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La CRE enquête sur la hausse des prix de l'électricité
  
La CRE enquête sur la hausse des prix de l'électricitéLa CRE (Commission de Régulation de l'Energie) a indiqué hier dans communiqué vouloir mener une investigation sur le prix de l'électricité, dans le cadre de sa mission de surveillance des marchés de gros.

Le lundi 19 octobre, le prix de l'électricité sur le marché spot français (Powernext) a atteint en séance une moyenne "de 612.77 €/MWh sur le produit Base" et de "1146.61 €/MWh sur le produit pointe".

Entre 8h et 12h, des prix horaires de 3000 €/MWh ont été observés. Et ces pics horaires dépassent les niveaux atteints de ceux d'octobre et de novembre 2007, dont le maximum était de 2500 €/MWh le 12 novembre 2007. La CRE va mener une investigation sur les facteurs ayant pu provoquer ces niveaux de prix.

Cette investigation portera notamment sur l'analyse des fondamentaux du système électrique français, des données de production, des échanges aux frontières ainsi que sur les transactions effectuées par les acteurs et les modalités opératoires d'intervention sur la Bourse française de l’électricité.

Les conclusions préliminaires de cette investigation seront selon la CRE "rapidement rendues publiques".



Le prix spot, Quezaco ?


Les prix spot sont donc des prix négociés la veille pour livraison le lendemain. Ils reflètent l'équilibre offre-demande à court terme, avant l'ajustement (réalisé par RTE en temps réel).

Ces prix de court terme sont soumis à une forte volatilité, en raison de la non-stockabilité de l'électricité (un excès de demande à un moment donné ne peut être compensé par un excès d'offre quelques heures auparavant) et le potentiel d'une grande variabilité des facteurs influençant l'équilibre offre-demande, comme les conditions climatiques (froid faisant augmenter la consommation, absence de vent induisant une chute de la production éolienne en Allemagne...) ou d'événements prévus ou non sur le parc électrique (centrale tombant en panne, capacité d'interconnexion réduite...).

(src : CRE)

La CRE enquête sur la hausse des prix de l'électricité

(src : CRE)

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 Publié le 23/10/2009 à 10:31 
© Enerzine.com
 
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Giro


Invité



le 23-10-2009 13:12:52
  Bas de page     Répondre  

Les causes sont connues
Les causes sont simplement la spéculation, comme pour le pétrole et pour beaucoup de choses d'ailleurs.
Il suffirait d'interdire cette stupide bourse à l'électricité et de recommencer comme avant  et les prix rediminueront!
N'oublions pas que ces toujours le consommateur final qui paye donc vous et moi...

Tijou


Invité



le 23-10-2009 15:17:36
  Bas de page     Répondre  

A giro
Autres causes qui sont nouvellement connues en France et auquelles on a échappé de peu récemment grace au  gouvernement actuel : Les désirs pervers de certains pseudos-écolos antinucléaires(Verts,socialos,Hulots et compagnie)qui voulaient taxer plus l'électricité,à laquelle ils reprochent d'être en trop grande partie d'origine nucléaire.

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 23-10-2009 15:49:41
  Bas de page     Répondre  

3000 euros/MWh c'est le prix plafond pour lequel on ne peut pas monter plus haut. En pratique ça veut dire que personne n'a pu acheter de MWh parce que personne n'en avait à vendre, ce n'est donc pas une question de spéculation mais d'incapacité technique à assurer l'alimentation électrique dès qu'on a un événement climatique exceptionnel (ici une baisse de 5°C par rapport aux températures moyennes attendue à cette période de l'année.

Et pour Tijou, la taxation de l'électricité au titre de la taxe carbone c'est ce que demande également Gérard Mestrallet pdg de Gdf Suez qu'on peut difficilement qualifier de nucléophobe...

Tijou


Invité



le 23-10-2009 15:55:29
  Bas de page     Répondre  

Mestrallet pdg de gdf suez
"Gérard Mestrallet pdg de Gdf Suez qu'on peut difficilement qualifier de nucléophobe..."
 
Non,lui(s'il a fait ça)c'est juste un de ces ânes très bien payés grace au fameux procédé du "pantouflage" qui a lieu si courament entre gens de "l'élite politico-technocratique" qui passent  d'une grande entreprise à une autre bien que de secteurs très differents(énergie,automobile,banque ,assurance,etc...)tout ça pour mieux tenir un pays.Et évidement il arrive qu'une de ces "huiles" dérapent de temps en temps pour dire une anerie.Sa demande idiote n'est pas à sa place au poste ou il est :A moins qu'il ne l'ait demandé que pour la part gaz-pétrole-charbon de l'électricité et non pour la part nucléaire. 

