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Le CO2, facteur clé du climat terrestre
  
Le CO2, facteur clé du climat terrestreDe tous les gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère, le dioxyde de carbone est celui qui a le plus d'influence sur le climat de la Terre indiquent des chercheurs.

Bien que l'effet de serre dû au gaz carbonique soit connu depuis plus d'un siècle, son rôle déterminant dans le réchauffement climatique n'est pas encore reconnu par tous.

La vapeur d'eau, par exemple, est un puissant gaz à effet de serre encore plus abondant dans l'atmosphère. Mais elle se condense et tombe de l'atmosphère, jouant ainsi un rôle différent du dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre ne se condensant pas tels que l'ozone, le méthane et les chlorofluorocarbones. Andrew Lacis et ses collègues de la NASA Goddard Institute ont mené une série d'expériences de modélisations climatiques dans lesquelles la composition des divers gaz à effet de serre était modifiée pour illustrer leur rôle dans la température de l'air.

Les résultats confirment que le dioxyde de carbone est le plus influent des gaz à effet de serre et que son abondance détermine combien de vapeur d'eau contient l'atmosphère. Sans gaz carbonique, la Terre serait gelée rapportent les chercheurs, mais son augmentation croissante dans l'atmosphère est aussi préoccupante. Et ils précisent que « ceci fait que la réduction et de la maîtrise du CO2 atmosphérique est un enjeu important et urgent qui mérite toute notre attention ».

« Atmospheric CO2: The Major Control Knob Governing Earth's Temperature » par A.A. Lacis, G.A. Schmidt, D. Rind, R.A. Ruedy du NASA Goddard Institute for Space Studies à New York, NY.

[ Photo satellite : fumée d'une forêt en feu - EUMETSAT ]


 Lu 472 fois 
 Publié le 18/10/2010 à 07:13 
© Enerzine.com
 
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marcob12


Membre
depuis le 15-06-2008
le 18-10-2010 09:22:17
  Bas de page     Répondre  

Oui et non.
Rien de nouveau pour la science récente (dans les années 70 on parlait bien plus du refroidissement en dépit des quantités de CO2 rejetées depuis le début de la révolution industrielle, avec une courbe de forçage radiatif logarythmique).
La meilleure critique de ce papier (que j'ai lue) est celle de Roy Spencer qui doit s'y connaître un peu (comme Lindzen). Si d'aventure "Pamina"  (que je salue amicalement) me lit il aura vu que le webmaster du site "pensée unique" a quelques références en matière scientifique et que les documents qu'il produit sont du domaine du débat scientifique et pas de l'intime conviction personnelle.
Il faut diminuer nos émissions de CO2, c'est une certitude, le" CO2 a un impact majeur sur le climat" est une hypothèse de travail.
Trop d'acteurs en jeu pour qu'on ait encore des certitudes à 90% et plus.

michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 18-10-2010 10:41:39
  Bas de page     Répondre  

Le co2 est le meilleur candidat mais il n'est pas le seul .

La vapeur d'eau est en effet le plus important gaz à effet de serre(80% de l'effet) mais à température constante elle se recondense et on arrive à un équilibre évaporation /condensation .
Le CO2 (et autres g.e.s ) augmentent mécaniquement la température et ne se recondensent pas ce qui va entrainer leur accumulation progressive , augmentation qui mettra plus de 100 ans avant d'amorcer une décrue.


Plus il fait chaud et moins cette vapeur a tendance à retomber sous forme de condensats (pluies)
La hausse de la température terrestre augmente  donc mécaniquement la quantité maximale de vapeur d'eau contenue  dans l'atmosphère , ce qui  aggrave bien entendu l'effet de serre .
C'est en cela que le co2 (et autres gaz ) , bien que moins importants en valeur absolue que la vapeur d'eau , sont les facteurs d'aggravation déterminants sur la température moyenne (avec en plus une  rétroaction positive par le biais de cette vapeur d'eau ).

