|
Participer vous aussi à ce forum
ATTENTION, vous devez préalablement vous inscrire et être connecté
Vous avez la possibilité de laisser un commentaire dans notre forum de discussion afin d'éclaicir et d'enrichir l'article publié ci-dessus.
N'hésitez pas à nous signaler toutes formes d'abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour pouvoir le supprimer rapidement. Nous vous demanderons d'indiquer le motif de l'abus, ainsi qu'une courte explication ...
Pour pouvoir commenter, donner votre vote à un commentaire ou signaler un abus, vous devez préalablement vous enregistrer. Merci de vous connecter ici avec vos identifiants. Si vous n'êtes pas enregistré, inscrivez vous ici.
|
Réagissez à ce commentaire
Signaler un abus
Ceux qui prétendent qu?une éolienne que l?on intègre au réseau permet d?économiser 456g de CO2 par KWh produit (le taux de référence d?émission pour une TGV) oublient que nous sommes dans une situation évolutive en matière de consommation d?électricité.
L?adjonction d?une éolienne ne permet la substitution partielle d?une TGV que dans un contexte statique (non-évolutif). La Belgique importe, bon an mal an, 9% de ses besoins ; c?est dire que la capacité des vecteurs de production est saturée. Or le taux d?augmentation de la consommation observé les dernières années est de 2%.
Voyons maintenant ce qui en résulte sur le plan de la politique d?insertion d?usines éoliennes.
La consommation belge est d?environ 85TWh/an, l?augmentation est donc de 1700GWh/an, ce qui correspond à peu près à la production, intermittente, de 97 éoliennes de 2MW, soutenues par leurs 97TGV de back-up, qui elles, seront sous-utilisées car ne fonctionnant que pendant 6760 heures d?une année qui en compte 8760. Il convient de remarquer que 97TGV de 2MW auraient suffi à assurer l?augmentation de la consommation précitée. A remarquer également qu?une TGV de 2MW a le même prix (2millions d?euros) qu?une éolienne de 2MW. Mais la TGV a une production quatre fois aussi grande ! Voyons maintenant l?aspect pollution. Les 97 TGV toutes seules sont responsables d?un taux d?émission de 456g CO2/KWh. Alors que le couple éolienne-TGV fonctionne moyennant une émission de 6760/8760x456 = 352g CO2/KWh.
Toute éolienne est donc co-émettrice de 352gCO2/KWh, alors que la moyenne belge, tous vecteurs confondus, est de 303gCO2/KWh ! Osons le dire : voilà du renouvelable qui ne fait qu?augmenter la pollution !
A remarquer encore une fois que la solution 97éoliennes + 97TGV coûte deux fois aussi cher que 97 TGV toutes seules. Mais on pourrait nous rétorquer que dans notre calcul de vecteurs de production pour faire face à l?augmentation de la consommation, on sous-utilise les TGV quand elles travaillent en couple avec les éoliennes. C?est vrai mais on ne peut faire autrement. Si les 97TGV de régulation se mettaient à produire tout le temps, il y aurait évidemment surproduction, ce qui n?était pas le but recherché.
Admettons maintenant (c?est très discutable) que le back-up TGV des éoliennes puisse être considéré comme collectif et que l?on veut maximiser le nombre d?éoliennes (soit disant pour minimiser la pollution) pour faire face à l?augmentation de la demande. La règle de trois nous apprend qu?il faudra alors 79 éoliennes de 2MW produisant 4GWh chacune et 79 TGV de 2MW produisant 17,52GWh chacune, pour totaliser les 1700GWh d?augmentation de la demande. Il en résulte une émission de 371gCO2/KWh. Examinons maintenant les trois solutions prémentionnées pour faire face à l?augmentation de la demande (1700GWh/an), eu égard à la pollution et au coût, afin d?en déduire un indicateur de coût-efficacité. Les deux inputs (coût, pollution) sont à minimiser, l?output (production) est à maximiser. Comme l?output est le même (1700GWh) les inputs sont donc à minimiser. Vu la similitude d?ordre de grandeur de ces inputs il n?est donc pas interdit de les additionner pour avoir un indicateur de performance globale. Cette approche, compensatoire, implique que l?on attache la même importance à la pollution qu?au coût et qu?un moindre coût peut « compenser » une plus grande pollution (on est supposé être indifférent entre un gramme de CO2/KWh en moins et un euro de coût en plus).
Un petit calcul nous montre alors que la meilleure solution est clairement celle qui n?implique pas d?éoliennes. Cette solution reste stable même si on attache 60% d?importance à la non-pollution et seulement 40% au coût. Inutile d?ajouter que cela permettrait également d?éviter la déstructuration de nos magnifiques paysages par cette déplorable intrusion d?usines éoliennes.