L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Conso "Une fois que chaque ménage possèdera son réfrigérateur, sa machine à
laver, son climatiseur et autres appareils électriques, et une fois que
la superficie de logement par habitant se sera consolidée, la
croissance électrique par ménage ralentira alors"
C'est pourtant pas ce qu'on obeserve dans nos pays déjà "saturés".
@tassin Remplacer un équipement existant (cf. nos pays "saturés") est bien moins coûteux pour la demande énergétique qu'ajouter un équipement là où il n'y en avait pas (cas actuel en Chine).
De même en cas de chauffage électrique (merci EDF & co. pour cette gabegie), une fois qu'un bâtiment est équipé, on peut certes augmenter la température demandée mais on finit toujours par considérer que l'on a suffisamment chaud et donc atteindre un palier de consommation.
550 gw nucléaire, eh ben ! "L'expansion de l'énergie nucléaire passant de 8 GW en 2005 à 86 GW (gigawatts) d'ici à 2020, suivie d'une augmentation allant jusqu'à 550 gigawatts en 2050 ! (NDLR : la puissance nucléaire installée française est de 63.1 GW)" Vouila qui ne devrait pas plaire aux anti nucléaire. Pour le coup, je suis plutôt d'accord avec tassin, dans nos pays développés, la consommation électrique augmente de 2%/an ! Si en plus on ajoute des voiture électriques, c'est pas gagné ! Surtout si on sort du nucléaire et qu'on invstit massivement dans le gaz pour pallier aux ENRs intermittentes ...(je parle de la France et l'Espagne, l'Allemagne ayant choisi le charbon abondant sur son territoire, et le gaz russe ne devrait pas tarder a arriver du nord et du sur par gazoduc sous marin...)
Et l'uranium pour ces centrales? Alors qu'avec la capacité de production actuelle on nous annonce pour 50 ans de minerai et 200 an avec la recup, une prediction d'expansion du nucléaire de cette ampleur ne parait pas très serieuse ressources d'après le CEA
Il était une fois... "Une fois que chaque ménage possèdera son réfrigérateur, sa machine à laver, son climatiseur et autres appareils électriques, et une fois que la superficie de logement par habitant se sera consolidée, la croissance électrique par ménage ralentira alors".
Bien sûr, "une fois" que les tous les Chinois seront bien équipés, ça se passera comme chez les occidentaux, la croissance de la consommation ralentira.
Donc en 2050, 1,4 milliard de Chinois parleront de MDE devant leur réfrigérateur A+++ et leur téléviseur à veille consommant moins de 1 W.
Tout cela est possible voire probable.
Le point important étant tout de même que d'ici là, la consommation d'électricité aura été multipliée par 5,5 en 50 ans dans le plus optimiste des scénarios (AIS ou amélioration accélérée) ou bien multipliée par 6,6 dans le scénario CIS (amélioration continue).
On voit donc que entre 2000 et 2050, il faut au strict minimum passer de 1 400 TWh à 7 764 TWh et donc trouver la capacité de produire + 6 364 TWh sans augmenter les émissions de CO2.
Les Chinois sont assez pragmatiques, ils estiment qu'avec un mix EnR + nucléaire... c'est faisable.
Donc ils pensent qu'avec 550 GW de nucléaire produisant avec un facteur de charge de 88%, ils pourront obtenir 4 240 TWh sans émission de CO2.
Bon évidemment, le mix électrique serait alors nucléarisé à hauteur de 55 % au lieu de 1% actuellement.
Je pense qu'il va falloir expliquer aux Chinois que ce n'est plus possible après Fukushima !
Limites des scenarios pour le nucleaire la chine conte plus sur le thorium que sur l'uranium ou le plutonium.
Le thorium est plus repandue et a le grand inconveignant pour l'industrie militaire de ne pas etre un sous produit de la fabrication des bombes de plus il en faut quelque tonnes pour atteindre la masse critique(pour en faire une bombe quoi !) (6 kg pour le plutonium et 45 pour l uranium) donc non transportable dans des missiles. dans un systeme capitaliste, sans l'electronucleaire l'arme atomique est impayable ...
Ouroboros la boucle est bouclé .
Toute les prevision qui vont au dela de 2 a 3 ans n'ont aucun sens et ne tienne pas des evenements imprevisibles..
meme si on rentre dans leur jeux deterministe statistitien, les limites de leurs etudes ne tiennent pas des en consideration les facteurs externes aux limites de l'etude comme la disponibilités des matieres premiere qui sont eux non renouvelable pour equiper un parc de millions de voitures electriques en batterie lithium . I l ya meme plus asser de cuivre (reserves prové) pour equiper 400 millions de logements en tuyauterie ....
il regarde avec des oilleres un tableau de Dali et essaye de comprendre le personage..
je pense qu'en se dirige plus vers un scenario a la olduvai.
http://therawdealblog.com/category/the-world/
Limite des scénarios bis Attention à ne pas confondre les anticipations d'un cabinet privé américain avec la politique énergétique de la Chine.
