner bonne conscience à certains, mais êtes vous bien sûr des résultats que vous obtiendrez? Pour ce qui est des personnes sans scrupules et prêtes à tout que les "financiers purs et durs" représentent pour vous, elles ont perdu bien des batailles face à des techniciens, des ingénieurs, des commerciaux, des juristes ou des managers qui ont eu le courage de leurs opinions et ont confronté ces personnes sur leur terrain. Ça arrive tous les jours dans l'industrie et vous n'en entendrez sans doute jamais parler. Alors un peu de respect je vous prie. Ces gens-là mettent souvent leur carrière en jeu par conviction et aussi incroyable que ça vous paraisse, ils obtiennent des résultats qui sont loin d'être modestes. Finalement, entre "financiers purs et durs" d'un côté et "écolos jusqu'au boutistes" de l'autre, c'est à peu prêt le même topo non? Heureusement, il n'y a pas que ça, alors remettons-nous au travail et proposons des solutions.
Je propose des réponses en vrac que vous pourriez entendre de certains industriels en particulier, avant de reprendre le sujet dans un autre post: - Parce que la demande existe - Justement parce que le gaz est plus propre que le charbon - Parce qu'il n'y a toujours pas d'alternative viable - Pour assurer l'indépendance énergétique de la France / de l'Europe - ...
Je l'ai déjà écrit sur ce site, la question est de savoir pourquoi nous aurions besoin de production de gaz supplémentaire comme le demande Ecospam. La réponse exige une approche globale et non du cas-par-cas. Cette approche globale ne se limite même pas à un débat sur l'énergie, puisque l'approvisionnement énergétique est couplé à l'activité économique et à nos choix de vie. Plus de biens de consommation, plus de voyages, plus vite... Donc plus de pétrole, plus d'uranium, plus de charbon, plus de gaz... Plus profond, plus coûteux, plus loin, plus... Mais aujourd'hui, quel avenir espérer de "plus d'impacts critiques sur les éco-systèmes et moins de ressources globales"? Une approche "développement durable" (même si l'expression me déplaît) demanderait que l'on retourne le problème: les ressources naturelles "raisonnablement utilisables" doivent être prises comme contraintes immuables et non comme un objectif qu'on essaiera d'approcher sans trop insister. Par exemple, "limiter le réchauffement climatique à + 2°C d'ici la fin du siècle" est une expression possible de limites à ne pas dépasser. Dès lors, quels sont les développements possibles? Quels sont les choix de société qui restent envisageables?
Or ce débat là risque d'être encore plus difficile et effectivement, on en parle bien peu. On entend davantage de discours sur la sobriété (c'est bien), vantant les EnR (c'est bien) et les bienfaits d'une technologie qui nous permettra de vivre comme maintenant mais "mieux" ("ne vous inquiétez pas, tout ira bien") - là, je doute... Quelle personnalité politique parle aujourd'hui de l'impossibilité de résoudre le système sans réduire notre consommation de matière premières ET nos émissions de GES tandis que les attentes d'une population croissante augmentent encore? Normal, ça fait peur, ça dérange, ça ne remporte généralement pas une élection, un contrat ou une promotion et ça ne facilite pas les relations internationales. Et puis, en est-on bien sûrs, après tout? Alors, faut-il se résoudre à la fuite en avant en espérant une issue favorable?
Et si on consommait vraiment moins? Comme je le dis à mes amis qui manifestent contre les GdS (ça doit en étonner au moins un!), un bon moyen de convaincre c'est de présenter des pétitions qui attestent de l'inutilité de ressources supplémentaires: "je suis passé au chauffe-eau solaire", "je me chauffe au bois", "je ne prends plus l'avion", "je ne consomme que des aliments régionaux et de saison", "les EnR fournissent 80% des besoins de ma commune, de mon département, de ma région..." etc. vous m'avez compris. A qui s'adresserait la production si le marché était remis en question (ou tout du moins risquait de l'être)? Il faudra du dialogue, de la formation, des opposants qui manifestent, des optimistes qui s'investissent et en entrainent d'autres, des politiques qui négocient, des entrepreneurs qui créent, des tas de gens qui veulent bien faire mais ne s'y retrouvent pas encore dans le vacarme et la confusion qui règnent sur le sujet.
Pour le moment, nous sommes encore libres de nos choix. Voyons donc ceux que nous ferons.
Gaz plus propre que le charbon Dire que la combustion du gaz est plus "propre" que celle du charbon est vrai mais appelle quelques remarques :
D'une part, si l'utilisation du charbon en France est encore significative dans la production d'électricité (19 TWh sur 550 en 2010) elle est en baisse régulière et je pense qu'elle est devenue assez rare chez les particuliers.
D'autre part, la quantité de CO2 émise avec du méthane est certes réduite mais garde un très fort impact sur l'effet de serre (234g/kWh en ACV sur du gaz conventionnel sans doute sensiblement plus sur du GdS).
Donc même si on ne voit pas de particules ou moins de suie à la combustion du méthane, il est inexact de parler de produit "propre" et encore moins d'une solution positive pour l'environnement à la combustion.
Sans parler bien sûr des problèmes d'extraction évoqués ci-dessus.
On est bien d'accord, d'autant plus que les fuites de méthane et la consommation énergétique supplémentaires associés par exemple à la liquéfaction et à la re-gasification dans le cas du GNL doivent également être pris en compte. Mais comme je le disais, c'est ce que l'on entendra de certains industriels: "le gaz est plus propre" et on verra une bataille de chiffres à coups d'études - qui ne manqueront pas de parler des métaux lourds, des dérivés du soufre, de la teneur en NOx plus élevée (tout cela est bien réel aussi, mais l'alternative est juste "moins pire")... Je pense pour ma part que la bataille est engagée depuis quelques années et que l'on continuera, le moment opportun, à présenter le gaz (de schiste en particulier) comme une alternative meilleure que le charbon et "donc" incontournable. L'autre ennui, de taille, c'est que ces alternatives moins sales ne viennent pas en substitution du charbon, mais généralement en supplément.
Réponse à tout cela: consommer moins, développer les EnR en marge des débats, et créer de vraies alternatives à l'extrapolation de nos habitudes énergétiques, que ce soit à la production ou à la consommation.