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 23-10-2009 17:50:13
  Bas de page     Répondre  

Ou est le problème
Pourquoi ne pas taxer le nucléaire si cela peut permettre de consacrer davantages de fonds pour isoler les épaves thermiques, sur-équipée en chauffages électriques?
N'importe quel particulier préfère (moi le premier) payer plus cher mon électricité si on m'aide à isoler mieux mon logement et donc à économiser en baissant ma consommation.
Pas besoin, cher Tijou, d'insulter la moitié des français, ou alors soyez clair et appellez à voter UMP

Ex du p.s


Invité



le 23-10-2009 18:15:04
  Bas de page     Répondre  

Renewable
Ce qui fait voter ump même des ex du ps exaspérés ,ce sont les malfaisantes et contre nature alliances verts-socialistes.Tant que le PS sera incapable de comprendre ça ,il ne reviendra plus au pouvoir.Au cas où vous,renewable, seriez du ps,essayez de comprendre ça,sinon tant pis pour vous et votre parti.Aprés tout,vous êtes libre de rester borné et de perdre les élections,c'est pas interdit.

Dje


Invité



le 24-10-2009 12:14:49
  Bas de page     Répondre  

Réponse à tijou
Pour info, Gerard Mestrallet a parlé de taxation sur la production de pointe qui en effet n'est pas assurée par les centrales nucléaires mais par des centrales charbon/gaz.

christian


Membre
depuis le 19-09-2008
le 24-10-2009 12:21:52
  Bas de page     Répondre  

Toujours le même hiatus...
Mestrallet défend seulement sa boîte Suez vis-à-vis de son concurrent EdF. Si on taxe l'électricité en général plutôt que les émissions de CO2, cela les remets à égalité.
Chelya, vous êtes un observateur avisé, ceci ne vous a pas échappé j'imagine.

J'ajoute (et j'aimerai bien savoir ce qu'en pense Renewable) que taxer massivement l'électricité, c'est taxer les éoliennes et le PV, et donc brider leur développement subventionné par ailleurs ! Où est la cohérence ?

En fait, tout dépend de l'objectif écologique poursuivi, et de l'échéance.
Est-ce réduire la consommation d'énergie en général, d'électricité en particulier ?
Ou réduire les émissions de CO2 ?

Bien sûr, le bon sens dit que les deux vont dans la même direction. Sur le long terme (disons un siècle), c'est vrai.
 Mais sur le court terme, et compte tenu de nos ressources financières, humaines, technologiques, qui sont limités, à court terme, les deux sont contradictoires.

Si l'objectif est de limiter l'émission de gaz à effet de serre -même à titre de simple précaution !- il faut taxer le carbone et rien d'autre, et subventionner les économies là où elles permettent de réduire l'usage d'hydrocarbures.

PS : Nicolas Hulot n'est pas anti-nucléaire. Il fait partie des écologistes -de plus en plus nombreux, politiques ou "historiques", Cohn-Bendidt, Lovelock etc.- qui considèrent que vu les circonstances on peut s'en servir pour le siècle qui vient... Après c'est une autre histoire.

Tijou


Invité



le 24-10-2009 14:01:13
  Bas de page     Répondre  

@  dje
Très bien,merci,j'avais évoqué cette hypothèse à la fin de mon commentaire de Hier<span class="v12bl"> <font color="#000000">15:55:29</font></span> .Il ne vous reste plus qu'à le signaler à Chelya . 

Guydegif(91)


Membre
depuis le 26-11-2007
le 24-10-2009 14:05:37
  Bas de page     Répondre  

Comme le dit christian....
''...Si l'objectif est de limiter l'émission de gaz à effet de serre -même à titre de simple précaution !- il faut taxer le carbone et rien d'autre, et subventionner les économies là où elles permettent de réduire l'usage d'hydrocarbures.''
Donc, ce n'est pas l'électricité au sens large qu'il faut taxer, mais celle qui sort des Centrales polluantes...on sait mesurer leur part et contribution...c'est chez nous celle de ''pointe''....
Ceci permettra d'encourager l'électricité ''propre'' au sens primaire du terme càd sans GES et pollution directe....
Et comme soulignait très justement Christian dans son PS: ''... vu les circonstances on peut s'en servir (le NUC) pour le siècle qui vient...'' en attendant qu'il y ait la relève EnR vraiment propre en quantité requise et suffisante, tout en réduisant la demande et les beoins des pays dits développés, avec ces considérations le NUC_contrôlé est un moindre mal....à garder à l'oeil certes !
A+ Salutations Guydegif(91)

