Sousproduction il manque 4 à 5000 mw de production pour faire face aux pics de consommation c'est à dire 4 à 5 tranches de centrales nucléaires ou 5000 eoliennes de 5 MW sachant que le rendement d'une éolienne est de 20 % en moyenne contre 80 % pour une centrale nucléaire.
Je ne parle même pas du solaire qui coûte pour l'instant hors de prix et qui , malgré ce , garde une production insignifiante.
Quand on pense qu'il y a peu nous étions largement exportateurs d'électricité et que ce solde exportateur se réduit comme une peau de chagrin.
Il serait temps de se remettre à construire de nouvelles centrales (nucléaires éoliennes ) ou à réduire drastiquement notre consommation.
Mais le français est comme ça , il lui faut tout le confort procuré par l'électricité , mais il n'acceptera jamais de vivre prés d'un moyen de production quel qu'il soit.
C'est comme le tgv on est pour à condition qu'il passe chez les autres .
MC
Changer de voie à Michel 123 : ben voyons, continuons à foncer dans le mur, à promouvoir cette aberration qu'est le chauffage électrique, à faire comme si les réserves de combustible étaient inépuisables (alors que nous peinons déjà à couvrir nos besoins en uranium), à prolonger les schémas de pensée qui nous ont menés à la situation actuelle.
Pas un mot sur les économies d'énergie, l'efficacité énergétique et la priorité (finances, recherches, législation...) qu'il faudrait donner à une révision fondamentale de notre politique énergétique !
A quand une politique de maîtrise de l'énergie Contruire de nouvelles centrales nuke, éoliennes, solaire etc... ne sert malheureusement à rien lorsque l'on parle de pic de consommation. Le nucléaire comme les ENR servent avant tout à produire de la base électrique (soit par impossibilité de modulation soit par le côté intermittent). Pour couvrir les pointes il n'y a que deux solution :
- construire de la centrales thermique et faire une croix sur les réduction d'émissions de gas à effet de serre
- ou bien arrêter de faire de construire des passoires chauffées à l'électrique (70% du marché actuel de la construction), et lancer une politique d'isolation massive des bâtiment (+ de 400 000/an)
Un doc technique intéressant concernant les pointes électriques :
http://www.negawatt.org/telechargement/ … 011209.pdf
Modulation L'affirmation suivante est séduisante mais fausse :
"Contruire de nouvelles centrales nuke, éoliennes, solaire etc... ne sert malheureusement à rien lorsque l'on parle de pic de consommation. Le nucléaire comme les ENR servent avant tout à produire de la base électrique (soit par impossibilité de modulation soit par le côté intermittent)"
Le nucléaire, comme les autres moyens de production, participe au suivi de charge. Par exemple le 16 décembre, il a modulé sur une plage de 1 508 MW (et pourrait ou a déjà fait beaucoup plus). Ce même jour le fioul + pointe a modulé sur 1 824 MW et le charbon + gaz a fait 2 121 MW. En fait comme toujours en hiver, c'est l'hydraulique qui absorbe l'essentiel des pointes avec une modulation de 9 736 MW !
Le choix le plus rationnel pour "effacer" les pointes horaires serait donc l'hydraulique de lac.
Maintenant, une affirmation amusante : "...les ENR servent avant tout à produire de la base électrique...". Ce n'est absolument pas l'avis de certains experts qui s'expriment sur Enerzine en prenant RTE à témoin ! Ils affirment au contraire que les EnR et en particulier l'éolien se substituent d'abord et avant tout aux centrales thermiques dont toutes ne produisent pas en base (je viens de le montrer). Bon alors, il faudrait savoir ?
Enfin à propos de Négawatt, soyez vigilant car ils font encore référence au fameux 600 g de CO2/kWh du chauffage électrique, alors que personne n'a jamais pu démontrer que cela était possible... maintenant ou dans 10 ans.
