Lundi s'est achevée la réunion des ministres de l'énergie du G8, à Rome. A l'issue des deux jours de rencontre, les participants ont signé une déclaration consacrée aux "nouveaux défis" que constituent entre autres la crise financière et économique, appelant à une nécessaire action coordonnée.
Parmi les faits marquants de cette rencontre internationale, figure la signature d'un partenariat sur l'efficacité énergétique. L'IPEEC, pour International Partnership for Energy Efficiency Cooperation, a été lancée en 2008 à l'initiative du Japon. Elle prévoit la mise en oeuvre d'une plate-forme d'échange d'expériences concernant le domaine de la construction, des transports, ainsi que sur la capture et le stockage du CO2.
En sont signataires les membres du G8, l'Union européenne, ainsi que la Chine, le Brésil, la Corée du Sud et le Mexique.
La Russie ouverte à une coopération nucléaire avec les USA
Le ministre russe de l'énergie, Sergueï Chmatko, s'est déclaré ouvert à la mise en oeuvre d'une coopération entre la Russie et les Etats-Unis dans le nucléaire. Evoquant la position favorable au nucléaire de l'Administration Obama, le ministre a estimé qu'il existe un "énorme potentiel pour une coopération dans ce domaine".
Un tel rapprochement pourrait se faire sur le modèle de la coopération gazière qui existe entre les deux pays, et pourrait également inclure le charbon, a-t-il précisé.
Stabiliser les prix de l'énergie fossile
L'Arabie Saoudite, représentée au G8 par son ministre du pétrole Ali al Naimi, a estimé que la perspective d'un baril de pétrole à 75 dollars était envisageable dans la conjoncture actuelle. Et même souhaitable selon lui, car elle permettrait de relancer l'investissement à long terme.
Au contraire, le secrétaire d'Etat américain à l'énergie, Steven Chu a mis son auditoire en garde contre "'l'augmentation des prix [qui] devrait retarder le redressement économique".
Entre les deux, le ministre italien du développement économique a insisté sur la nécessaire stabilisation des prix, qui seule permettrait aux entreprises de planifier et de réaliser des investissements. Pour maîtriser leur volabilité des prix, notamment ceux du pétrole, Claudio scajola a appelé à la mise en oeuvre de "nouvelles règles", et au renforcerment du pouvoir des organisations internationales dans le domaine.
"Il est nécessaire d'avoir un prix équitable, et non volatile, qui puisse garantir à la fois la croissance économique mondiale et la possibilité d'investir", a-t-il déclaré.