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Les anciens sites miniers d'uranium français en ligne
  
Les anciens sites miniers d'uranium français en ligneL’IRSN vient de mettre sur son site internet une base de données, accessible à tous, contenant des informations sur l’historique et la situation actuelle de chacun des 210 anciens sites miniers d’uranium exploités en France métropolitaine.

L’objectif de ce programme est de mettre à la disposition des pouvoirs publics et de la population une source d’information complète sur les anciens sites miniers d’uranium. Où ces sites sont-ils situés ? Quand ont-ils été exploités et réaménagés ? Quelle quantité d’uranium ont-ils produit ? Des résidus y sont-ils stockés ? Sont-ils encore surveillés ? Voilà quelques unes des questions que l’outil interactif va pouvoir éclairer au bénéfice des internautes et des parties prenantes, dans l’esprit des recommandations récemment émises par le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire.

Accédez à cet inventaire ICI

Cette base de données a été réalisée dans le cadre du programme MIMAUSA (Mémoire et Impact des Mines d'urAniUm : Synthèse et Archives), lancé par l’IRSN en 2003 à la demande du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire.

Les anciens sites miniers d'uranium français en ligne

L’inventaire MIMAUSA a vocation à contribuer à la préservation de la mémoire du passé minier des sites concernés et à la prévention des risques qui pourraient résulter de leur reconversion. Elle doit ainsi constituer un outil de référence pour les acteurs impliqués dans la définition des programmes d’aménagement et de surveillance des zones correspondantes.


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 Publié le 29/01/2009 à 11:01 
© Enerzine.com
 
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Denlaf


Invité



le 29-01-2009 14:33:16
  Bas de page     Répondre  

Relance du nucléaire en france.
C'est une grande erreur que commet la France en favorisant la relance du nucléaire. On connaît les risques associés à ces installations:et même si les accidents graves ne sont pas très nombreux, ils causent des torts souvent irréparables à la population et à l'environnement. C'est pourquoi la France devrait déployer davantage d'efforts envers les énergies renouvelables. Il n'y a pas de résidus toxiques et la ``matière première `` est inépuisable.

bmd


Membre
depuis le 02-01-2009
le 29-01-2009 19:05:22
  Bas de page     Répondre  

@Denlaf, vous êtes plutôt naïf dans votre analyse: les ruptures de grands barrages ont provoqué la mort de centaines de milliers de personnes dans le monde et dévasté des vallées entières. Souvenez-vous, 453 morts à Malpasset, 2000 à Longarone en Italie! La fabrication des panneaux photovoltaïques relève des mêmes techniques que celles de la fabrication des composants électroniques, et génère une grande quantité de déchets toxiques qui sont très mal contrôlés. Ils finiront sans doute dans les décharges sauvages et dans les étangs, comme les vieux postes de télévision. Un livre blanc vient d'être publié à ce sujet par une association de la Silicon Valley. Quant à l'éolien, il génèrera des nuisances indirectement si son développement est très important, parce qu'il aura besoin de centrales à gaz naturel pour l'épauler.

Dan1


Invité



le 29-01-2009 19:42:36
  Bas de page     Répondre  

Grande erreur française
En effet, la France à fait une grande erreur dans les années 70 en remplaçant massivement le thermique à flamme (notamment charbon) par le nucléaire.
Depuis lors, la France a produit avec sa filière nucléaire un peu plus de 9 000 TWh d'électricité sans émissions directes de CO2, ce qui équivaut à "un manque" d'émission de 9 milliards de tonnes de CO2 par rapport à une solution charbon. Avec les centrales actuelles et sans relance, elle fera encore la même chose d'ici 2030.
Volià c'est la grande de la France qui a causé tant de torts à la population et à l'environnement.
Nonobstant, l'impérieuse nécessité de faire un effort pour les EnR en France, ne croyez vous pas  qu'il y a des pays où c'est très très nettement plus urgent ? 

benkebab


Membre
depuis le 08-05-2008
le 30-01-2009 09:25:53
  Bas de page     Répondre  

(à la rédaction: Je n'ai pas vu de news Enerzine à ce sujet donc je me permets d'en parler:)

France 3 va diffuser dans son émission Pièce à Conviction (Mercredi 11/02 à 20h30, et sans pub!) un sujet choc sur la gestion des 210 mines d'uranium françaises de 1945 à 2001.