Il s'agit d'hypothèses techniques tout à fait intéressantes mais on peut en trouver d'autres, et le contexte politique, les progrès technologiques, tout comme les accidents type Fukushima peuvent apporter des inflexions à toutes ces prévisions.
Si on revient 50 ans en arrière, il serait intéressant de voir quels "experts" avaient anticipés la politique mondiale de réduction des gaz à effet de serre et le développement exponentiel des EnR alors que les limites des ressources fossiles et le problème du réchauffement climatique n'étaient encore pas vraiment identifiées ou du moins officiellement admis...
On peut tout à fait imaginer qu'un jour (peut-être pas si lointain) l'impasse et la dangerosité du nucléaire civil puisse également être officiellement et mondialement admises - c'est déjà un peu la direction prise pour le militaire - et qu'un effort mondial soit réalisé pour en sortir.
En matière énérgétique nous sommes sur "un porte avion", l'horizon à 20 ans est déjà connu dans ses grandes lignes. Donc on peut dire qu'en 2030, le monde consommera au moins 15 Gtep contre 11 Gtep en 2010. Le bouquet de cette production sera à 80 % fossile et le charbon sera en nette augmentation. Cette augmentation sera encore plus grande si l'on ne développa pas le nucléaire comme cela était prévu.
Le pétrole commencera à décliner. Le gaz sera en croissance.
Les renouvelables ne couvriront que 5 % de la consommation malgrè les efforts engagés partout.
Ce sont les ruptures d'aujourd'hui qui donneront des inflexions en 2050.
Pour la Chine, il me semble osé de dire qu'en 2025 sa consommation d'énergie sera stable. Pour les pays de l'OCDE en 2009, la croissance est de 0,6 % d'énergie primaire pour 1 % de PIB.
Prédictions A Lion, si pour vous l'avenir est déjà connu avec une telle clarté et à ce niveau de précision, je vous conseille de vous inscrire au syndicat des voyants et chiromanciens ;-)
Votre énoncé "l'énergie est une tendance lourde" tend à faire admettre le postulat qu'on ne peut que baisser les bras face à cette "lourdeur" et admettre que nous sommes impuissants à modifier quoi que ce soit dans le système énergétique. Et donc que donc nous ne pourrons pas corriger les trajectoires qui mènent droit dans le mur du réchauffement climatique et/ou à la grosse cata nucléaire.
Heureusement on peut trouver d'autres analyses plus optimistes de personnes qui pensent qu'on peut changer les choses. Ici un physicien nucléaire.
Notre physicien célèbre relativise fort bien la situation française en prenant l'Allemagne pour exemple, en évoquant notamment la consommation d'électricité en 2008.
Oui, mais que démontre-t-il ?
Selon Eurostat, le match énergétique Allemagne-France donne ceci :
Population (en millions d'habitants) :
Allemagne = 82,2
France = 64
Consommation d'énergie primaire (en Mtep) :
Allemagne = 343,7 (4,18 tep/habitant)
France = 273,7 (4,27 tep/habitant)
+ 2,15% pour la France
Production d'énergie primaire :
Allemagne = 132,5 Mtep
France = 135 Mtep
Consommation finale d'énergie (en Mtep) :
Allemagne = 224 (2,72 tep/habitant)
France = 156,3 (2,44 tep/habitant)
+ 11,5% pour l'Allemagne
Consommation finale d'électricité (en Mtep) :
Allemagne = 45,19 (0,55 tep/habitant ou 6 393 kWh)
France = 37,26 (0,58 tep/habitant ou 6 770 kWh)
+ 5,9 % pour la France
Consommation de gaz (en Mtep) :
Allemagne = 56,9 (0,69 tep/habitant ou 8 049 kWh)
France = 31,6 (0,49 tep/habitant ou 5 741 kWh)
+ 40,2 % pour l'Allemagne
Emission de CO2 (en Mt équivalent CO2) :
Allemagne = 958 (11,65 tonnes/habitant)
France = 527 (8,23 tonnes/habitant)
+ 41,5 % pour l'Allemagne
On voit donc que taper sans discernement sur l'électricité ne dit rien d'une réalité disons... beaucoup plus contrastée.