marius76


Membre
depuis le 06-09-2008
le 24-10-2009 14:52:35
  Bas de page     Répondre  

Sur ce qui s'est passé lundi dernier
Les prix spot de l'électricité en France, Suisse et Allemagne sont sur le site http://www.epexspot.com/en/market-data . Les historiques y sont consultables. On y trouve même les courbes d'offre et de demande qui conduisent à la formation de ces prix heure par heure, dans l'onglet "aggregated curve". Lundi dernier, de 8h à midi, il y avait certains acteurs qui demandaient plus de 5000 MW à n'importe quel prix, plus que tout ce qui était offert (4000 à 5000 MW), et qui a conduit à afficher le prix maximal autorisé sur la bourse EPEX, les 3000 Euros/MWh dont parlait Chelya.
Qui étaient les acheteurs ? On peut penser qu' EDF, entre les indisponibilités de son parc nucléaire et le coup de froid, est le principal (même si, à voir la réaction outrée de Fabien Choné dans Les Echos, Direct Energy, qui a des clients qui se chauffent à l'électricité, devait en être aussi). Il y a eu sur ces 4 heures plus de 15000 MWh servis à 3000 Euros/MWh, soit une facture de 50 Millions d'Euros !...

Dan1


Invité



le 24-10-2009 17:14:41
  Bas de page     Répondre  

Néga ?
Le débat sur la taxation de l'électricité est très révélateur des intérêts partisans et des enjeux financiers.
Presque tout le monde, sous prétexte d'écologie, va défendre une taxation carbone (ça c'est pour la com du 20 heures).
En réalité, au départ il faut parler de contribution climat-énergie, ce qui est légèrement différent et moins restrictif :
http://www.contributionclimatenergie.fr/
En final on se retrouve avec une taxe effectivement basée sur les énergies fossiles carbonées : pétrole (essence, fioul, gazole), charbon, gaz, GPL et elle ne s'applique pas à l'électricité, ce qui est logique vu le but recherché et parce l'électricité produite  à partir des énergies carbonées fait déjà l'objet de contraintes dans le cadre européen.
La France a donc adopté une démarche en parfaite cohérence avec le but affiché : réduire les émissions de gaz à effets de serre. De fait elle ne s'interdit pas d'opérer des transferts d'usage du pétrole vers l'électricité si celle-ci reste peu carbonée. Rappelons qu'en France l'électricité représente moins 6 % des émissions de gaz à effet de serre soit aux environs de 32 millions de CO2 par an pour 550 TWh produits.
La France fait donc d'abord du NégaTEP. Et dans cette approche EDF est renforcée
Seulement, il en va tout autrement à l'étranger et plus particulièrement en Allemagne où la production d'électricité est à 60 % très carbonée. L'application immédiate et vigoureuse d'une taxe carbone aurait pour effet d'enchérir "vigoureusement" le prix du kWh.
Les champions des EnR sont donc à la traîne pour l'instauration d'une taxe carbone (en 2012 ?). Les danois carbonés à 80 % pour l'électricité ont été plus courageux.
D'autre part, se greffe là-dessus divers mouvements qui luttent contre la consommation d'énergie (carbonée ou pas) et les antinucléaires qui voit une excellente occasion de lutter contre le système de production français. Nous arrivons donc à NégaWATT. Scénario orienté vers l'éradication du nucléaire en 2040 avec réduction à partir de 2010 (l'année prochaine !). Négawatt n'hésite pas à afficher une forte croissance de la production d'électricité au gaz 164 TWh en 2030 (et beaucoup plus si les économies promises ne sont pas au rendez vous).
Ce scénario, qui ne fera pas baisser le CO2 de la production électrique, peut naturellement obtenir le soutien inconditionnel d'un Mestrallet PDG de GDF-SUEZ !! Lequel est bien épaulé par l'AFGAZ qui continue à colporter, contre toute évidence démontrable, que le contenu en CO2 du chauffage électrique est aujourd'hui de 600 g/kWh.
http://www.afgaz.fr/upload/banque/plaqu … et_CO2.pdf  
NégaTEP contre Négawatt ou l'inverse ?

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 25-10-2009 03:29:05
  Bas de page     Répondre  


L'Allemagne a une taxe carbone (incorporée aux écotaxes) depuis 1999... Et le fait que l'électricité utilisent des énergies fossiles ne changent pas grand chose puisque les besoins en énergie finale des pays développés sont à 50 % du thermique à 30 % du transport et seulement à 20 % de l'électricité...
Quant à la position de Gérard Mestrallet, elle est quand même assez limpide...
Le système des quotas du marché carbone de l'UE n'est pas pris en compte dans le prix de l'électricité domestique à cause des tarifs régulés.
A partir du moment où on fait une taxe "carbone" on doit donc nécessairement corriger ce signal puisque tout le monde doit être égaux devant la loi... La seule façon de procéder c'est donc soit en taxant les consommations qui obligent à faire de l'électricité carbonée ce qui est techniquement impossible puisque celà n'a aucune réalités physiques... Soit en dérégulant le prix de l'électricité pour le marché domestique... Ce qui est exactement ce qui va suivre le vote d'une taxe carbone qui n'inclut pas l'électricité...