L'enquête présentée retrace la gestion des déchets, l'état actuel des mines, et s'interroge sur le lien entre les organismes de contrôle et les acteurs du nucléaire.

Areva, dont le porte parole est sensé intervenir dans l'émission, a décidé de saisir le CSA car il juge que le reportage est "contraire à la déontologie".

C'est ce qui m'a mis la puce à l'oreille et j'attends ce reportage avec impatience!

Plus d'infos ici

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 30-01-2009 10:09:27
  Bas de page     Répondre  

A dan1
Sur les émissions de CO2, nous en avons déjà discuté et il est assez inexact de dire que le nucléaire n'en émet pas, même si vous n'aimez pas l'étude dont nous avons déjà débattu, la conclusion montre de manière assez claire que le nucléaire produit davantage de CO2 que les énergies renouvelables, et même que le solaire (plus "polluant" des ENR)... Avons-nous, en France, comptabilisé le dégagement CO2 issu de l'exploitation de ces 210mines d'uranium? L'étude des dégagements CO2 des énormes mines du Niger sont contrôlées par qui?

ja


Membre
depuis le 19-09-2008
le 30-01-2009 10:47:34
  Bas de page     Répondre  

Tant que l'electricité est pas chère
On s'en fou des mines d'uranium du niger et de ce qui s'y passe, AREVA ce grand philanthrope dirigé par de grands humanistes doit tout faire pour empécher la contamination liée à ces mines. En plus tant que nous occidentaux payons l'électricité pas chère pourquoi s'en soucier. C'est pas comme ces EnR qui coutent des milliards aux petits français sans le sous et qui engraissent le lobby germano-danois. Jetons nous des chiffres à la tête comme on sait si bien le faire ici pour se donner une sorte de caution.  Pauvre de nous!

bmd


Membre
depuis le 02-01-2009
le 30-01-2009 13:49:56
  Bas de page     Répondre  

@renewable, la filière nucléaire émet du CO2 pour la bonne raison que l'exploitation minière, la construction des centrales et leur démantèlement demande l'intervention de machines qui utilisent des combustibles fossiles. Il en est de même pour toutes les filières énergétiques, y compris l'éolien. Mais ces émissions de CO2 doivent s'apprécier par kWh d'électricité produite. Il existe des dizaines de rapports à ce sujet.Vous pouvez consulter à ce propos les travaux récents de l'Institut Paul Scherrer, ou du laboratoire OEKO en Allemagne, qui ont fait des analyses complètes de cycle de vie pour toutes les filières( c'est-à-dire de la mine au démantèlement). Les estimations pour le nucléaire français vont de 5 à 20 g/kWh. Elles sont de 30 pour le nucléaire allemand.Pourquoi plus qu'en France?Parce que l'on utilise des machines électriques, et qu'en Allemagne l'électricité est majoritairement produite par des combustibles fossiles. On trouve des valeurs de 40 à 100 g selon l'importance de l'insolation pour le solaire PV( environ 100 par conséquent en Allemagne), parce que le silicium est fabriqué par des procédés métallurgiques. L'éolien allemand, c'est environ 30. Mais on ne devrait considérer l'éolien tout seul, puisqu'il ne peut délivrer d'électricité que de manière très irrégullière et doit donc être assisté par d'autres centrales, qui sont en Allemagne des centrales à combustibles fossiles. Il faut donc lui attribuer une certaine proportion des émissions de ces centrales.
Quant au rapport sur les émissions de CO2 du nucléaire auquel vous faites allusion, je suppose que vous faites allusion au rapport de Storm et Smith. Si c'est celui-là, je l'ai eu entre les mains! L'avez vous lu? Aucun scientifique, à moins d'être payé pour cela, ou d'être un antinucléaire militant que  sa passion égare, ne peut accepter ce rapport, et quand on juxtapose ses évaluations à la variété des autres évaluations, on voit qu'elles sortent complètement de l'épure!
La seule énergie renouvelable qui puisse lutter avec le nucléaire pour les émissions de CO2, c'est l'hydroélectricité, à l'exception de l'hydroélectricité produite à partir de réservoirs où s'accumulent de grandes quantités de débris végétaux, dont la fermentation produit du méthane.

