La semaine dernière le RTE a alerté sur une situation énergétique "tendue", entre l'offre d'électricité disponible sur le réseau et la demande en très nette hausse à cause notamment de la vague de froid qui a sévi sur le territoire français.Mercredi 16 décembre, Dominique Maillard, le Président du Directoire de RTE a été auditionné publiquement par l'Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques sur la thématique : La France manquera-t-elle d’électricité cet hiver ?
Il en ressort que le RTE a anticipé "une situation très tendue sur l'équilibre offre-demande jusqu'à la fin janvier".
Chaque hiver, une analyse prévisionnelle de l'équilibre entre l'offre et la demande est réalisée par le RTE en comparant des prévisions de consommations et des données fournies par les producteurs. Ainsi, concernant la Demande : la tendance générale est à une hausse des pointes plus rapide que la consommation moyenne. En conséquence, les prévisions pour cet hiver sont similaires à l'hiver dernier. Pour l'Offre (disponibilité du parc de production), la situation est restée très dégradée par rapport à l'hiver précédent (- 5 500 MW en moyenne, - 8 000 MW la semaine du lundi 14 au vendredi 18)

Le RTE avait anticipé la semaine dernière comme étant l'une des plus tendue pour l'équilibre entre l'offre et la demande. A fin octobre, le solde des échanges pour garantir l'équilibre France au risque de 1% était perçu nettement importateur (au moins 3500 MW pour la semaine 51)
Par ailleurs, les faibles températures ont entraîné des niveaux de consommation proches du plus haut historique. Avec des températures prévues de 6 à 8°C en dessous des normales saisonnières, la consommation prévue était d'environ 90 000 MW mercredi 16 et jeudi 17 (plus haut historique : 92 400 MW le 7 janvier dernier) après « effacements » de consommation (baisses volontaires contractualisées).

Par contre, un recours massif aux importations s’avère nécessaire pour réaliser l’équilibre production-consommation
A température normale, le solde importateur d’environ 3 500 MW contre un solde importateur compris entre 4000 et 8000 MW pour la semaine 51
La limite maximale d’importation du système français (environ 9 000 MW) et pourrait être atteinte en cas de diminution supplémentaire de la température (dans ce cas, l’utilisation de nouveaux moyens de sauvegarde s’avèrerait nécessaire)