Ca s'appelle faire échec et mat...

La seule façon de sauver le tarif régulé de l'électricité domestique (qui je le rappelle est parfaitement tolérée par les lois européennes) c'est de transformer la taxe carbone en écotaxe sur l'énergie...

Perrin-h


Invité



le 25-10-2009 13:55:19
  Bas de page     Répondre  

Dan1 le dit bien
Le scénario Négawatt  orienté vers l'éradication du nucléaire en 2040 avec réduction à partir de 2010 (l'année prochaine !). Négawatt n'hésite pas à afficher une forte croissance de la production d'électricité au gaz 164 TWh en 2030 (et beaucoup plus si les économies promises ne sont pas au rendez vous).
Ce scénario, qui ne fera pas baisser le CO2 de la production électrique car il provoquera malgré les dénégations malhonnêtes de ses partisans une augmentation de la consommation de gaz naturel,et donc de CO2,n'est qu'une tromperie lamentable de plus  des antinucléaires aigris et prêts à tout et n'importe quoi pour s'en prendre au nucléaire.C'est à ces gens de très mauvaise foi que sera fait échec et mat...

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 25-10-2009 16:22:35
  Bas de page     Répondre  

Intox
Je ne connais pas du tout en détail le scénario négawatt mais si je regarde leur synthèse
http://www.negawatt.org/telechargement/ … v1.0.2.pdf
A la page 11 je vois qu'on passe de 500 TWh de gaz consommé à 250 TWh... Soit une baisse de 50%, vous ne seriez pas pris en flagrant délit de désinformation ?

Dan1


Invité



le 25-10-2009 16:52:51
  Bas de page     Répondre  

Taxe prioritaire
Afin d'y voir clair, chiffres à l'appui, je vous recommande la lecture de l'étude de l'ADEME (télécharger le N°20 : fiscalité comparée de l'énergie et du CO2 en Europe et en France).
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow? … atid=17390
On voit, qu'en France, globalement l'énergie est peu taxée, mais que les carburants le sont copieusement (pas besoin de taxe carbone, la TIPP est là depuis longtemps pour payer les externalités négatives).
En revanche, vous admirerez une aberration : très paradoxalement, la fiscalité actuelle fait que le plus polluant est le moins taxé : le charbon.
Mais il y a pire, en Allemagne cette quasi absence de taxe est doublée d'un système de subventions à la production de plusieurs milliards d'Euros par an. On se demande vraiment comment les citoyens peuvent gober tout ça sans sourciller.
Donc taxons le carbone là où il est y compris dans les centrales électriques. Pour la France, il y aura 32 millions de tonnes de CO2/an à taxer dont la moitié pour EDF et pour l'Allemagne ça fera simplement un peu plus de 10 fois plus.

Dan1


Invité



le 25-10-2009 17:14:33
  Bas de page     Répondre  

Désintoxication
Nous avons commencer à parler de Négawatt il y a quelques temps, par exemple en avril 2008 :
http://www.enerzine.com/14/4656+energie … ards+.html
En plus du scénario Négawatt 2006, je vous suggère de télécharger la version 2003 :
http://www.negawatt.org/telechargement/ … 20v1.2.pdf
Entre les deux versions, il y a quelques évolutions intéressantes pour l'électricité.
En 2003, on prévoyait d'éradiquer le nucléaire en 2030, mais à cette échéance on avait 240 TWh de gaz.
En 2006, on ne prévoit plus que 164 TWh de gaz, mais... on éradique le nucléaire en 2040 !
Quoiqu'il en soit, ce scénario est beaucoup trop dépendant des économies d'énergies et n'offre pas de marge de manoeuvre. Si jamais les économies ne sont pas au rendez vous : ça va gazer ! on pourra très bien doubler la consommation de gaz (pour ressembler à l'Italie d'aujourd'hui !), sans faire de folie. D'autre part, on s'interdit d'aller très loin dans les transferts d'énergie par exemple dans les transports, on bride l'électrification des véhicules, si elle devient massivement possible.
D'autre part, dans Négawatt, on observe que les plus gros gains sont obtenus dans les dernières années du scénario (entre 2040 et 2050, dans le cas du gaz par exemple).         