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 30-01-2009 19:26:01
  Bas de page     Répondre  

A bmd
Les estimations de ce rapport voir http://www.nature.com/climate/2008/0810 … 008.99.pdf (qui analyse une centaine d'études dont celle de storm et smith vous avez raison) fait état d'une moyenne de 66g de CO2/kwh nucléaire, susceptible d'évoluer fortement à la hausse suivant les gisements mis en service pour répondre à une hausse de la demande en uranium. D'autre part l'éolien terrestre est à 10g de CO2 et c'est l'off shore qui est à 30g...Quand au solaire il est à 30g en moyenne également! Mais vous avez raison sur le fond, l'Allemagne n'est pas le meilleur exemple, tant pour le vent (pas terrible là bas, faveur de charge du parc allemand de 14% contre 23%) que du solaire (900heures en moyenne contre 1100en France), mais on fait avec ce que l'on a!
Pour l'hydro, seuls les très grands barrages rivalisent avec les autres ENR, le petit reste (très) relativement gourmand (question d'échelle).

Dan1


Invité



le 31-01-2009 11:32:01
  Bas de page     Répondre  

Etudes
L'étude que vous citez, n'est pas une étude, c'est un article. Depuis quand peut faire des moyennes d'études très disparates comme le fait Benjamin Sovacool ? ces 66 g, ne sont pas des grammes scientifiques mais des grammes médiatiques.  
L'étude Storm Smith pose des hypothèse qui corrèle le CO2 à la teneur des gisements. c'est assez scabreux et peut être contre-productif. Si on s'oriente massivement vers des gisements à très basse teneur, ça peut encore être défendable. en revanche, si on met en exploitation des gisements du type Cigar Lake, c'est la catastrophe, les émissions de CO2 s'effondre en dessous du grammes. Quand est-ce que Cigar Lake devrait entrer en exploitation ?
Storm et Smith auraient été bien avisés de transposer leur méthode aux mines de charbon et lignite pour voir le CO2 (ACV) supplémentaire du à ce type de filière. je rappelle que les émissions du charbon sont tellement énorme à la combustion que l'on ne parle jamais du cycle amont et aval contrairement au nucléaire. Mais c'est bien connu, le charbon n'intéresse pas l'écologie, il se développe, c'est tout.

Max de chine


Invité



le 31-01-2009 18:31:34
  Bas de page     Répondre  

Geothermal
Le nucleaire est une methode qui n'est pas la pire des solutions alternatives au probleme de la crise du petrole et des rejets de CO2. Pour certains projets d'extraction du Brute dans sable du Nord du Canada on fait deja des plans pour les energies folles necessaire a ce travail de titan ! Le Nucleaire semble la plus plausible et cela dans une perspective d'un brute au dela des 100 USD le baril !! C'est en effet de la folie utilise du nucleaire pour allez chercher des energies fossiles, mais c'est helas la tendance des 10 prochaines annees.. Ceci dit L'eolien, le solaire c'est sympa mais se ne sont pas des solutions industrielles 100% capables de faire la releve des centrales a combustibles.. il faut une technologie beaucoup plus costaud et encore plus propre, je pense que le meilleur systeme est le geothermal, puiser de l'eau chaude pour faire tourner des grosses turbines c'est une methode qui repond a tous les parametres necessaires a nos attentes... 
      