Il existe une autre théorie intéressante , c'est celle des nuages d'altitude dont la formation serait stimulée par la quantité de rayons cosmiques (radiations ionisantes qui  catalysent à l'aggrégation des micro-goutellettes d'eau )
Lorsque la terre s'approche d'une zone stellaire dense , les rayons cosmiques y sont plus intenses et les nuages de haute altitude se forment et renvoient  le rayonnement solaire , ce qui ferait baisser la chaleur perçue par la planète.

Malheureusement les deux théories collent de la même façon aux observations , c'est à dire l' augmentation actuelle de la température au sol et une diminution de la température des hautes couches de l'atmosphère .
Ces observations thermiques ont tout de même pour mérite de mettre hors jeu la théorie de l'augmentation de l'activité solaire (qui augmenterait aussi la chaleur des hautes couches) .

A suivre donc , en espérant que nous le saurons de façon certaine avant qu'il soit trop tard pour réagir ....

pamina


Membre
depuis le 23-05-2009
le 19-10-2010 07:24:13
  Bas de page     Répondre  

[marcob12]
 
L'auteur du site "pensée unique" a dévoilé son identité, ce qui est une bonne chose, mais cela ne change rien au fond. Je critique, pour l'avoir analysé en détail, un contenu présenté de façon partiale, simpliste, et sur un ton parfois à la limite de la correction la plus élémentaire à l'égard de ceux qui ne partagent pas ses thèses. Voilà une initiative qui ne fait pas honneur à la communauté scientifique française.
 
Ici, ce n'est pas le lieu d'en débattre (j'en aurais des pages). Un seul exemple cependant : Dans la rubrique "Sept bonnes raisons de douter de l'effet de serre anthropogénique", présentées par l'auteur comme "quelques points particuliers qui me semblent jeter de sérieux doutes, pour ne pas dire décrédibiliser complètement les affirmations alarmistes des "réchauffistes" de l'effet de serre anthropogénique", je prends la première : "Notre planète a connu des épisodes beaucoup plus riches en CO2 qu'à présent et la vie y était prospère".
 
Décrédibiliser complètement ? La belle affaire. Tout d'abord aucun des spécialistes des paléoclimats n'en doute, et ensuite qu'est ce que ça prouve ? Et je pourrais faire des remarques sur les 6 autres prétendues raisons, dont aucune ne tient la route.

marcob12


Membre
depuis le 15-06-2008
le 19-10-2010 10:00:26
  Bas de page     Répondre  

@pamina
De mon point de vue il donne un bémol salutaire aux prévisions  alarmistes véhiculés par les médias et qui résultent de la combinaison  d'une hypothèse encore à démontrer (la grande sensibilité du climat aux  GES, il faut alors expliquer le rôle majeur d'un GES minoritaire) et de  simulations numériques qui dans l'état actuel de mes connaissances sont de la foutaise.
Il a un site grand public en première lecture mais  les multiples renvois vers des références plus soutenues peuvent
contenter ceux qui veulent plus de grain à moudre et moins de littérature.
Comme amoureux de la science depuis le biberon j'espère  de tout coeur que la science qui est derrière les publications du GIEC  ne s'est pas fourvoyé. Hélas, j'incline fortement à penser que c'est le  cas et que le retour de bâton anti-science sera terrible quand on aura  le camouflet infligé par le monde réel à nos échaffaudages théoriques.
J'ai pas mal d'inquiétudes pour les génération à venir, le climat est en bas de la liste.
Dans 20 ans nous en saurons un peu plus.

Pastilleverte


Invité



le 19-10-2010 10:37:02
  Bas de page     Répondre  

Modélisation
@ marcob + 1
déjà rien que des phrases comme : Andrew Lacis et ses collègues de la NASA Goddard Institute ont mené une série d'expériences de modélisations climatiques dans lesquelles la composition des divers gaz à effet de serre était modifiée pour illustrer leur rôle dans la température de l'air.
devraient inciter à la prudence. Un modèle reste un modèle, et il suffit de partir d'hypothèses d'effets liés ou de potentiel de "réchauffement", pour arriver à n'importe quelle conclusion.
Quant à la hausse des tempêratures au sol, qui est  à peu près nulle (bien que trsè varibale) depuis 11 ans, alors que le taux de concentration du CO2 ne cesse d'augmenter... prudence, prudence.

 
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