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 25-10-2009 19:46:33
  Bas de page     Répondre  

Sur les 10 prochaines années vous voulez vous baser sur quoi à part les
économies d'énergies ? Le nucléaire ? Une centrale met plus de 10 ans à
se construire... Les voitures électriques ? Elles n'existent pas (ou
tout du moins elles ne sont pas différentes des voitures électriques
qui existent depuis 50 ans) et les infrastructures nécessaires mettront
elles aussi plus de 10 ans à être installer ?  Les énergies
renouvelables ? Elles vont déjà devoir remplacer les fossiles dont il
faut se débarasser et le nucléaire qui s'éteint faute de rentabilité
économique... Passer le thermique à
l'électrique ? Outre le fait qu'il va falloir trouver des capacités
électriques supplémentaire, ça veut dire faire payer trois fois plus
cher la chaleur
et sans compter les problème de réseau électrique que ça impliquerait.
Là on parle d'une hausse à 3000 euros du MWh mais même s'il peut y
avoir un malfonctionnement ( cf
http://4edanslememepanier.blogspot.com/ … spots.html
),
il reste que l'élément déclencheur c'est une température très
inférieure à la moyenne saisonnière qui a emballé les radiateurs
électriques en dehors de la planification à long terme...

Dan1


Invité



le 25-10-2009 20:11:49
  Bas de page     Répondre  

2020
Sur les 10 prochaines années, la France n'est pas obligée de basculer dans Négawatt, nous aurons un peu plus de 600 TWh électriques à partir de ce que nous avons aujourd'hui et si nous nous débrouillons bien ils émettrons encore moins de CO2 (nous passerons de 32 Mt CO2 à moins de 25). Pour passer les pointes, nous pourrons travailler sur le lissage.
Voir le bilan prévisionnel de l'équilibre offre-demande version 2009 (page 106 et suivante) :
http://www.rte-france.com/htm/fr/mediat … t_2009.pdf 
Le nucléaire s'éteint faute de rentabilité économique ? il suffit de le dire pour y croire ! taxons déjà le charbon à sa juste valeur (regardons la Suède), après on verra ce qui rentable économiquement.
3000 Euros le MWh c'est le prix instantané en pointe dans un système de marché et ça ne représente pas le coût moyen du MWh. Il n'y a pas que le marché et ses pics d'humeur dans la vie !

pamina


Membre
depuis le 23-05-2009
le 25-10-2009 21:08:10
  Bas de page     Répondre  

le nucléaire qui s'éteint faute de rentabilité
économique ?
Va falloir expliquer ça, cheyla, et être convaincant...

marius76


Membre
depuis le 06-09-2008
le 27-10-2009 09:40:20
  Bas de page     Répondre  

Curieux débat que celui sur la taxation carbone de l'électricité
 
Dans un monde rationnel, c'est une question qui ne se poserait même pas.

Tous les producteurs d?électricité sont soumis à l'ETS (le marché européen du CO2) : ne payent que les moyens émetteurs de CO2, nucléaire et EnR en sont exemptés. Dans le prix de l'électricité, chaque fois que nucléaire et EnR ne suffisent pas à couvrir la demande, et qu'il faut démarrer des groupes thermiques à flamme (ce qui est la règle générale, quasiment tout le temps sauf quelques dimanches ou en fin de nuit), il y a le prix du CO2 dans le prix du MWh. Et si les consommateurs finaux payaient leurs MWh à ce prix de marché incluant le CO2, rajouter une taxe CO2 sur l'électricité serait, comme l'a dit Christine Lagarde, soumettre l'électricité à une "double peine".

Oui, mais voilà : on vit dans un monde ubuesque, où les libéraux tirent à hue pour imposer le marché (avec des outils sophistiqués qui, avec l'expérience, deviennent de plus en plus efficaces), et où les tenants de l'ordre ancien (qui a lui aussi fait preuve d'efficacité en son temps, au moins dans certains pays) tirent à dia. Les tarifs administrés français sont un vestige de cet ordre ancien : ils ne sont pas fixés par le marché, mais par l'Administration, sur la base des coûts de production qui, en France, avec l'hydraulique et le nucléaire en grande partie amortis, 1) sont inférieurs au prix de marché, et 2) ne contiennent rien ou presque en CO2.
 