Il y a base et base Il vaudrait mieux parler de "base" et de "fatal". Toutes les energies fatales ( eolien, solaire, hydraulique au fil de l'eau) sont des energies qui sont par définition en "base", au sens ou ce sont les energies modulables ( nucléaire dans une certaine mesure, thermique, hydraulique d'éclusée et de lac) qui vont assurer l'équilibre production/consommation. A noter que la cogénération, du fait de ses contrats d'achat (plein pot du 1/11 au 31/03), peut être considérée comme une energie fatale durant la période d'hiver ,ce qui est un scandale dans la mesure ou elle se substitue à certains moments à des moyens beaucoup moins chers...
Pour autant, une energie "fatale" peut également produire à la "pointe"(8h/20h dans le jargon des electriciens),solaire pendant la période d'été par exemple ou éolien quand le vent souffle au bon moment. Dans ce cas, elle se substitue majoritairement à du thermique, ou elle déplace de l'hydraulique de lac ou d'éclusée qui sera utilisé à un autre moment.
Etrange, ce titre "l'équilibre énergétique est assuré cet hiver" : c'est une tonalité pas coutumière chez RTE. Tout le texte de l'article est d'ailleurs plutot alarmiste (la "hausse des pointes est plus rapide que la consommation moyenne", "RTE a anticipé une situation très tendue sur l'équilibre offre-demande jusqu'à la fin janvier"). Le plus cocasse de l'histoire, c'est que cette brève parait dans Enerzine le même jour que celle sur la coupure géante en PACA ! Mais peut-être que devant les parlementaires de l'OPECST, le Président du Directoire de RTE ne peut pas avoir de discours autre que lénifiant... On a en France un vrai problème de pointe de demande d'électricité, les jours où il fait froid. Problème avec les moyens de production, mais aussi et surtout avec les réseaux, de transport et de distribution, du fait que la reprise du chauffage électrique dans les logements nouveaux et le développement des PAC dans les maisons existantes n'ont pas été anticipés. On peut penser ce qu'on veut de Négawatt, ne pas être d'accord avec leur opposition frontale au nucléaire, mais pour ce qui est de leur analyse de la pointe, elle tient vraiment la route. Et les propositions qu'ils font (réglementation thermique contraignante, politique tarifaire, incitations fiscales) sont frappées au coin du bon sens - et ne sont d'ailleurs même pas du tout dirigées contre le nucléaire. Pour Dan1, je précise que les 600 g de CO2 correspondent à peu près à ce qui sera émis au cours de chacun des prochains hivers pour produire chaque kWh que toute nouvelle installation de chauffage électrique consommera. Comme il semble avoir la mémoire courte, je le renvoie à une récente discussion qu'on a eue sur http://www.enerzine.com/forum2s/37-deba ? postPage=1 . Il y est montré que si l'on doit consommer 1 TWh de plus (en gros 200.000 chauffages électriques par convecteurs) dans l'hiver 2009/2010, les centrales électriques en Europe généreront 500.000 à 600.000 t de CO2 supplémentaires. J'attends toujours qu'il démontre le contraire.
Négagaz Le scénario Négawatt est intéressant car assez précisément chiffré. J'ai déjà dit à maintes reprises que c'était un scénario orienté (on présuppose l'arrêt du nucléaire très vite) et risqué (on prévoit de grosses économies d'énergies).
Le risque d'appliquer à la lettre ce scénario est que si les économies espérées ne sont pas au rendez, on se trouve dépendant du gaz comme les italiens.
Justement à propos de gaz, je note une contradiction amusante entre le scénario Négawatt qui prévoit une production d'électricité en 2030 avec 164 TWh de gaz (une vingtaine actuellement) et la diapositive 11/21 du document suivant :
http://www.negawatt.org/telechargement/ … 011209.pdf Le risque majeur de négawatt en France est d'augmenter la dépendance au gaz et pas de chance, ce ne sera pas alors à cause du chauffage électrique !