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 31-01-2009 19:33:42
  Bas de page     Répondre  

A Dan1 :
ne vous en déplaise, si mon lien est bien un article, il se réfère à une véritable étude comparative, dans laquelle l'étude storm&smith qui vous dérange tant n'est qu'une parmi 100...
Et n'oublions pas que l'extraction n'est qu'une fraction (importante, certes) du total CO2 du nucléaire, le retraitement, l'exploitation, la construction, l'enfouissement des déchets, leur surveillance (même si cette surveillance devrait être epsilonnesque, le fait qu'elle s'exerce sur des milliers d'années peut lui valoir d'être comptabilisée)...sont tout autant à prendre en compte. Pour rappel, la construction représente entre 10 et 30% du total suivant les rapports et je me rappelle également d'un contributeur qui vous avez posé la question de savoir si le tonnage de béton estimé pour une centrale n'était pas quelque peu sous-estimé, non?

Dan1


Invité



le 31-01-2009 19:54:49
  Bas de page     Répondre  

Qu'est-ce qu'une étude ?
je maintiens qu'un article de 2 pages faisant référence à une étude de benjamin Socacool... n'est pas une étude mais un article, fût-il écrit par :
<font face="MinionPro-It" size="2">Kurt Kleiner qui se définit comme "freelance science writer" et même si cet article est publié par nature.</font>
<font face="MinionPro-It" size="2">Avec Benjamin Sovacool ce n'est pas mieux, et il faut aller jusqu'à l'étude de Storm et Smith pour trouver une étude argumentée bien que très orientée.</font>
<font face="MinionPro-It" size="2">J'ai déjà longuement débattu de tout cela dans l'article : "L'EPR de Flamanville coûtera 20% de plus que prévu" publié le 04 décembre 2008.</font>
<font face="MinionPro-It" size="2">Pour ce qui est du béton, il est pris en compte dans l'étude de l'université de Louvain et malgré cela , on n'arrive pas à 10 grammes de CO2 (ACV) par kWh. D'autre part, l'étude Storm Smith prend en compte des durées de vie de centrale assez courte (30 ans me semble-t-il) et si on prolonge leur vie au-delà de 40 ans on perd des grammes de CO2. Pour ceux qui veulent télécharger l'étude complète (partie A à H), je redonne le lien.</font>
<font face="MinionPro-It" size="2">http://www.stormsmith.nl/</font>
<font size="2">Question : avec la méthode de <font face="Trebuchet MS">Jan Willem Storm van Leeuwen and Philip Smith, à combien se monte les émissions de CO2 de la mine de Cigar Lake ?</font></font>

Dan1


Invité



le 31-01-2009 20:40:02
  Bas de page     Répondre  

Etude béton
Puisque vous m'avez posé une question sur le béton, je me permets de refaire un parallèle que j'avez déjà fait pour l'éolien. Si on considère que les 58 réacteurs français totalisant 63 GW ont chacun nécessité 1 million de tonnes de béton (environ 430 000 m3), il aura été coulé 58 millions de tonnes de béton pour produire 420 TWh/an pendant 40 ans au moins soit 16 800 TWh.
Pour faire la même chose avec l'éolien, il faut au moins 3 fois plus de GW installés, soit 189 GW. Si on compte environ 300 m3 de fondation par MW installé (soit 700 tonnes, il faut au total 132 millions de tonnes de béton pour une production d'une durée garantie de 20 ans. Il faut espérer qu'au bout de 20 ans on puisse faire un "repowering" en utilisant le même socle, sinon, il faut remettre quelques millions de tonnes de béton.
Malgré cela, selon l'ACV de la VESTAS V82, l'énergie grise est "remboursée" en 7,2 mois et au final on a 6,59 g de CO2/kWh.
Je ne suis donc pas inquiet pour le nucléaire, dès que le réacteur aura commencé à produire massivement avec un facteur de charge de plus de 80 %, pour le béton cela devrait être une affaire de mois et de quelques grammes, pas plus.   