Que va-t-il se passer si les choses continuent ainsi ? On va bien évidemment assister à des transferts de consommation du gaz ou du fioul vers l'électricité (c'est au moins le but recherché). Va-t-on réduire les émissions de CO2 de cette façon ? Pas si sûr, en tous cas pas toujours.
On connaît assez bien ce que sera le parc de production français au cours des 10 prochaines années (voir Bilan Prévisionnel de RTE) : on gardera les 58 réacteurs existants, en y ajoutant Flamanville 3 en 2012 et Penly 3 en 2017, on arrivera à une vingtaine de GW d'éolien, et 5 GW de photovoltaïque ; toutes choses déjà décidées indépendamment de l'évolution des consommations d'électricité. Avec ça, tout au long de la décennie, on aura comme aujourd'hui du nucléaire qui fonctionnera à 75 ou 80% du temps au maximum de sa capacité (tout le temps sauf les dimanches et fin de nuit), peut-être même davantage si les interconnexions avec l'Espagne et l'Angleterre sont augmentées (aujourd'hui, la nuit et les week-ends, les exports vers ces pays saturent la capacité du réseau ; en augmentant cette capacité, on pourra exporter davantage à ces moments là et faire tourner à plein le nucléaire). Du coup, toute consommation supplémentaire qu'on va susciter en France avec l'avantage prix de l'électricité demandera à faire tourner davantage de groupes thermique à flamme (en France, si l'on veut maintenir les exports au même niveau ; ou à l'étranger sinon) pour 75 ou 80% ou peut-être plus de son volume, et génèrera des émissions de CO2, pour environ 500 à 600 g/kWh.
Est-ce forcément gênant ? Si ce kWh électrique est consommé dans un moteur, où il se substitue à 3 kWh de gazole (compte tenu du rendement des moteurs diesel) qui auraient émis 900 g de CO2, pas du tout ; la planète est même gagnante à ce transfert. Si c'est dans un pompe à chaleur avec un COP moyen annuel de 3 (1 kWh d'électricité fournit 3 kWh de chaleur dans un logement, autant que 3,3 kWh de fioul ou de gaz compte tenu du rendement de la chaudière), on évite 700 (chaudière gaz) à 1.000 (chaudière fioul) grammes de CO2 : là encore, c'est bénéfique. Si c'est dans un convecteur par effet Joule, où 1 kWh électrique ne replace que 1,1 kWh de combustible, le bilan est franchement mauvais (et il le reste même si on dit qu'un logement chauffé à l'électricité doit être mieux isolé, et que 1 kWh électrique remplace 1,5 kWh de combustible). En clair : un usage performant de l?électricité (1 kWh électrique remplace 3 kWh ou plus de combustible) mérite d'être développé ; un usage médiocre (1 kWh d?électricité remplace moins de 2 kWh de combustible) devrait être combattu. En fait, maîtrise de la consommation d'énergie et maîtrise des émissions de CO2, c'est le même combat.   
 
Conscient de ça, Michel Rocard a eu l'idée, louable, de taxer les consommations d?électricité aussi. Il s'agit de corriger, par voie administrative, la perversion induite par le fait que les prix sont fixés par voie administrative... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
 
Au fond, les Pouvoirs Publics français procèdent avec l'électricité exactement de la même manière que Hugo Chavez avec l'essence ; et d'ailleurs avec le même bonheur : les consommateurs d'électricité français sont aussi ravis que les automobilistes vénézuéliens d'avoir des prix bas. Toute la question est de savoir si les antiques et monstrueusement gourmandes limousines qui encombrent les avenues de Caracas constituent vraiment un progrès social...     

Dan1


Invité



le 27-10-2009 20:43:21
  Bas de page     Répondre  

600 g s'il vous plait
Et voilà que subrepticement, on nous ressort l'histoire des 600 g de CO2 par kWh français. Affaire bien connue et longuement débattue sur Enerzine.
Certain la vende pour le kWh d'aujourd'hui et d'autre pour demain pour tout kWh supplémentaire (ce qui est conforme à la méthode marginale développée par l'ADEME-RTE dans la note du 08 octobre 2007).
http://www.agirpourlenvironnement.org/p ? longue.pdf
Or dans cette approche si on arrive à un contenu marginal en développement de 380 g de CO2 en 2020 (560 g en 2010), c'est notamment en faisant l'hypothèse que en faisant des économies d'électricité en France (27,2 TWh) on va pouvoir exporter plus d'électricité nucléaire chez nos voisins (7,6 TWh) qui vont se substituer à des centrales très polluantes. En tout, on aura économiser 4,2 millions de tonnes de CO2 chez nos voisins qui n'auront pas su baisser le contenu global en CO2 de leur électricité.
Dit autrement, on en conclue que si on ne fait pas ces économies en France, les 27,2 TWh en question auront l'haleine chargée à hauteur de 380 g/kWh notamment à cause des exportations manquantes (vive l'export).    
C'est à dire que l'on traite le problème à l'envers. On incite les français à économiser de l'électricité non carbonée pour pouvoir la distribuer à ceux qui n'aurons pas fait l'effort de réduire les émissions.
C'est très hypocrite comme approche, il serait plus simple d'encourager la production nucléaire !
http://www.enerzine.com/15/6685+pics-de … sersPage=2
http://www.enerzine.com/14/6474+pompes- … sersPage=2
Oui, on doit poser la question de la taxation de l'électricité, surtout quand on voit à quoi aboutirait une taxation uniforme aveugle au kWh frappant indistinctement tous les moyens de production qu'ils émettent ou pas du CO2.
Ce qu'il faut réduire c'est les émissions des centrales à charbon et pour cela il faut les taxer plus.

