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Par contre c'est absolument n'importe quoi que de lire que : "Les variétés génétiquement modifiées de plusieurs cultures désormais utilisées pour les agrocarburants (comme le maïs, le soja, le colza) ont rencontré de fortes oppositions quant à leur utilisation pour l?alimentaire, particulièrement en Europe. (...)le problème relatif aux OGM est bien réel et ne devrait pas être remis en cause. L?introduction de cultures d?OGM dans les pays du Sud a eu un impact considérable sur les techniques agricoles, les droits humains et l?environnement."
La seule chose qui est vraie dans ce paragraphe c'est celle faisant état des réticences rencontrées en Europe à propos des plantes génétiquement modifiées. Oser déduire de ces difficultés que "les problèmes sont bien réels" (en ne distinguant même pas entre les plantes : le maïs n'est pas le colza par exemple) est absolument mensonger. Ce paragraphe tient de la manipulation pure et simple. Il n'y a aucun problème réel, scientifiquement fondé, avec la culture du maîs génétiquement modifié actuellement autorisé en Europe, au contraire ! Si problème il y a il est intégralement politique car les biotechnologies ont été prises en otage de débats de société qui ne les concernent pas.
Alors de grace, parlons des biocarburants de façon rationnelle et laissons les prêcheurs de l'apocalypse en dehors de ces questions. Je poste de façon séparée un article présentant les données factuelles sur la culture du maïs transgénique (la seule aujourd'hui autorisée en France et en Europe)
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Je suis en assez d'accord avec l'article, sauf sur la phrase :
"ont rencontré de fortes oppositions quant à leur utilisation pour l'alimentaire".
Il m'aurait semblé plus judicieux de dire :
"ont rencontré, par endroits, des oppositions, parfois avec usage de la force"
En effet, comment mesurer une opposition alors qu'aucun grand débat public n'est ouvert?
D'un côté on a le silence du à l'absence d'un tel débat (et le secret de ceux qui en profitent) et de l'autre le bruit de ceux qui s'auto-proclament les détenteurs de la vérité et se permettent l'emploi de la violence au nom de leur vérité.
Dans ces conditions le citoyen lambda a beaucoup de mal à se faire une opinion :
- s'il avance un argument à connotation scientifique il se fait souvent rembarrer par des scientifiques souvent condescendants, voire arrogants
- et s'il avance un argument politique il subit soit les foudres de ceux qui confondent passion et raison, soit, au mieux, le mépris des politiques.
Cette difficulté existe aussi dans le non débat sur l'usage du nucléaire civil en cette période d'affolement climatique.
En définitive, ce que je commence à comprendre c'est que:
si l'on n'est pas un scientifique d'un bon niveau,
ou si l'on n'est pas un politique d'un rang suffisant
ou si on n'est pas un écologiste adhérant à un parti vert
alors le droit à l'opinion devient un combat quasiment perdu d'avance.
Pour ma part je ne dirai pas que l'article visé pratique "l'amalgame grossier" mais plutôt "la confusion", en laissant à son auteur, sans doute emporté par sa passion, le bénéfice de la bonne foi.
Le débat ouvert aux citoyens aura d'autant plus de chance d'avoir lieu si les différents protagonistes ne se constituent pas préalablement en place fortes, en ce domaine nous ne sommes pas dans un conflit social où chaque partie doit, préalablement à la discussion, conforter les rapports de force à son avantage.