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 01-02-2009 00:06:28
  Bas de page     Répondre  

A Dan1 : L'étude de l'université de Louvain minimise largement ce que vous avez le mérite de reconnaitre pour la construction béton. Quand à l'éolien, la part béton représente la quasi totalité de ses émissions CO2 contrairement au nucléaire ou l'extraction est le poste le plus important connu devant la construction de la centrale en elle-même et l'enfouissement/stockage/surveillance/démantèlement qui sont bien plus approximativement connus.

Le nucléaire n'en reste pas moins très peu émetteur de CO2, là-dessus nous sommes d'accord. Mais je maintient que le nucléaire reste davantage émetteur de CO2 que la plupart des ENR et surtout TRÈS loin du discours trompeur sur l'équation nucléaire=0 CO2.

lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 01-02-2009 15:31:18
  Bas de page     Répondre  

Le béton et le co2
Je trouve ce débat surprenant. Lorsqu'un barrage est construit ou une centrale thermique ou nucléaire ou éolienne, la production de béton se fait pendant la construction et non après. Il faut donc comptabiliser la production de CO2 à ce moment là et d'ailleurs, c'est ce qui est fait car la cimenterie et les granulats déclarent leur production de l'année. Répartir cette production de CO2 au kWh produit par la suite non seulement n'a aucun sens mais revient à le compter 2 fois. Ensuite l'éolienne ne produit plus de CO2 et la centrale nucléaire n'en produit pas non plus. En revanche, pour cette dernière la production du CO2 de la fabrication du combustible et son retraitement peut être rapporté au kWh mais là aussi ne le comptons pas 2 fois et sachons que la fabrication du combustible utilise essentiellement de l'électricité nucléaire donc non émettrice. Arrêtons un débat surréaliste de 0, 20, 40, 60 g de CO2 par kWh. C'est de toute façon très faible et les économies d'émissions ne sont pas là.

Dan1


Invité



le 01-02-2009 21:48:56
  Bas de page     Répondre  

Co2 et acv
Bien d'accord avec vous lion, mais je ne crois pas que le CO2 du nucléaire soit vraiment un débat, c'est plutôt un combat. En effet, le but de toutes ces études est de priver le nucléaire de l'un de ses avantages les plus évidents en ce moment.
Bien évidemment, ce débat-combat est en grande partie vide de sens pour la France qui ne construit pas de centrale et place quelques réacteurs en plus. L'essentiel de l'énergie grise a déjà été dépensée et probablement pas comptabilisée parce que dans les années 70 et 80, on ne faisait pas beaucoup d'ACV et qu'on ne mesurait pas beaucoup les rejets.
S'agissant de la comptabilité, c'est sûr que le CO2 de la fabrication du ciment sera comptabilisée dans l'usine qui le produit (voir à ce sujet la base de données de l'IREP INERIS au lien suivant :    http://www.pollutionsindustrielles.ecol … ccueil.php )
Cela n'empêche pas de le faire apparaître dans l'ACV du nucléaire ou on examine une filière. Cependant, il faut aussi adapter l'ACV au contexte français et notamment à sa filière d'enrichissement du combustible qui tourne au nucléaire aussi avec Tricastin.
L'étude Storm Smith ne donne pas un résultat applicable à la France, elle définie une méthode. Pour le cas français, il serait bien que l'on ait un résultat clair.
De toute façon, pour le climat, ce qui s'est passé dans les années 70 et 80 n'a qu'un intérêt historique, ce qu'il faut c'est émettre beaucoup moins à partir de maintenant. Et là pour la production d'électricité, ce n'est pas en France que l'on va trouver la solution, alors pour le CO2 regardons aillleurs.

