Le gouvernement a approuvé le principe de construction d'un terminal méthanier sur la zone portuaire d'Antifer. Malgré la forte contestation, le projet a été qualifié "d'intérêt général". Une décision dont se félicite Powéo, principal porteur du projet.
La maîtrise du projet a été confiée fin 2006 à Gaz de Normandie, filiale dédiée de Poweo (majoritaire) et de la CIM.
Le Port d'Antifer reçoit déjà 20% du pétrole brut importé en France, avec 12 millions de tonnes de tonnage annuel. Le futur terminal prévoit une capacité de réception de 7 millions de GNL par an, soit 9 milliards de mètres cubes de gaz. Il pourra accueillir les plus grands navires méthaniers existants ("QatarMax"), de 270 000 m3 de capacité. Les réservoirs de stockage seront de 170 000 m3. Poweo construira à proximité une centrale au gaz naturel de 800 MW reliée au terminal.
La volonté affichée par Gaz de Normandie d'en faire une "réalisation exemplaire en matière de développement durable", et d'accorder "la priorité des études (..) à la sécurité des riverains" n'a pas suffit à apaiser la forte contestation au projet.
Les opposants n'ont pas baissé pas les bras : trois réunions publiques sont prévues par l'association saint-jouin-Breneval Développement Durable, qui organisera un rassemblement sur la plage d'Antifer les 13 et 14 juin.
L'association s'est récemment fendue d'un courrier à Jean-Louis Borloo, mettant en cause le directeur de cabinet du ministre d'Etat, Jean-François Carenco, qui aurait affiché son soutien au projet lorsqu'il était préfet de Seine-Maritime.
La décision finale d'investissement est prévue pour la fin 2010.