Notre physicien met en exergue la différence de consommation d'électricité de 1 000 kWh entre la France et l'Allemagne (là où Eurostat nous donne 377 kWh), en oubliant que si un Allemand consomme moins d'électricité... il consomme plus d'autre chose :
à reilvilo Je ne peux que rejoindre Lion: le mix energétique d'un pays, ça ne se modifie pas d'un coup de baguette. Il ne s'agit pas de baisser les bras, juste de constater que les chiffres sont imposants.
Prenons l'exemple de l'Allemagne, a priori plutôt "verte" et rassasiée, et parlons d'electricité. Si les 52 GW de solaire prévus dans le plan renouvelables pour 2020 sont réalisés (ce qui serait "énorme"), ils ne produiront qu'environ 10% de la consommation electrique.
Et si mettons 50GW d'éolien sont également atteints en 2020, ce sera environ 20%.
10+20=30 , il reste 70% à combler, sans compter le fait que 50GW de solaire et 50GW d'éolien, ce n'est pas très facile à gérer d'un point de vue réseau et qu'aller au-delà, on ne voit aujourd'hui pas bien comment faire.
Ca , c'est pour l'Allemagne, quasiment la plus en avance.Alors les autres, pas simple, notamment les pays emergents, qui comblent leur retard et aspirent à des niveaux de vie meilleurs.Si c'était simple, ça se saurait....
Pas simple ne veut pas dire impossible Ce n'est pas parce qu'une problèmatique est complexe qu'il est insoluble.
La volonté et la capacité d'aboutir dépend de la conscience qu'on a des enjeux.
Deux exemples :
- Enjeu politique et économique, l'effort de guerre américain lors de la deuxième guerre mondiale, en quelques mois création d'une armada incroyable. Chose totalement inimaginable en temps de paix
- Enjeu économique, le développement de la téléphonie mobile, avec l'implantation de centaines de milliers d'émetteurs la mise sur orbite de dizaines de satellites et toutes les infrastructures réseau mises en place en quelques années au nivieau mondial. Impensable quelques années plus tôt, quand seulement quelques privilégiés utilisaient des radiocoms !
Sur l'énergie l'enjeu c'est la pérennité de la civilisation actuelle, ça semble une bonne motivation !
Concernant les limites de la part des renouvelables dans la production d'électricité on peut prendre l'exemple d'un autre pays comme l'Espagne, qui sur ce mois de mars à produit son électricité avec plus de 40 % de renouvelables (2,6% solaire, 17,3% hydro, 21% éolien). Ce pays a développé l'éolien en une dizaine d'années et arrive a produire aujourd'hui plus d'électricité avec les "moulins à vent" qu'avec les "cocottes minutes" nucléaires ! (19%)
Visiblement sans panne majeure ni problème de réseau, mais avec un effort industriel important et une participation de tous avec aussi un tarif de l'électricité qui a aussi augmenté plus vite que chez nous.
"Ce pays a développé l'éolien en une dizaine d'années et arrive a produire aujourd'hui plus d'électricité avec les "moulins à vent" qu'avec les "cocottes minutes" nucléaires ! (19%)"
Oui, mais moins longtemps !
En 2010, l'éolien, malgré ses progrès rapides a moins produit en Espagne que le nucléaire :
Moulin électrogène = 43 TWh
Cocotte-minute atomique = 61,9 TWh
Match cocotte / moulin = + 44% en faveur du nucléaire.
En revanche les turbine à gaz qui compensent l'intermittence de l'éolien ont fait plus que le nucléaire : 68,8 TWh :
L'Espagne est un pays qui a su doubler sa consommation électrique pour assurer son développement tout en en diminuant le charbon-lignite mais en ne sortant pas pour autant du fossile et pas plus du nucléaire :
à reilvilo D'abord une petite rectification: sur une année entière en Espagne (2010),c'est 16% d'éolien, 2% de solaire et 14% d'hydraulique, avec une année hydraulique exceptionnelle (presque le double des quelques années précédentes).
Et ça va forcément plafonner, pour l'hydraulique à coup sûr, pour l'éolien certainement car une certaine saturation est atteinte ( que ce soit en termes d'acceptabilité mais aussi en termes de réseau), pour le solaire en termes de coûts.Ca reprendra, mais raisonnablement, pas sur les rythmes observés ces dernières années.
Effectivement, si vous comparez à un effort de guerre, tout est possible. Dans ces cas là, plus rien ne compte.
20% d'éolien et 10% de solaire sont et resteront sous nos latitudes et dans des conditions économiques acceptables des chiffres difficiles à passer( sauf à être un petit pays très bien interconnecté avec de grands voisins, cf. le Danemark).
A long terme, bien sûr tout est possible.