marius76


Membre
depuis le 06-09-2008
le 28-10-2009 12:27:53
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Oui, 600 g
Et on en revient encore à cette sempiternelle complainte d'être entourés de voisins imbéciles qui n'ont pas compris que le nucléaire était la solution à tous nos maux, contrairement à nous, français, qui sommes si supérieurement intelligents... Comme les choses seraient plus simples si on vivait sur une île ! (sauf que, dans les années 1990 et jusqu'en 2005, on n'aurait pas pu exporter 50 à 77 TWh/an vers les dits imbéciles, et que le manque à gagner résultant aurait du être supporté par les seuls consommateurs français...)
Plus sérieusement, ce que j'ai voulu dire dans mon post d'hier, c'est qu'aujourd'hui, on a déjà avec l'ETS les instruments qui pénalisent la production d'électricité à partir de charbon. Si on avait des prix de l'électricité en France alignés sur les prix de marché, il n'y aurait même pas besoin d'évoquer l'idée de mettre une taxe carbone sur l'électricité. Ce faisant, les revenus d'EDF seraient fortement augmentés : c'est la "rente" nucléaire, comme il existe une rente hydraulique en France, ou une rente pour les producteurs nucléaires en Belgique ou en Allemagne.
Or que voit-on avec la rente hydraulique française : que l'Etat va mettre les concessions hydrauliques en concurrence ; en clair : l'Etat accordera la concession à celui qui paiera le plus cher pour l'avoir, et la rente passera du producteur à l'Etat.
Que voit-on avec la rente nucléaire en Belgique ? Electrabel va payer 200 et quelques millions d'Euros par an en échange de la permission d'exploiter 10 ans de plus ses réacteurs ; ça ressemble à un hold-up, mais puisque c'est l'Etat qui le décide, c'est légal ; en termes économiques, on dira juste que la rente échappera à Electrabel et sera reversée à l'Etat belge.
On a à peu près la même chose en Allemagne, mais en y mettant les formes : les producteurs nucléaires exploiteront plus longtemps leurs réacteurs, mais leur rente sera prélevée pour financer l'essor des EnR.
Je ne vois pas (des méchantes langues diraient qu'il y des arrière-pensées politiques, puisque derrière chaque particulier consonsommateur d'électricité, il y a aussi un électeur) ce qui empêcherait l'Etat français de prélever aussi la rente nucléaire française, quitte à la redistribuer derrière, comme il est prévu de le faire avec le produit de la taxe carbone (par une baisse de TVA, par exemple). On aurait là quelque chose de cohérent, certainement plus efficace économiquement que les tarifs administrés et cette fiscalité où s'empilent taxes sur certaines énergies, exemption sur d'autres, et qui éviterait ce faux débat sur la taxe carbone appliquée à l'électricité