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 02-02-2009 19:13:33
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A Lion et Dan1:
D'accord avec vous, les quantités de CO2 dont nous parlons ici sont faibles, le débat porte simplement sur l'affirmation trompeuse du nucléaire sans CO2. Il en est de même pour toute autre forme de production d'énergie, essayer de faire croire comme AREVA tente de la faire (et EDF au passage), que la production nucléaire est "propre" est scandaleux dans la mesure ou cela n'est pas vrai mais surtout que cela donne un faux sentiment de tranquillité, ou l'on se dit : "laissons les autres faire les efforts sur les ENR et les économies d'énergie, nous sommes déjà suffisamment en avance". Cela nuit au développement des ENR et surtout à la réduction de la consommation, très difficile avec un mix ausi favorable au nucléaire.
Ne nous méprenons pas, je n'ai nullement la prétention d'essayer de faire croire que l'on peut se passer du nucléaire à court terme ni même à moyen terme. Mais nous pouvons déjà commencer à réduire la part de cette énergie dans notre mix, de manière à être plus indépendants vis-à-vis des pays producteurs d'uranium, d'être moins encombrés par nos surplus (que l'on brade à nos voisins et qui les conduit à compter la dessus au détriment des économies d'énergie et des ENR...) et surtout de limiter le futur problème du post production nucléaire...
60% de nucléaire dans notre mix en 2030, chiche?

Dan1


Invité



le 02-02-2009 20:16:21
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Chiche
60 % de nucléaire dans la production électrique en 2030 en France sans augmenter les émission de CO2 de la production électrique, chiche, mais il faut voir comment.
Prenons le bilan 2008 de RTE en production nette. Sur 549,1 TWh, 418,3 TWh l'ont été à partir du nucléaire, soit 76,2 %. Pour atteindre 60 %, il y a de multiples voies, je vous en proposent :
On réduit la production nucléaire à 329,5 TWh, en maintenant la production toatle à son niveau actuel. Il faut donc trouver 219,6 TWh d'autre chose.
On maintient la production nucléaire à son niveau actuel et on augmente la production totale d'électricité à 697 TWh. Il faut trouver 278,7 TWh d'autre chose.
Bien sûr on peut aussi jouer Négawatt à fond, mais si on se loupe, on devient hyper dépendant du gaz.
Ceci n'a qu'un seul but, montrer qu'il faut se méfier des raisonnements en relatif qui cache la valeur absolue et inversement. c'est ainsi que dans le monde, les EnR sont en fortes progression en capacité installée (MW ou GW) et en progression en absolu, mais elles ont tendance à régresser en relatif face à l'explosion de la consommation globale.
Un cas très parlant est l'Inde et l'hydroélectricité :
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan … ;langue=fr
L'inde passe de plus 40 % en dans les années 70 à moins de 20 % aujourd'hui. Le nucléaire est aussi en réduction relative. Et qu'est-ce qui augmente énormément en absolu et en relatif depuis 30 ans ? Le charbon !
Conclusion : il est possible que nous réussissions à ramener le nucléaire à 60 % du mix français... reste à savoir comment !  

bmd


Membre
depuis le 02-01-2009
le 25-02-2009 18:50:25
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A Renewable, le document que vous citez me paraît peu fiable: le rapport de Storm et Smith, à cause des graves truquages méthodologiques qu'il contient (faire des extrapolations en log-log par exemple, procédé bien connu pour abuser le lecteur candide), aurait dû en être exclu. Avoir fait des moyennes à partir de données dont une partie est manifestement fausse n'est pas rassurant. D'autre part, un certain nombre des cas pris en compte concernent des pays où les méthodes d'enrichissement sont très coûteuses en énergie, Etats-Unis en particulier. Le développement de l'ultracentrifugation va abaisser considérablement ces dépenses (en France, cela va permettre de récupérer environ 2,5 GW de puissance nucléaire dans un ou deux ans!).
Quant au solaire PV, prendre une moyenne de situations me paraît inapproprié, car la production des panneaux varie beaucoup en fonction de l'insolation locale et de l'orientation des panneaux. Les valeurs que je connais vont de 40 g/kWh à 200 g/kWh! Il faut en fait regarder pays par pays, et pondérer par la production des différents pays. Je doute que l'Allemagne, étant donné son faible ensoleillement, soit à 30 g/kWh! Vous devriez plutôt regarder les travaux de l'Institut Paul Scherrer, en Suisse (pays neutre) qui, me semble-t-il, a fait un travail plus sérieux.

