L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Trop gentil Je trouve qu'André Claude Lacoste est trop gentil avec les organismes de sûreté japonais. Il répond aux questions du journaliste par des interrogations : sont-ils remontés assez loin dans le temps pour estimer l'ampleur des tsunamis envisageables ? dit-il. J'ai entendu sa collègue Mme Comets dire aussi " Les japonais ont manqué de prudence". Quel euphémisme ! Il faut accuser clairement les autorités japonaises d'avoir totalement failli car elles savaient quel était le risque réel présenté par les tsunamis. Et quelles compromissions possibles avec un exploitant Tepco dont on sait qu'il cachait des incidents significatifs sur ses installations ?
Indépendance ? Or donc l'Autorité de Sureté Nucleaire est indépendante dit ce Monsieur. Mais il semble que l'ASN n'a JAMAIS encore décidé de la fermeture d' une centrale nucléaire en France. Même Fessenheim qui est trop vieille, qui est du type "Tchernobyl", qui se trouve sur une faille sismique. Et dont la fermeture est demandée par ses riverains et les deux pays voisins : L'Allemagne ET La Suisse, peut d'après l'autorité continuer de fonctionner 10 ans. Il faudra donc attendre ces dix ans - les deux prochain quinquennat de M. Sarkozy ? - pour que peut-etre l'ASN ferme Fessenheim et là nous verrons si l'indépendance soupçonnée est réelle ou non ?
Le seul signe de l'indépendance de l'ASN serait donc de la fermeture d'une centrale nucléaire ? Cela contredit exactement le principe de son indépendance.
Et la poursuite de l'exploitation de Fessenheim est conditionnée à des travaux dont l'ASN jugera de la pertinence ainsi que de l'évaluation post-Fukushima.
Rzaslawsky Je complète Rouget, l'ASN ne demandera jamais la fermeture d'une centrale nucléaire sauf si le seul élément irremplaçable, la cuve, le nécessite. L'ASN imposera des travaux pour rendre la centrale plus sure et en conséquence, l'exploitant fera les travaux ou fermera la centrale.
Sûreté : la vérité des prix n'existe pas... Dans l'extrait ci-dessous, M. Lacoste nous apprend (ou plutôt nous confirme) que vérité des prix n'existe pas souvent. Gagner un appel d'offres revient souvent à perdre de l'argent.
Il me semble que, sagissant de ce type de production, la transparence sur le prix réel de la sûreté devrait être un impératif dans un AO.
D'autant qu'un des principaux arguments des partisans du nucléaire est son prix du kWh produit.
D'où la question qui me semble se poser : pourquoi investir dans une énergie risquée et dont on ne maîtrise pas les coûts réels plutôt que dans les économies, les EnR et les réseaux intelligents ? Cette combinaison n'est pas risquée, on en connaît le coût mais bien sûr elle nécessite un changement de comportement. Je suis convaincu que sur le long terme c'est un pari gagnant.
Extrait :
Combien coûte la sûreté nucléaire ? Au vu des enjeux, le budget de l'ASN est dérisoire: 150 millions d'euros par an. Mais le véritable coût, c'est celui qui est intégré dans la fabrication et dans le fonctionnement des installations. Ce coût est extrêmement difficile à cerner. D'autant plus que le marché de la centrale nucléaire est un marché de dumping où la vérité des prix n'existe pas souvent. Gagner un appel d'offres revient souvent à perdre de l'argent.
Rationalisme Gagner un appel d'offres revient souvent à perdre de l'argent.
Les gens peuvent se tromper, mais je ne vois pas pourquoi en moyenne, ils se tromperaient sur les appel d'offre de la construction de centrales nucléaires. Ils doivent bien être gagnants quelque part...
Pour citer Lucas, un prix Nobel d'économie, Si je dois abandonner l'hypothèse de rationnalité, j'arrête l'économie
@ enr100pc Dans votre obnubilation des "coûts cachés", vous confondez coûts inconnus et appels d'offre internationaux tellement (géo)politiques et négociés tellement âprements qu'ils sont pas toujours rentables (cas parait-il classique pour l'armement).
