L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
@gaga42 Avant de dire n'importe quoi regardez le site, il y a les prévisions pour l'éolien.
Aveuglement pro-nucléaire, quand tu nous tiens...
Et pour la transparence du nucléaire, quid des couts de sécurité? de la part du budget militaire français pour assurer la sécurité d'approvisionnement, de transport et des sites en france et à l'étranger?
[ pour renewable ] Je n'aurais pas su mieux dire... Je rajouterais : Quid du coût de surveillance des futurs (oui il n'y en a toujours pas) sites de stockage définitif pour les quelques prochaines millions d'années ?
[ pour renewable & bolton ] Je n'ai pas dit n'importe quoi et ai bien regardé le site, il n'y a que des prévisions, rien sur la production éolienne réelle présente ou passée globale, ou détaillée par région ou par site. Sur ce dernier point, je vous mets au défit de trouver une source d'informations publique.
Et je trouve débile de répondre comme vous l'avez fait en déviant le débat sur le nucléaire, "vous n'êtes pas à 100% et aveuglément pour l'éolien, vous êtes donc un dangeureux nucléocrate", ce manicheisme est symptomatique d'une frange dure et dangereuse de l'écologisme.
Je ne suis pas pro-nuke, très loin de là, je veux au contraire que les énergies renouvelable, dont nous avons besoin, soient irréprochables et utilisées rationnellement. L'absence de transparence sur la production éolienne peut permettre d'avoir quelques doutes qui, je l'espère, seront levés rapidement.
Transparence production éolienne Pour être un (pro éolien), s'est vrais que je souhaiterais en plus d'une donnée global, avoir accé à plus de détail à l'échelle régional dans un premier temps , puis dans un deuxiéme temps à léchelle local parc par parc !
Sur l'encienne version du suivit éolien , on avait accé aux données statistiques parc par parc! mais depuis plu rien!
Mais depuis le nombre de parc s'est considérablement alargis! La tache s'annonce ardue!
[ pour gorge ] Dans un cas comme çà je ne compte plus, mais j'ai les yeux qui pleures en lisant. M'enfin , j'ai réussi a comprendre l'essentiel de son message et au final c'est ce qui compte.
Dommage a l'ère du numerique que certains n'utilisent pas les correcteurs orthographiques. Ceici dit même avec les correcteurs, si je ne relis pas mes phrases ou mon commentaire au moins une fois, je fais aussi des fautes de frappes...
Bon en tout cas c'est plus complet que RTE - eco2mix
Juste une question : tant qu'on a pas déployé linky vous voulez faire comment pour connaitre la production des générateurs connectés au réseau de distribution (cogé, pv, éolien...) ? Avec un fonctionnaire véloce qui va aller relever les compteurs un par un et les écrires dans son petit carnet ?
C'est aussi une qualité que l'on vous prête volontiers ! ;)
chelya,
En fait seules les petites installations échappent à cet outil (les éoliennes hor parcs ne doivent pas être très nombreuses). Je me demande d'où sortent les statistiques sur la production PV dans ce cas, et ce n'est pas par déduction semble-t-il. Prévision ? Et en Allemagne ? Là-bas pas de compteurs intelligents non plus.
A moise44 et à gorge Merci la prochaine fois de vous concentrer d'avantage sur le sujet, plutôt que de balancer ce genre de remarques particulièrement blessantes et humiliantes !
S'est vrais que cela serait souhaitable un jour de voir transposé ce système à l'ensemble de tout les parcs éolien! En tout cas, dans le cas présent, on peut avoir difficilement plus!
@tous Replaçons cette nouvelle dans son contexte : le tableau de bord de RTE n'est pas nouveau (~1an), seuls les items concernant la production individualisée par groupe et la prévision agrégée de production sont nouveaux.
Cela n'enlève en rien que RTE reste sûrement la source de données la plus complête et indépendante que l'on puisse trouver pour étudier le marché français.
Nouvelles de rte RTE publie depuis longtemps énormément de données et nous en avons largement discuté sur Enerzine.
Le problème c'est que le site est compliqué entre ancienne présentation et nouvelle.