J'observe qu'en ce domaine comme dans d'autres, beaucoup  d'"études" qui ont été commanditées par les mouvements antinucléaires ont été établies sur des bases très peu rigoureuses. C'est ainsi que le rapport de Storm et Smith a été utilisé sur Internet pour faire circuler la rumeur que le nucléaire produisait en réalité 300 gCO2/kWh électrique produit, soit presqu'autant qu'une centrale à gaz à cycle combiné ( ce qui n'est d'ailleurs pas vrai non plus, une CGCC en produit plutôt 4 à 500, selon les conditions d'utilisation). Le plus drôle, c'est que même S et S ne prétendent pas cela: ils disent (à tort selon moi) qu'on y arrivera un jour si l'on utilise des minerais à teneur en uranium très faible! Et des rapports comme çà, il y en a des tonnes, depuis celui de J.Large sur l'EPR, ou le rapport TORCH sur Tchernobyl.

C'est une méthode de Jihad, qui est peut-être utile pour convaincre des gens peu informés (la chair à canon en quelque sorte), mais cela crée finalement du tort aux mouvements antinucléaires. Quelle confiance leur accorder en effet, s'ils sont aussi manipulateurs dans d'autres domaines que dans celui-ci?

Dan1


Invité



le 25-02-2009 19:12:31
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Etude d'étude
Pour BMD :
Si vous avez le temps de le faire ou si vous avez déjà analysé les fondements des contenus en CO2 du nucléaire de l'étude de <font face="TrebuchetMS" size="1">Jan Willem Storm van Leeuwen (dite STORM-SMITH), il serait intéressant que vous donniez votre avis sur l'une des hypothèses retenues dans la partie F (disponible au lien ci-dessous).</font>
http://www.stormsmith.nl/report20071013/partF.pdf
A la page 31, on trouve l'approche N° 1 qui prend pour hypothèse de calcul de l'étude Inpout/Output, la valeur d'un réacteur nucléaire neuf de 1000 MW en 2000 (voir page 9). Or cette valeur est 6,5 dollards par We soit 6,5 milliards de dollars pour un réacteur de 1 GW. Si on extrapole cela à un EPR de 1,6 GW, il coûterait 10,4 milliards de dollars ou 8 milliards d'Euros à parité 1,3. En 2008 avec 2 % d'augmentation par an (+ 19,5 %, il coûterait 9,5 milliards ! Finalement à 3 ou 5 millliards c'est donné.
Voilà avec quelles hypothèses on trouve des contenus en CO2 énormes. Si on divise par 3, on commence à s'approcher de la vérité... même s'il faut moduler en fonction du pays.