"D'où la question qui me semble se poser : pourquoi investir dans une énergie risquée et dont on ne maîtrise pas les coûts réels plutôt que dans les économies, les EnR et les réseaux intelligents ?"
D'une part parce que la solution que vous proposez est aujourd'hui impossible. La preuve en est que aucun pays sur cette planète ne l'applique. Vos amis allemands et danois, si souvent encensés par votre camp, ont un système électrique basé sur des énergies fossiles, avec quelques % d'ENR pour se donner bonne conscience.
D'autre part parce que la solution que vous proposez est non pas plus facile à chiffrer que la solution "tout nucléaire", mais plus difficile :
Le nucléaire, c'est essentiellement une entreprise française qui achète à une autre ses réacteurs et son combustible. Cette autre entreprise se fournit en minerai dans une poignée de pays bien identifiés, bref c'est des flux d'argent et de matière simples (et bien documentés).
Tandis que pour votre solution, il s'agit d'une infinité d'acteurs (chacun d'entre nous en fait), investissant des sommes variables dans des travaux d'isolation, avec des centaines d'acteurs produisant de l'électricité ENRqui a une influence encore indéterminée sur les autres (vieillissement accéléré des moyens de productions "contrôlables" en back-up, renforcement obligatoires du réseau électrique, etc). Et si vous êtes vertueux et que vous ne vous appuyez pas sur les centrales au gaz ou au charbon pour faire fonctionner votre truc, alors vous devez investir dans des moyens de stockages, et là niveau coûts c'est le mystère total ! Ils n'existent même pas encore !!!
Cela se voit d'ailleurs assez bien avec les partisans du scénario "tout ENR" : ils sont toujours assez évasifs quand il s'agit de parler chiffres... Et quand ils en parlent, c'est rarement convainquant ! Un million d'emplois par ci, un et demi par là, lesquels, avec quel argent, dans quelles conditions ? Mystère.
<span class="Apple-style-span" style="color: #888888;">"on en connaît le coût"</span>
"En quatre siècles, le Japon a subi au moins 10 tsunamis importants avant 2011 : 1605 ; 1611 ; 1703 ; 1707 ; 1766 ; 1792 ; 1854 ; 1896 ; 1923 ; 1933.
Ils pouvaient difficilement dire que le risque d'une vague de 15, 20 ou 30 mètres n'existait pas dans les temps historiques."
Lire aussi ce que dit Pierre Henry, géophysicien au CNRS.
Donc la plate-forme de la centrale (4 réacteurs sur 6) à 8 mètres au-dessus du niveau de la mer était trop basse et mal protégée... enfin par rapport à l'histoire récente.
Evidemment après Dan1, Ncias et Bachoubouzouc on va reprocher au gang des grille-pains de chasser en meute.
Mais bon. Je rajouterais une seule remarque : "S'il y a une solution simple à un problème complexe, alors ce n'est pas une solution simple" -Umberto Eco
Acharnement thérapeutique, EDF n'a jamais fait d'acharnement thérapeutique pour le maitien en exploitation des tranches en fin de vie ce qui explique que l'ASN n'a pas eu à imposer l'arrêt définitif d'une seule tranche. Je vais citer des exemples. La centrale de CHOOZ A dans les Ardennes qui faisait une puissance de 300 MWe a été arrêtée volontairement par EDF quand le métal de la cuve a commencé à voir la température de transition fragile-ductile augmenter. Toutes les 6 tranches à uranium naturel, modérées au graphite et refroidies avec du gaz carbonique ont également été arrêtées quand l'exploitant EDF a considéré qu'elles arrivaient au terme de leur durée de vie. Bugey 1, la dernière a été arrêtée en 1994, 2 ans avant la date de fin de vie. En effet, elle était la dernière de ce type et le coût de son kWh serait devenu trop cher en raison de la nécessité de faire des investissements lourds dans l'usine de retraitement de son combustible: uranium métallique. La centrale à eau lourde des Monts d'Arrée en Bretagne était mixte, l'exploitant de la partie nucléaire était le CEA. EDF était l'exploitant de la partie conventionnelle comme sur G2 et G3 à Marcoule. Faut-il rappeler que l'exploitant a toute la responsabilité de l'exploitation de l'ouvrage et de sa sûreté? L'ASN est un organisme de sûreté compétent et indépendant que beaucoup de pays nous envient. Il lui revient de contrôler que l'exploitant exerce correctement ses responsabilités mais pas de se substituer à lui. Il s'appuie pour l'expertise technique sur les ingénieurs et médecins de l'IRSN. Le nombre de contrôles que l'autorité de sûreté fait sur une tranche est de l'ordre de 6 par an en moyenne sur tous les sujets qui l'intéressent sans pour autant que l'exploitant soit prévenu. Vous trouvez sur le site de l'ASN, tous les courriers adressés à l'exploitant après chaque inspection et vous pouvez lire les écarts observés et les demandes formulées. Vous pouvez également vous abonner gratuitement à la revue mensuelle de l'ASN qui s'appelle "Contrôles" qui reprend les contrôles exercées et le traitement d'un thème particulier.
