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Brèves de Blog ... energétiques (Janvier)
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Article publié le 23/01/2008 à 11:03 par Caderange
 
La politique "Poutine" de reprise du controle des matières premières et de l'énergie dans le pays d'où elles proviennent se repand partout dans le monde. Ainsi en est il chez un voisin de la Russie, le Kazahkstan, dont la capitale, Astana, est devenu plus connu depuis l'élimination du kazahk Vinokourov pour dopage du dernier Tour de France alosr que c'était le nom de son équipe.

Le Kazahkstan jouxte le Mer Caspienne en Asie Centrale et possède dans ses eaux territoriales le megagisement pétrolier de Kashagan, la derniere et seule découverte d'un gisement d' une telle taille depuis celui de Prudhoe Bay en Alaska en... 1968 ! Une preuve supplémentaire, s'il en fallait une, de la difficulté à renouveler notre stock de gisements. Le dit gisement s'avère, par contre, très difficile à exploiter de par la conjugaison de 3 difficultés importantes qui s'y trouvent combinées, une zone géographique difficile d'accés dans une mer gelée six mois par an, un brut très soufré, corrosif pour les tuyauteries et qui sera de ce fait dévalué en prix sur le marché par rapport à des bruts plus facilement valorisables, et finalement la présence de gaz à haute pression emprisonné dans le brut qui se traduira par des incidents d'exploitation couteux sur les infrastructures d'extraction.

Pour toutes ces raisons, l'évaluation et la mise en production du gisement, confiée au moins expérimenté des partenaires pétroliers, l'italien ENI, a pris beaucoup de retard et a vu son budget prévisionnel s'enfler considérablement. Au grand dam du gouvernement Kazahk qui a fini par s' énerver et par poser un ultimatum au conglomérat des pétroliers dans le projet sur le delai de mise en production, sur le cout du développement et finalement sur la part du gisement qui reviendrait à l'Etat Kazahk par l'intermédiaire de sa structure d'état Kasmunaigas.

L'accord entre les partenaires vient d'être signé par tous les pétroliers à Astana le week end dernier. Kasmunaigas passe ainsi de 8.3 à 16.6% de part de propriétés du champ moyennant 1.8 millions de dollars pour une valeur double, les autres pétroliers ENI, Total, ExxonMobil et Shell voient leur part réduite à 18.5%. L'Etat Kazahk reçoit 300 millions de dollars et voit ses royalties revues à la hausse et anticipées avant même que les pétroliers aient couverts leur dépenses ! Une bonne affaire pour le pays et une mauvaise pour ceux qui ne disposent pas de ressources pétrolières comme l' Union Européenne.

Car, que nous le voulions ou non, nous sommes dépendants de la bonne fortune des compagnies pétrolières - que nous n'aimons pas-, et c'est nous qui payerons les surcouts que leurs imposent les pays producteurs.

Pour mémoire, l'action du Vénézuela de Hugo Chavez qui a su récupérer également une part des droits de propriétés des gisements vénézuéliens et qui en distribue les revenus à son peuple mais aussi aux peuples des pays voisins moins bien pourvus en pétrole que lui, à des prix cassés.

Même problème avec l'Argentine qui a réussi à faire céder les compagnies pétrolières internationales, l'espagnol YPF, le brésilien Petrobras et l'americain ExxonMobil pour ramener le prix à la pompe au niveau du 31octobre dernier en contrepartie de la reprise de leurs exportations.Quant à Shell qui refuse de se plier à la baisse des prix à la pompe demandée,et détient 19pct du marché des carburants, il serait sanctionné par une lourde hypothéque sur sa raffinerie pour pouvoir continuer à poursuivre ses activités exportatrices.

Par étonnant que dans ce climat du "garder ses réserves pour soi", le prix du baril sur le marché international ne cesse d'augmenter.Nous devrons malheureusement nous y habituer, quel que soit le volontarisme affiché de nos propres dirigeants...

Le gazoduc sous la Baltique, comme je vous l'avais annoncé en différentes occasions et dernièrement par un message du 27 septembre continue à prendre du retard. Son démarrage est prévu maintenant pour 2011 et son cout est monté de 5 à 8 milliards d'euros. Ses 27.5 milliards de M3 de gaz sont pourtant essentiel à l'approvisionnement de l'Europe dont les besoins sont prévus augmenter de plus de 30pct d'ici 2015, toutes choses égales par ailleurs, c'est à dire avec l'arret progressif des centrales nucléaires allemandes et leur remplacement par du gaz.

Dans la photovoltaïque cette fois,signalons que le plus grand centre européen d'éclatement de fruits et légumes, le centre Saint Charles International à Perpignan, vient de décider d'installer sur les toits de ses batiments 70 000M2 de panneaux photovoltaïques qui devraient produire 11 megawatts de puissance électrique. L'investissement est de l'ordre de 55 millions d'euros. Pas de problèmes de rentabilité puisque, comme vous le savez, le prix de reprise du courant par EDF, imposé par l'Etat, offre une rentabilité sur le long terme particulièrement intéréssante (5 à 7 ans de retour sur l'investissement) !. Ce sont 3000 tonnes d'émissions de CO2 par an que cette installation va permettre d'éliminer.

Seul regret, c'est une société suisse de panneaux photovoltaïques qui a repéré les 80 000M2 de surfaces disponibles du Centre Saint Charles International. Dommage

 

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