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L'Allemagne une Nation écolo-nucléaire malgré elle
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Article publié le 27/09/2007 à 10:31 par Raymond Bonnaterre
 
Les centrales électriques nucléaires sont des paquebots au long cours, qui n’aiment guère les changements de régimes, et qui peuvent être d’une grande fiabilité.
Les puissances installées des deux sources de courant sont très voisines :
  • 20 303 MW pour le vieux nucléaire qui compte 17 réacteurs (la Germanie est, encore, le quatrième producteur d’énergie nucléaire au monde après les USA, la France et le Japon)
  • 21 283 MW pour le jeune éolien qui compte 19 000 turbines, environ.

"C’est mega bien" me direz-vous ! "Donc c’est mega kif-kif" !
"Que nenni ma chère", vous rétorquerai-je, tout de go !

Les 17 réacteurs, promis à un démantèlement imminent, ont en l’an 2005, généré, 154,6 TWh. Ceci représente un rendement moyen annuel des centrales nucléaires germaines de 87%. Pas mal pour des mémés. Elles ont assuré 31% de l’énergie électrique de leur pays. Bien.

Et nos 19 000 turbines éoliennes, dont on parle tant, elles ont du faire un résultat brillant ! Jugez en : elles ont généré 37,5 TWh avec un rendement moyen de 20 %. L’électricité éolienne Allemande a assuré, en moyenne, 6% de l’énergie électrique du pays.

Voilà la dure réalité. L’électricité éolienne ne pourra jamais remplacer seule les centrales électronucléaires allemandes. Il faudra faire appel au charbon ou au gaz. A une tranche de puissance éolienne, il faudra associer la même puissance thermique (gaz ou charbon). La première fonctionnera 20% du temps, la seconde 80%, le tout en moyenne dans l’année.

Rappelons que l’Allemagne est le quatrième consommateur de charbon au monde après la Chine, les USA et l’Inde. C’est aussi le quatrième, ex aequo avec le Royaume Uni, consommateur de gaz naturel après les USA, la Russie et l’Iran (Source: World Energy Council 2007).

Ses émissions de CO2 se sont accrues en 2006.

Angela a demandé d’élaborer une stratégie pour réduire les émissions allemandes de CO2 de 3% par an. C’est mal parti. Les cours des droits d’émission de CO2 européens ont de beaux jours devant eux.

Alors quand la France vient expliquer tout ça à Angela, elle tord le nez. Elle sait bien qu’elle a signé un accord stupide de bannissement à terme du nucléaire, qui la lie avec la gauche verte allemande.

Tout cela repousse à plus tard la définition d’une politique énergétique européenne éclairée et cohérente, dans laquelle l'énergie electro-nucléaire aura sa part. C’est bien dommage.

 
>L'Allemagne une Nation écolo-nucléaire malgré elle

 
Il n'y a que les pronucléaires, comme M. Bonnaterre, pour penser à "remplacer la production nucléaire par celle des énergies renouvelables". C'est tout simplement impossible... et STUPIDE.
Le nucléaire, c'est la gabegie, la surconsommation, le gaspillage (sans parler des cats, des déchets, de la prolifération, de l'accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi). Essayer de faire avec les renouvelables les même inepties qu'avec le nucléaire est un non-sens.
Il faut avant tout réduire considérablement la consommation d'énergie des pays riches (les plus gaspilleurs).
A partir de là, on peut à la fois sortir du nucléaire ET lutter contre le réchauffement climatique.
Se situer comme les pronucoléaires dans le cadre de la hausse continue de la consommation est irresponsable, et même criminel.
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Mon cher antinuke

Bien sûr que nos descendants devront se serrer la ceinture, mais la question est la suivante: de combien de crans?

Ce n'est pas moi qui veut substituer l'énergie éolienne à l'énergie électronucléaire. Ce sont les adeptes de la "paix verte" qui nous citent l'exemple de l'Allemagne, comme un véritable parangon de vertu. Je montre simplement, avec des chiffres objectifs, que la sortie du nucléaire de l'Allemagne ne sera pas possible sans accroître ses émissions de CO2.

Elle est donc face à un dilemne. To be nuke or not to be?

Pour moi, la réponse est évidente: elle va conserver et même accroître ses productions nucléaires, ou bien les sous-traiter à ses voisins européens, ce qui est la même chose, vous en conviendrez.

Il y a d'autre part, aussi, un problème de simple honnêteté qui se pose. On utilise l'éolien subventionné (et l'éthanol du côté des USA) pour se dispenser de l'élaboration d'une vraie politique de l'énergie du futur qui ne peut être constituée que d'un mix de solutions, dont une part d'électronucléaire.

C'est sûr, le problème est complexe,il doit être abordé sous toutes ses faces. Quand à la passion, elle n'est pas toujours bonne conseillère.
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 Raymond Bonnaterre - Bordeaux
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Je m'intéresse aux problèmes qui concernent les ressources énergétiques de la planète et aux conséquences en termes de coûts et de fiabilité des approvisionnements.