Par exemple dans l'ancien site, on retrouve les données d'avant et la mise à jour concernant la production heure par heure des groupes thermiques (nucléaire et flamme) et hydrauliques :
On peut même déjà télécharger les données historiques au format Excel pour la période du 13 au 16 décembre.
Un jour on aura la production des "fermes" éoliennes comme dans les certains pays voisins !
C'est pour cela qu'avant de raconter des balivernes sur la production EnR, il faut avoir le réflexe d'aller voir ce qu'en dit RTE. Ce réflexe crédibilise les écrits du commentateur.
Le scénario suisse ...de Swissgrid a deux variantes. La variante on remplace intégralement avec du gaz et la variante éolien+importations d'Allemagne. Ces derniers sont ils au courant ?
Heureusement, c'est pas avant 2019.
Sachant que le scénario RTE prévoit une baisse des exportations françaises si passage à 50%, on va pas tous pouvoir compter sur le voisin.
La CREG belge n'a pas encore de scénario pour leur sortie du nucléaire, mais j'ai quelques raisons de penser qu'ils ne combleront pas le manque:
Par conséquence, les conclusions de l’étude 1074 restent valables : pour l’instant, il y a une manque de capacité de production et ce déficit continuera à augmenter jusqu’en 2015. Le risque d’être confronté à des problèmes de sécurité d’approvisionnement est donc réel et augmentera encore jusqu’en 2015. De sérieux problèmes de sécurité d’approvisionnement pourraient même se manifester avant, si certaines unités étaient mises hors service plutôt ou si la consommation augmentait au-delà de celle prévue dans l’étude 1074.
Après les conclusions française, belges, suisse, allemande et britannique on voit que l'on va manquer rapidement de capacités de production contrôlables (d'après la définition du rapport de la Bundesnetzagentur) et développer les renouvelables sur un réseau qui demande de lourds investissements : rénovation et interconnexions.
Le cabinet finlandais Pöyry a réalisé une étude sur l'évolution de la production électrique, des réseaux et des prix pour les industriels pour l'Europe du Nord : Grande-Bretagne, Allemagne et France pour les poids lourds avec analyses détaillées. Ainsi que la Belgique, la Suisse, Autriche, Pologne, Suède, Finlande, Norvège, Danemark, Pays-Bas, République Tchèque, Luxembourg.
L'étude est complète avec des simulations sur toute l'année sur des mix électriques réalistes. En plus de présenter un intérêt d'intégration européenne l'étude est orienté marché avec les prix de l'électricité pour les entrperises.
+Conclusions
- En 2030 les prix de gros (wholesale market prices) dans certains pays vont devenir très volatils et conduits par des schémas climatiques à court-terme - Les prix de gros vont atteindre des pics encore plus importants qu'aujourd'hui - Les prix de gros et de détail vont sûrement augmenter mais divergent entre les pays - Les capacités thermiques deviennent intermittentes - Tandis des interconnexions ont quelques intérêts économiques, elles sont asymétriques et ce sont ainsi des barrières à leur déploiements - A moins d'un changement dans le fonctionnement du marché, l'investissement dans une centrale thermique est un défi - et cela joue contre les objectifs de déploiement des renouvelables - La "demande flexible" peut être une demande dynamique son rôle est complexe
Pour la France plus particulièrement on voit comment sa place centrale en Europe de l'Ouest est déterminante : connexions avec l'Italie (qui est depuis longtemps en sous-production et achète à tous ses voisins), l'Espagne (la péninsule ibérique isolée qui a intégrer les EnR avec du gaz naturel), la Suisse (qui n'achète pas seulement beaucoup d'électricité pour ses barrages à turbinage-pompage mais aussi pour sa propre consommation), la Belgique (en manque de production dans un horizon proche), l'Allemagne (devenue importatrice contractuellement les échanges physiques ne représentent pas les véritables échanges commerciaux) et la Grande-Bretagne (avec un passage difficile dans la décennie 2015-2025).
