Comment ? Tout simplement en accélérant la croissance de certaines microalgues marines par un fertilisant à base de fer dissous. Cette idée, qui peut paraître à première vue farfelue, a suffisamment intrigué, entre autres, la très sérieuse revue Science pour qu'elle décide d'aller y regarder de plus près.
En réalité, ce concept a été inventé, il y a une vingtaine d'années, par John Martin, océanographe et directeur du Moss Landing Marine Labs. Il aurait été parmi les premiers à découvrir que le fer était un élément trace augmentant de façon substantielle la photosynthèse dans la plupart des océans du globe. Cette découverte rapprochée d'un procédé déjà connu sous le nom de Pompe Biologique (Biogical Pump) appelée aussi "pompe à carbones" consistant dans la capture par les microalgues (ou phytoplancton) au fond des océans de 80 % du CO2 contenu à la surface du globe, est à l'origine du concept O.I.F.
Seule ombre au tableau : il a fallu mille milliards d'années (un billion donc!) à la pompe biologique pour capturer les 80% de CO2 en question. D'où l'idée de stimuler la capture par l'ajout de fer dissous qui accélère la croissance des microalgues.
Les américains y croient dur comme fer (si on peut dire), et commencent à monter, sur le papier fort heureusement, de véritables usines à gaz de comptabilité de permis de produire du CO2 en vue d'une capture future par les micro algues boostées au fer dissous. Une société s'est même constituée, Climos, qui pourrait faire profession d'aider les industriels à enfouir dans les profondeurs océanes le CO2 qu'ils produisent en surnombre.
Mais il y a un petit problème : cette idée d'injecter du fer dissous dans le fond des mers, même sous forme d'engrais marin, ne plaît guère aux défenseurs de l'environnement et aux autorités fédérales qui réclament aujourd'hui des études d'impacts approfondies sur la flore et la faune sous marine sous avant toute poursuite de ce projet. Sage précaution !
Article : Francis Rousseau
Sources : Science / Alternative Energy News
Photo : microalgues de méditérannée dont Chaetoceros
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Sans doute que l'idée vient d'un gros industriel qui a le monopole du fer et qui voit en cela le moyen de se faire des roubiniolles en or...
Le but c'est de réduire et non pas de chercher à le planquer quelque part au risque de déséquilibrer un autre éco-systéme !
Même sans sortir de la botte de Jupenterre, il est pourtant simple de comprendre que si l'on développe certaines algues, cela risque de devenir irréversible. Il y a déjà suffisament d'exemple de région de France ou de Navarre qui sont envahies d'algues !
A moins que l'on arrête de tuer les animaux et que l'on se serve de ces algues pour en tirer des valeurs protéiques afin de nourrir la planète, ce serait bien le seul avantage.
Mais il faudrait que cela soit mûrement réfléchit et la condition synéquanone. Les algues contre le bétail...J'en connais qui ne vont pas apprécier...