Dan1


Invité



le 28-10-2009 13:27:57
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Sempiternelle complainte
Si on en revient à disserter sur la problématique du contenu en CO2 du kWh exposé par la note ADEME-RTE, ce n'est pas à cause du fait que nous ayons des voisins imbéciles (ce que je ne pense pas et ne dit pas), mais à cause du fait que le contenu en CO2 est très politisé et quel que soit son niveau, cela vire toujours au désavantage de la France et du nucléaire, qui non content de financer directement et indirectement les EnR (ce qui peut se comprendre) doit dans le même temps être rendu coupable de tous les problèmes. Pendant les péroraisons diverses et variées qui accompagnent le nucléaire, le charbon s'en sort tranquillement !
A lire la note ADEME-RTE, on se sentirait coupable de ne pas faire assez d'économies pour faire baisser le CO2 du kWh européen.
Assez d'autoflagellation orientée et nommons ce qui pose problème en Europe en matière de CO2, les données sont parfaitement connues, maintenant il faut agir et s'agissant du CO2 électrogène européen, ce n'est pas les économies d'électricité en France qui résoudront le problème, étant entendu que celles-ci permettraient aux allemands de consommer plus d'électricité nucléaire qu'ils abhorrent (quelques uns en tous cas).
http://www.statistiques.developpement-d … 0dc6be.pdf
page 20, nous voyons qu'en 2006, l'UE 27 émettait 1,461 milliards de tonnes pour produire de l'électricité et de la chaleur. les quatre premiers pays sont :
 - l'Allemagne (345 millions de tonnes),
 - le Royaume Uni (207 Mt),
 - la Pologne (168 Mt),
 - l'Italie (148 Mt)
Les quatre premiers font déjà 60 % du total. Alors ouvront les yeux et parlons des problèmes de CO2 là où ils se trouvent au lieu de culpabiliser ceux qui en émettent le moins.
De la rente nucléaire :
Parlons en car elle existe déjà et les français en bénéficient. Encore faut-il préalablement reconnaître que si la rente existe c'est bien parce que le nucléaire en masse est particulièrement compétitif et le sera plus encore au fur et à mesure que les installations seront remboursées et que l'llongement de la durée de vie sera effective (les américains parlent maintenant de 80 ans, voir article du Monde).
Pour se convaincre de la réalité de cette rente, il suffit de lire les bilans et factures énergétiques publiés pr la DGEC.
http://www.statistiques.developpement-d … 72d311.pdf
http://www.statistiques.developpement-d … 09597f.pdf
Bon an mal an, la France exporte de l'électricté et cela lui rapporte des milliards. Même en 2008, où le volume exporté a chuté, le montant a augmenté de 1 milliard d'Euros (de 1,8 à 2,8) entre 2007 et 2008.
Quand on vend 2,8 milliards d'Euros d'électricité à l'étranger grâce au nucléaire, cela veut dire que le nucléaire peut se financer (1 EPR tous les deux ans). Il peut aussi financer les EnR et éventuellement éponger un peu la dette de la France via les dividendes réclamés par l'Etat. Et en plus, le kWh n'est pas cher pour le consommateur.
En passant, la rente nucléaire finance déjà les EnR en France via la CSPE et les tarifs d'achat (3,4 milliards d'Euros prévus en 2009) dont EDF supporte une part liée au calcul du coût évité au prix du marché !).    
Donc pas besoin de taxer l'électricité en plus pour obtenir une rente. Au passage, en France, l'électricité est déjà très largement taxée, il suffit de voir le montage fiscal au dos d'une facture : on paye presque autant de taxe que d'électricité produite !
Pour la taxe carbone, il suffit de taxer les moyens de production polluant, c'est clair et lisible, pour EDF, c'est environ 20 millions de tonnes de CO2 qui sont concernés.
Maintenant sur la façon de bénéficier de cette rente : on peut privatiser EDF, mettre en concurrence... Attention toutefois, si l'Etat vend, il profite de la manne tout de suite, mais après c'est le privé qui gagne. S'il reste propriétaire, il gagne tous les ans et peut être pendant très longtemps (le nucléaire léguerait une rente à nos enfants en plus déchets !) et en plus il peut contenir l'envolée des prix et la spéculation sur l'énergie (voir ENRON).                      

marius76


Membre
depuis le 06-09-2008
le 28-10-2009 16:55:30
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A dan1
On est bien d'accord (j'ai déjà eu l'occasion de le dire) sur le fait que la réduction des émissions de CO2 passe essentiellement par le choix des moyens de production d'électricité. Mais un mix de production d'électricité, avec des groupes qui durent 60 ou 80 ans, ça évolue très lentement. Dans l'intervalle, il y a d'autres leviers, sur la consommation, qui peuvent être aussi efficaces.
Quelques remarques ponctuelles :
" les économies d'électricité en France [...] permettraient aux allemands de consommer plus d'électricité nucléaire qu'ils abhorrent" : non, elles permettraient d'abord aux allemands de moins produire avec leurs centrales à charbon en consommant autant ; n'est-ce pas ce que vous désirez ?
"la rente nucléaire finance déjà les EnR en France via la CSPE et les tarifs d'achat [...] dont EDF supporte une part liée au calcul du coût évité au prix du marché " : faux, on a déjà eu l'occasion de s'en expliquer. Les ventes aux tarifs réglementés et au Tartam accaparent une partie de la production EDF ; s'il reste à EDF des groupes à coût de production moins élevé que le prix de marché, EDF fera tourner ces groupes et revendra leur production et la production des EnR qu'elle est obligée d'acheter au prix du marché ; si, pour satisfaire la demande des clients au tarif réglementé, EDF était obligée de faire tourner des groupes à coût de production plus élevé que le prix de marché, elle garderait pour elle la production des EnR (ce qui lui évite un achat au prix de marché) et achèterait un complément pour ne pas faire ses propres groupes les plus couteux. Dans tous les cas, c'est bien le prix de marché qui est la bonne référence pour la compensation du tarif d'achat des EnR.
"Pour la taxe carbone, il suffit de taxer les moyens de production polluant, c'est clair et lisible" : c'est exactement ce que je dis, et c'est exactement ce qui arrive, non pas par une taxe, mais par le prix de la tonne de CO2 généré par l'ETS.
Ce que je conteste dans le système français actuel, c'est son côté Chavez : en ristournant d'emblée la rente nucléaire aux consommateurs d'électricité, on leur envoie un mauvais signal, celui qu'ils peuvent l'utiliser à tort et à travers, alors qu'il y aurait mieux à en faire. Les exportations d'électricité ont rapporté 2.8 milliard d'Euros en 2008 pour un peu moins de 50 TWh ; si on avait exporté 77 TWh comme en 2002, elles auraient rapporté plus de 4 milliards d'Euros.

 
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