Anne Lauvergeon, présidente du Directoire d'Areva, a été entendue mercredi par la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Elle a notamment affirmé souhaiter construire "un tiers" des réacteurs construits dans le monde d'ici à 2030.
A cette date, ce seront 100 à 300 réacteurs qui devraient être construits, selon ses dires. Le groupe a l'ambition de se placer en première ligne en raflant un tiers de ce marché.
Une ambition réalisable grâce aux "5 ans d'avance" sur ses concurrents que lui confère la nouvelle génération de réacteurs (EPR et Atmea).
Un tel développement ne pourra se faire sans une augmentation de capital, estime-t-elle, et "le développement de partenariats internationaux", ceci afin d'assurer 10 milliards d'euros d'investissement d'ici à 2012.
35 000 embauches devraient également être nécessaires pour répondre aux ambitions du groupes d'ici 2010-2011.
Anne Lauvergeon a en revanche écarté l'idée d'un rapprochement avec Alstom, qui ne présente pas selon elle de perpectives de synergies suffisantes. A son sens, une telle fusion entre les deux groupes menacerait le marché allemand d'Areva, et écarterait Siemens, partenaire d'Areva et concurrent d'Alstom. Il ne nous apparaît pas que cela réponde à l'ensemble de nos besoins", a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, pour la présidente d'Areva, le monde fait face à un besoin énorme d'investissement dans les réseaux électriques. "6 000 milliards d'euros d'ici 2030" devront être investis, a-t-elle avancé.