150 Mds de m3 de gaz naturel par an, partent en fumée

Chaque année, environ 150 milliards de m3 de gaz naturel partent en fumée. Ce volume équivaut à un quart du volume de gaz utilisé aux États-Unis en un an, 30% de la consommation annuelle de gaz de l’Union européenne, ou encore 75% des exportations de gaz de Russie.

Le brûlage du gaz naturel, ce qu’on appelle le torchage, est habituellement considéré comme une façon à la fois sûre et efficace de se débarrasser du gaz naturel associé à la production pétrolière.

Mais, comme l’explique la Banque mondiale, cette pratique a deux graves inconvénients : elle contribue à augmenter les émissions de gaz de serre de la planète, et elle constitue un gaspillage flagrant d’une ressource d’énergie de grande valeur.

Pour Bent Svenson, de la Banque mondiale, le cas de l’Afrique illustre de façon particulièrement frappante ce gaspillage de ressources. « Si l’on prenait le gaz qui est torché en Afrique, ce qui ne représente que 40 milliards de m3 par an, et qu’on l’utilisait pour créer de l’électricité produite par des centrales modernes et efficaces, on pourrait doubler la production électrique de l’Afrique subsaharienne, à l’exclusion de l’Afrique du Sud. », dit-il

On observe aujourd’hui l’émergence d’un consensus sur le besoin de réduire le torchage, en particulier à cause de son impact climatique.

« Historiquement, on a toujours brûlé le gaz associé à l’extraction du pétrole, » explique M. Svenson. « ce qui est normal, vu que le gaz est mélangé au pétrole dans les champs pétrolifères. Mais dernièrement, la nécessité d’éviter de gaspiller des ressources et de nuire à l’environnement est devenue une préoccupation prioritaire. »

« Les 150 milliards de m3 de gaz naturel qui sont torchés chaque année ont un impact climatique important, » ajoute-t-il.

Selon Svenson, l’arrêt du torchage ferait baisser de 13% le montant total des émissions de dioxyde de carbone que les pays se sont engagés à réduire au titre du Protocole de Kyoto pour la période 2008-2012.

Svenson nous explique que les membres du partenariat ont déjà convenu des normes à l’échelle mondiale pour la réduction du torchage, qualifiant cet accord de « notre réalisation la plus importante. »

Aujourd’hui, 17 projets de démonstration fonctionnent dans les pays partenaires. « Ces projets appartiennent à 2 catégories. La première contient des projets de commercialisation où nous facilitons l’engagement des actionnaires des différentes parties de façon à rendre les projets viables. La deuxième catégorie a trait au financement du carbone, où nous essayons, avec les partenaires, de développer des moyens pour permettre aux projets de réduction du torchage d’avoir accès au crédit carbone. »

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