Consommable crue ou cruite, mais surtout utilisée comme fertilisant, sa belle couleur verte tendre ne peut pas laisser supposer qu'elle pousse particulièrement vite et bien sur les milieux côtiers pollués par des rejets organiques ; elle semble en effet se plaire particulièrement en compagnie des composés soufrés et nitrés qui résultent de leur décomposition.
C'est dans le but supprimer facilement les mauvaises odeurs et relancer l'oxygénation des zones polluées que les chercheurs Danois ont commencé à s'intéresser à Ulva Lactuca. La course aux biocarburants aidant, les Danois ont exploré les entrailles de la laitue et ont constaté que cette algue était plus riche que le blé en sucres, matière première requise pour la synthèse de l'éthanol.
Le Danemark possédant plus de côtes que de champs cultivables et la production de blé n'étant pas à priori son point fort, le calcul prospectif a été vite fait. D'autant que cette laitue décidément très sympathique a la faculté de doubler son poids tous les trois jours, produisant un biomasse considérable sans apport d'eau.
L’intérêt est évident. Selon les calculs danois alors que, poussée au maximum, la production de céréales ne dépasse pas dix tonnes à l’hectare, il serait possible, d’atteindre entre 200 à 500 tonnes avec la laitue de mer. Pour son éventuelle future propre production, le Danemark envisage une potentialité de 80 à 100 tonnes. Cette salade, qui est une grande algue (comme le kelp par exemple) et non pas une microalgue, vient donc focaliser un peu plus l'intérêt des chercheurs sur le biocarburant issu des énergies de la mer, visiblement plus avantageux à produire que le biocarburant terrestre autant d'un point de vue environnemental qu'économique.
Des organisations écologiques s'inquiètent déjà cependant de la futurs exploitation de cette biomasse ; elles mettent l'accent sur le fait que cette biomasse ne devra pas être transférée au seul profit des humains, mais qu'il faudra savoir préserver ce qu'elle est naturellement, c'est-à-dire un aliment pour de nombreuses espèces marines et le garant de la biodiversité du milieu marin.
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votre article est vraiment très intéressant, comme beaucoup d'articles sur Enerzine.
Mais, serait il possible d'après vos sources, d'avoir une estimation des coûts de productions d'une telle solution et ainsi de déterminer sa compétitivité face au pétrole.
Je vous fais cette remarque qui est valable à chaque fois que l'on parle biocarburants.
Car bien qu'étant résolument pour les biocarburants de seconde géneration, je sais aussi que cela ne se fera pas si il n'y a pas de retour sur investissement.
Et comme je n'ai pas envie d'attendre un baril à 150$...
Cordialement.
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Comme visible dans d'autres articles du même auteur ou autres comme R.Trégouet, la biomasse marine, que ce soit algues du type Ulva Lactuca ou micro-algues mérite toute l'attention des autorités et industriels ainsi que qq subsides du gouvernement.
En effet, hormis un rendement estimé plus lipidique que du colza ou tournesol par ex (x 30!!), donc meilleur rendement en biodiesel, elle présente l'intérêt d'une photosynthèse donc conversion de CO2 en O2, en soutien de nos forêts en partie supprimées, plus élimination de substances organiques, nitrates par ex, dans certaines de nos baies bretonnes... Faut évidemment prévoir des moyens mécanisés de collecte (bateaux équipés comme moissonneuses), voire culture idem fermes aquacoles.... pour contrôler l'emprise. Peut de plus constituer 1 piste de reconversion pour certains pêcheurs. Faut évidemment sélectionner les plus intéressantes des micro-algues et algues... Bon courage aux LVO, Ifremer et autres pionniers...
A+ Salutations Guydegif(91)