Comme on le voit dans le rapport Pöyry et celui de la RTE le nucléaire est un pôle de stabilité en Europe : développer des interconnexions plus fortes et garder un haut niveau de nucléaire avec les pays voisins ne sera pas seulement judicieux pour la France mais pour toute l'Europe !
Rouge et or Merci pour ces liens, et vos graissages très pertinents !
Quelques pensées sur le sujet (que pour une raison qui m’échappe, je n'ai pas posté sur le bon fil), j'explicite ce qui est graissé avant tout :
A moins d'un changement dans le fonctionnement du marché, l'investissement dans une centrale thermique est un défi
Rappel sur l'aversion au risque, une évidence contre-intuitive. Ce n'est pas la même chose que de miser 100 pour gagner 110 avec 100% de chance de gain, que de miser 100 pour gagner 1100 avec 10% de chance de gain.
Un monde de prix plus volatils ne favorise pas l'investissement. Les moyens de production avec de gros coûts fixes vont être pénalisés (enfin, encore plus que les autres). Pour le meilleur, c'est la mort du charbon et pour le pire l'envol (s'il en avait besoin) du gaz, ou la part du combustible dans les coûts est prédominante (les banquiers adorent le gaz). Même si on a des prix astronomiques en pointe qui justifient économiquement en moyenne une centrale thermique, qui va investir dans une centrale qui marchera selon la météo une ou dix heures par an ?
Tandis des interconnexions ont quelques intérêts économiques, elles sont asymétriques et ce sont ainsi des barrières à leur déploiements
J'avais eu l'occasion de m'interroger sur la pertinence pour la France de financer l'interconnexion France-Espagne destinée a trouver un débouché à l'éolien espagnol. Je ne comprend toujours pas pourquoi la France finance 50% de cette ligne. En revanche, il n'y a pas d’asymétrie pour RTE qui percevra des péages comme son homologue espagnol. Bref, si ce sont les gestionnaires de réseau qui décident, pas de problème.
Je vois que d'après votre lien, RTE prévoit de construire 8GW de lignes nouvelles à nos frontières. Parallèlement, on construit 6GW rien que pour d'éolien offshore en France. Même si on arrive a construire ces 8GW en dépit du phénomène nimby, l'ordre de grandeur est-il bon ?
Je veux dire, ne risque t-on pas de se retrouver avec des GWh d'électricité dont on ne saura que faire à certains moments ?
à niciais Concernant l'interconnexion France-Espagne, il ne semble pas évident de parler d'assymétrie a priori. Que l'éolien espagnol y trouve un débouché quand ça se met à souffler très fort, c'est bien possible, mais ce n'est quand même pas tout le temps comme ça, loin de là. Pour que ça se produise, il faut que la production éolienne soit suffisament importante pour pouvoir exercer un effet de baisse significatif sur les prix de gros.
Par contre, les espagnols ont un parc de cycles combinés plutôt demesuré par rapport à leurs besoins, nous serons effectivement certainement importateurs à certaines périodes de l'année,notamment l'hiver.
Pour autant, ça n'empéchera pas l'Espagne "d'importer du nucléaire" quand celui-ci est abondant (en 2011, la France sera largement exportatrice vis-à-vis de l'Espagne).
Mais comme diraient certains, c'est bien comme ça qu'on construit une "combikraftwerke" européenne!
C'est rte ... qui le dit, moi je ne fais que répetter:
Par ailleurs, ce projet d’interconnexion France-Espagne va permettre à chaque pays de tirer tout l’avantage de la complémentarité des parcs de production des deux pays.
En particulier, l’Espagne a largement développé les énergies renouvelables, l’éolien et maintenant également le photovoltaïque. Ces énergies renouvelables ont une caractéristique : leur production est très fluctuante. Il y a donc un besoin d’équilibrer le système électrique, d’équilibrer l’approvisionnement en fonction de la production de ces énergies renouvelables. Le développement de l’interconnexion contribue à cet équilibrage.
Concrètement, l’Espagne pourra exporter sa production en période de fort apport d’énergie éolienne, et à l’inverse, elle pourra être amenée à importer en période de très faible production énergie éolienne.
Pour le reste je suis tout à fait d'accord avec vous.