2005 année record de hausse des gaz à effet de serre

Selon les données fournies par le secrétariat de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), les émissions globales de gaz à effet de serre ont connu une hausse record en 2005.

Cette augmentation, mesurée uniquement pour les 36 pays membres du protocole de Kyoto soumis aux contraintes de réduction, est attribuée à la fois à une croissance continue des "pays hautement industrialisés", ainsi qu’à celle, retrouvée, des anciens pays du bloc de l’Est.

D’un point de vue sectoriel, c’est le transport qui a connu l’augmentation la plus forte.

Les signataires du protocole de Kyoto sont censés réduire leurs émissions de 5% entre 2008 et 2012 par rapport au niveau de 1990. Parmi eux, seuls 36 pays industrialisés dits de l’annexe 1 sont tenus de respecter leurs engagements.

Parmi ces pays, seuls 4 ont rempli jusqu’à ce jour leurs engagements de réduction : l’Allemagne  (-18,4%), le Royaume-Uni (-14,8%), la Suède (-7,3%) et la France (-1,9%)

Mais Kyoto compte aussi de mauvais élèves, comme l’Espagne, (+53%), le Portugal (+42,8%), le Canada (+25%) ou l’Irlande (+26%)

Malgré cette hausse relative du niveau général, l’ONU note que le niveau de 2005 était de 3 à 5 % sous celui de l’année de référence, 1990. L’organisation mondiale a donc bon espoir de faire respecter les 11% de réduction en 2012 prévus par le protocole.

Mais cette diminution générale après 1990 est principalement imputable aux anciens pays du bloc de l’Est, qui ont fermé leurs usines et leurs centrales électriques après la chute du bloc.

 "Ce qui est positif, admet néanmoins M.Boer, secrétaire exécutif de la CCNUCC, c’est que les parties au protocole de Kyoto ont pris leurs engagements très au sérieux en mettant en place des politiques et des infrastructures susceptibles de répondre aux attentes du protocole, y compris des registres comptables et des systèmes nationaux de mesure des émissions. "

"Le système d’échange international de quotas d’émission peut être renforcé dès l’année prochaine", espère-t-il.

En 2006, les systèmes de quotas ont donné lieu à des échanges s’élevant à 30 milliards de dollars, principalement au sein de l’UE.

A deux semaines de l’ouverture du processus de Bali, M.Boer a plaidé pour la mise en place de nouveaux outils tels que la taxe carbone, et d’autre options politiques.

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