Pour ceux qui pensent que les non-antinucléaires sont nécessairement des nucléocrates, nucléophiles acharnés et attardés dinosauriens, il n'est pas illogique d'évoquer la chasse en meute, car il est a priori prouvé que les dinosaures pouvaient chasser en meute.
La seule différence c'est qu'il s'agit alors d'une cahsse de circonstance organisée de façon improbable sans contact visuel et à travers le réseau par de gens disposant a priori de peu de moyen.
Cette technique est incontestablement moderne.
Ceci dit, je ne pense pas que nos amis antinucléaires se considèrent comme proies.
à uk et +... Article très intéressant et compréhensible ! Il en va en premier lieu, -et c'est HUMAIN-, de l'intérêt 1er, càd du court terme: tant que tout va on est preneur !
Même dans le cas d'une catastrophe on était heureux, JUSTE AVANT !
Le problème c'est que dans le cas de ''forces en jeu potentiellement sournoises'', et c'est le cas du NUC, il est judicieux d'être au minimum VIGILANT, voire PRéVOYANT !
Il est compréhensible qu'avec les retombées en terme d'emplois (+de 10% en direct, plus tous les indirects, commerces, sous-traitants, etc...), de taxes pro, etc...un village comme Fessenheim, -comme tous ceux qui ont une telle manne à leur porte-, tant qu'il n'y a PAS éVIDENCE d'UN DANGER RéEL, vont évidemment être contents et réticents à se couper de revenus et de situations acquis !
Si ça devait péter, ce serait une autre chose ! mais APRèS c'est trop tard !
Pour préserver Sureté, Sécurité, de l'emploi et Sécurité tout court, je propose une solution HYBRIDE: on arrête la ''bouilloire'' par sécurité et on valorise la partie ''aval'' !
Voir ci-dessous:
Arrêter les bouilloires nucléaires !
Ce n'est pas les Centrales NUC qu'il faut arrêter qd arrivées à l'âge limite, mais c'est la partie ''bouilloire" comme on l'appelle parfois !
- En effet, pourquoi ne pas valoriser toute la partie aval des GV (générateurs de vapeur), le circuit secondaire vers la turbine, le générateur, etc... ! Cette partie n'est généralement pas critique au niveau risques et durée de vie, même si là aussi il y a de la maintenance prédictive, préventive et curative à prévoir.
- Il suffirait donc sur les sites des ''grand-mères mises à la retraite'' de remplacer la ''bouilloire NUC + circuit primaire'' par un ''autre système de génération de vapeur'', par exemple des FlexEfficiency de GE, centrale cycle combiné gaz + vapeur de 500MW et 55% de rendement, dont la sortie vapeur alimenterait la partie aval de la tranche, càd les GV vers l'ancien circuit secondaire, la turbine, le générateur électrique, etc... (voir article dans Enerzine il y a peu)
YA+KA !
Bonnes Fêtes de fin d'année !
A+ Salutations Guydegif(91)
Guy de Gif, je vous aime bien mais je ne suis pas sûr que vous ayez visité un bâtiment réacteur. Il faut reconnaître qu'avec vigipirate ce n'est plus possible.
Mais vous pouvez faire une visite virtuelle. Et vous verrez alors la taille minuscule de la cuve du réacteur; je vois mal un CCG de même puissance à la place