Pas durable le nucléaire, sans avenir même Ah mais voila ... une pénurie mondiale d'uranium se produira dès 2015 et la production d'uranium atteindra son maximum en 2025 avant de diminuer, entraînant la diminution de la production d'électricité nucléaire.
Aucune autre technologie nucléaire ne sera disponible avant 2040.
Le prix de l'uranium a été multiplié par dix en quatre ans et le coût du combustible nucléaire prend une importance croissante dans le coût de l'électricité nucléaire qui ne sera plus du tout compétitive en 2030-2040 (selon les lieux) avec l'éolien ou le photovoltaïque pour produire de l'électricité.
Durable ? Ce n'est pas possible car les centrales sont des constructions qui ont un caractère "irréversible" (contraire au développement durable) et l'uranium est une ressource épuisable... De qui se moque t'on ?
Soyons réalistes L'abandon de l'électricité nucléaire à court et moyen terme serait une catastrophe écologique et économique.
Les faits suivants sont incontestables :
1/ il n'est pas possible de se passer d'électricité nucléaire à court et moyen terme : le nucléaire est une énergie de base (24h/24) et ne pourrait être remplacée que par la production thermique fortement émettrice de CO2 (cf. les émissions de l'Allemagne), et surement pas par de l'énergie éolienne ou solaire intermittante
3/ le nucléaire nous assure une plus grande indépendance énergétique et permet de maintenir de nombreux emplois : parce que le coût du kWh nucléaire est principalement lié aux dépenses de construction et de personnel (>90% du coût de production).
Il n'y a donc pas de filière miracle (sauf l'abstinence = négawatt), et l'optimum est dans la diversité des filières : énergies renouvelables comme nucléaire...
la parenthèse nucléaire Rappelons qu'outre le problème des déchets qui seront au mieux enfouis, se pose le problème autrement plus inquiétant du démantèlement des centrales.
L'attente de baisse de la radioactivité permettant le démantèlement du coeur du réacteur est actuellement estimé à 40 ans pour les plus optimistes et jusqu'à 75 ans voir plus pour les pessimistes.
Sans parler du coût qui est actuellement estimé au trois quart de celui de la construction dans l'état actuelle de nos ressources.
Nous verrons, d'ici une cinquantaine d'années, alors que les actionnaires des société détentrices des centrales se seront partagé les bénéfices de leur exploitation, et que le prix du baril de pétrole aura augmenté dans une mesure qu'il nous aujourd'hui impossible d'imaginer, nous saurons alors se qu'il fallait penser de la parenthèse nucléaire.
Le nucléaire est durable L'Europe se préoccupe enfin du nucléaire. C'est l'énergie du 21ième siècle (et des suivants peut-être). On n'utilise que 1% de l'uranium, les surgénérateurs peuvent l'utiliser à 100% ou passer au thorium, encore plus abondant que l'U.
Pénurie? Quelle pénurie!
Il est de plus en plus urgent d'arréter d'émettre du CO2. Même si les pays nantis peuvent accepter une diminution de leur consommation, comment faire accepter à toute la planète une part plus faible?
Il faut envisager de développer très vite l'énergie nucléaire, seule capable de remplacer les énergies fossiles, sur toute la planète.
oui au nucléaire intélligent il est clair qu'il faut limiter nos rejets en co2 au strict minimum, pour l'instant le nucléaire nous apporte une partie de la solution, mais on pourait faire encore mieux
Sachant que les 2/3 de la puissance d'un réacteur est évacué en eau chaude dans l'environnement. il serait possible en dissiminant des réacteurs de puissance modérée de récupérer une energie actuellement gaspillée pour remplacer nos chaudiéres fioul aux fins de chaufage urbain, de chauffage de serres maraîcheres et horticles et autres.
cela implique un changement des mentalités, mais il faudra dans les décénies à venir faire des choix techniques avec des avantages et inconvénients
Le nucléaire n'est ni "intelligent" ni durable Pour réduire les émissions de CO2, il faut commencer par réduire les besoins en chauffage par une très bonne isolation des bâtiments et en pratiquant l'architecture bioclimatique dans la construction.
Ensuite, il faut réduire l'usage de l'automobile qui est le principal producteur de CO2 et voir du côté de l'agriculture et de l'élevage, dont le méthane pourrait être récupéré et utilisé pour produire de l'énergie (le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2).
La diminution par la suite de la production d'uranium est connue aussi et les espoirs de certains dans d'autres techniques nucléaires n'y changeront rien. Ces générations futures arriveront bien trop tard, quand le nucléaire aura commencé de quitter la scène.
A l'évidence, l'industrie nucléaire cherche à vendre le plus possible de réacteurs avant que les décideurs, pour l'essentiel des politiques très mal informés des réalités énergétiques, ne prennent conscience de la situation.
Cout nucléaire? On parle de compétitivité de l'énergie nucléaire dans cet article mais aussi très souvent dans d'autres débats. Cependant je n'ai encore pas trouvé d'étude approfondie de l'ensemble des couts des différentes filières de production électrique. Quelqu'un aurait il des suggestions?
Etude de coût Entre autre chose, lisez le rapport Charpin de 2000 (274 pages) et le rapport n° 357 du Sénat (246 pages), c'est copieux et bien argumenté. Il y a bien d'autres d'autres publications, quand on cherche... on trouve !