pierrotb


Membre
depuis le 06-10-2008
le 25-02-2009 20:55:35
  Bas de page     Répondre  

A BMD et briard
Simple ajout au débat: est ce quelqu'un a déja réalisé un bilan de gaz à effet de serre d'une usine. Mois oui c'est une de mes activités d'ailleurs. Vous avez les immobilisations : le béton et l'acier qui entre pour 2 à 3% peut etre. Mais vous avez le déplacement du personnel pour aller travailler, vous avez les déplacements des prestataires pour l'entretien. Vous avez les conso de papier, des consommables qu'il faut fabriquer à partir de matières premières non renouvelables qui ont elles même un bilan CO2. Vous avez l'électrification interne. Et puis surtout vous avez le fret des matières entrantes et sortantes. Et dans ce dernier "poste" on creve le plafond. Je sais bien qu'une centrale n'est pas une usine de fabrication de bien mais combien de personnes y travaillent? Bien des ustensiles et pompes sont à usage unique. Quel est le fret associé? Quel sont les émissions des travaux en fin de vie? Quel est le bilan CO2 de la construction des infrastructures de stockage des déchets? Quels sont les déplacements dus aux controles pendant des milliers d'années. Je crois que le bilan CO2 du kwh, pour etre vraiment comparé, à celui d'une éolienne doit etre comparé à la lueur de ceci. Et encore ceci n'est que le paramètre GES!

pierrotb


Membre
depuis le 06-10-2008
le 25-02-2009 21:03:44
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Je voulais dire Dan1 et bmd lors du dernier message... Autre chose, Dan1 la différence entre une centrale et une éolienne c'est qu'une éolienne dans 20 ans vous pouvez recycler ses métaux et elle n'aura absolument pas besoin de béton contrairement à ce que vous suggérez. Alors qu'une centrale au bout de 30 ou 40 ans il faut la démanteler et là les problèmes commencent...

Briard


Invité



le 25-02-2009 21:50:09
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Déplacements ,controles ,etc ...
L'énergie future pour tout les déplacements et controles qui se feront dans l'avenir avec les véhicules électriques, sera issue de l'électricité produite par l'énergie Nucléaire et EnR .De même , la majorité  des gigantesques quantités de matière à traiter pour faire des milliards de photopiles et des centaines de milliers d'éoliennes à travers le monde sera majoritairement issue de l'énergie Nucléaire et en partie des EnR . Les véhicules du futur seront électriques (batteries et pac à l'hydrogene) .L'électricité sera issue du Nucléaire et des EnR , et permettra de produire l'hydrogene des "PAC" et le rechargement des batteries performantes du futur (genre Li-FE-PO4)et probablement mieux encore .Et les anciennes centrales nucléaires seront remplacées par des nouvelles centrales plus performantes encore et plus rentables qui dans l'hypothèse la moins favorables contriburaient à financer le démantellement des anciennes si dans l'absurde les provisions des précédentes s'étaient avérées insuffisantes  mais ça ne sera probablement pas le cas car c'est l'hypothèse malveillante des antinucléaires . Enfin les productions des bétons et aciers et autres matières dans le futur se feront quand on abandonnera les énergies fossiles , avec l'énergie Nucléaire et en partie les EnR . Le Nucléaire avec les réacteurs VHTR (réacteurs à trés hautes températures) de quatrième génération produira la chaleur direct nécéssaire pour faire des ciments et bétons et produire et traiter les métaux dont nous auront besoins dans le futur . Ce n'est pas du tout de l'utopie , c'est le futur énergétique ,technologique et industriel de notre réalité avenir, même si ça horrifie et horrifira encore tous les antinucléaires .L'avenir sera Nucléaire-EnR !!!!!

Dan1


Invité



le 25-02-2009 22:29:52
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Méthodes
Quelle que soit la méthode utilisée pour calculer le CO2, ça n'explique pas pourquoi on prend comme donnée d'entrée des prix manifestement farfelus, sachant que tout est en proportion. Jusqu'à preuve du contraire un  réacteur nucléaire ne vaut pas 9 milliards d'Euros en 2009. Pour que l'étude Storm-Smith soit crédible dans ses résultats, il faudrait qu'elle soit passée au crible point par point avec des données fiables. 

pierrotb


Membre
depuis le 06-10-2008
le 26-02-2009 15:49:02
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Mr briard
Lancez votre parti "l'avenir sera nucléaire ENR" . Mais je ne pense pas que pour beaucoup, les nouvelles générations vous suivent.

 
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