Alors que la Turquie s'apprête à lancer un appel d'offre pour la construction de centrales nucléaires, Areva s'est d'ores et déjà montré intéressée pour participer au programme.
La question du nucléaire devrait être largement abordée à Ankara aujourd'hui, à l'occasion de la visite officielle du secrétaire d'Etat français chargé du Commerce extérieur Hervé Novelli. Celui-ci doit rencontrer aujourd'hui le ministre turc de l'énergie, Himli Güler, et plaider la cause d'Areva.
"Nous allons mettre le paquet, nous accrocher pour montrer qu'il est possible de travailler en Turquie en dépit des conditions politiques difficiles", promet M.Saltarelli, responsable commercial d'Areva pour l'Europe.
Ce sont ces "conditions politiques difficiles", liées à la reconnaissance française du génocide arménien et à la question de l'adhésion de la Turquie au sein de l'Union européenne, qui auraient notamment empêché GDF d'accéder au projet de gazoduc européen Nabucco.
"Ce qui m'intéresse maintenant, c'est que l'ambitieux programme nucléaire turc soit opportun pour permettre aux entreprises françaises, et je pense ici à Areva, de retenir l'attention de nos amis turcs", a confié Hervé Novelli à la presse.
L'appel d'offre, initialement prévu pour le 21 février, a été repoussé sine die. 3 centrales nucléaires sont envisagées pour 2012, pour une capacité cumulée de 5 000 mégawatts.