L'Ademe a publié vendredi le 3ème appel à manifestation d'intérêt du fonds démonstrateurs de recherche. A la clé : 400 millions d'euros pour financer le stade expérimental des technologies de captage et de séquestration du CO2.
Les ministères de l'Economie, ceux de la Recherche et de l'Ecologie ont lancé en juillet dernier le premier fonds de soutien aux démonstrateurs de la recherche pour les nouvelles technologies de l'énergie. Le Comité de pilotage du fonds est composé des représentants de ces trois ministères.
Placé sous la responsabilité de l'Ademe, ce fonds de recherche fait partie des engagements pris lors du Grenelle de l'Environnement. Il est doté de 400 millions d’euros destinés à financer le stade de développement expérimental.
Ce troisième projet concerne le captage et le stockage géologique du CO2 : des processus consistant à récupérer le CO2 contenu dans les fumées de combustion de grosses installations industrielles ou des gaz de procédés, à le transporter et à l'injecter dans un lieu de stockage adapté en sous-sol.
L'Ademe présente cette technologie comme une "solution qui pourrait s'avérer majeure face au défi climatique". "La maîtrise de cette technologie constituera une opportunité de croissance pour les industries françaises" ajoute l'Agence.
Les démonstrateurs de recherche visent à valider des technologies encore en développement et leur intégration dans un système représentatif des conditions industrielles de fonctionnement, sans pour autant atteindre le stade de l’industrialisation.
Les deux premiers appels à manifestation d’intérêts lancés le 22 juillet dernier portaient sur les véhicules à faible émission de gaz à effet de serre et les biocarburants de deuxième génération.