L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Fonction transverse, intégration et valorisation de l'énergie dans l'entreprise
Pas de doute qu'il faut prendre en compte l'EE dans l'industrie, qui s'y attache déjà avec des résultats significatifs d'ailleurs. On s'accordera aussi sur l'importance d'une approche globale pour obtenir un optimum énergétique. Mais est-ce qu'il faut pour autant créer une fonction EE qui "pilote" projets et décisions transversalement? Pas forcément.
Si l'EE n'est pas au cœur du métier d'une entreprise, une fonction EE pourra apporter des informations, des connaissances, un conseil, une regard critique qui permettront de faire évoluer la culture d'entreprise, les critères de décision, les choix stratégiques et technologiques de façon à atteindre des objectifs d'EE plus exigeants. Progressivement, l'entreprise deviendra capable d'intégrer la dimension EE dans ses activités, tout comme les facteurs de sécurité, de performance économique ou de valeur à long-terme. Mais l'EE n'est bien entendu pas la seule dimension, pas même en ce qui concerne l'énergie. Donc attention à ne pas créer d'entreprise dans l'entreprise et s'il faut développer une compétence forte, il faut aussi bien définir le périmètre. L'efficacité énergétique me semble être un sous-ensemble de ce que les industriels doivent intégrer.
Une fonction "énergie" dans l'entreprise devrait avoir pour but d'intégrer cette dimension dans le tissu culturel de l'entreprise: formation, études critiques, définition d'objectifs, développement d'outils etc., avec pour objectif ultime de disparaître (en partie) quand l'énergie fera partie intégrante des compétences, des indicateurs de valeur et des critères de décision. Ainsi pourra-t-on intégrer l'EE, les émissions de GES, les choix d'approvisionnement énergétiques, les analyses de cycle de vie dans une approche cohérente et durable.
Si l'EE est le moyen de démarrer dans ce sens pour certaines entreprises, attention donc à bien cadrer la démarche pour les années à venir.
Prenons l'exemple de l'éclairage public : au lieu de vendre le maximum de puissance à une collectivité, on vend une solution. On minimise les coûts et les dépenses de fonctionnement et de maintenance en cherchant à optimiser les temps d'utilisation et d'intensité. Les sources d'énergie sont au plus possibles autonomes, un réseau de communication sans fil et des capteurs permettent de prévoir l'utilisation suivant la période de temps, etc. On vend une solution sur le long terme, un service avec pour objectif d'optimiser la consommation. La prestation devenant plus importante que l'achat... Il n'y a pas que de l'éclairage mais aussi de l'énergie, de l'informatique, de l'automation, etc.
Rappelons qu'en France depuis le Grenelle les énergéticiens sont des vendeurs de solutions énergétiques : leur objectif n'est pas le volume mais bien l'efficacité. En théorie... mais les contraintes sont de plus en plus grandes. La RT 2012 en est un bon exemple.
Plus largement le modèle japonais est intéressant à cet égard : par entreprise une direction EE est en place et par filière on compare les résultats en prenant le meilleur pour l'objectif suivant fixé par le gouvernement. Les retardataires sont pénalisés, à l'image des CEE en France.
Et c'est toute l'industrie qui en profite. Par les normes, l'Etat oriente l'indutrie et les pratiques vertueuses.