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Pétrole Vénézuélien : Bras de fer ou compromis ?
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Article publié le 13/02/2008 à 12:35 par Caderange
 
Depuis l'arrivée de Hugo Chavez à la tête du Vénézuela, c'est la guerre entre les sociétés pétrolières et l'Etat Vénézuélien qui a été le premier à vouloir revoir les conditions d'exploitation de son pétrole en sa faveur.

Rappellons que le Vénézuéla est le sixième exportateur mondial, membre de l'Opep, et qu'il dispose avec la ceinture de l'Orénoque de reserves considérables de pétrole extra lourd très difficile à exploiter et pour lequel la technologie des multinationales pétrolières est indispensable pour le valoriser.

De longues et difficiles discussions avec la compagnie nationale vénézuélienne des pétroles, la PDVSA, s'en sont suivis pendant des mois au terme desquelles certaines des majors impliquées ont capitulées, préférant passer sous les fourches caudines de PDVSA et de Hugo Chavez que de perdre tout accès au brut vénézuélien. En clair leurs actifs, souvent considérables, ont été nationalisés avec des compensations mineures. Il s'agissait du français Total, du Britannique BP, de l'américain ChevronTexaco et du norvégien Statoil qui ont du ainsi céder quasi gracieusement la moitié de leurs actifs à PDVSA ainsi que la direction des projets dans lesquels ils étaient engagés.

Seules deux compagnies américaines, ConocoPhillips et ExxonMobil préférèrent quitter le pays en y perdant tous leurs actifs et ce dernier attaquer même PDVSA devant les instances judiciaires internationales.

Le premier résultat de cette action judiciaire vient de tomber avec la décision de la Haute Cour de Londres, sur demande d'arbitrage international d'ExxonMobil, de geler pas moins de 12 milliards de dollars d'actifs appartenant à PDVSA dans le monde! Une sanction record à laquelle va s'ajouter celle des tribunaux des Pays Bas, des Antilles néerlandaises et du tribunal de New York pour 300 millions. Une décisions qui va sans doute générer la fureur de Hugo Chavez et susciter de férices diatribes, géner considérablement PDVSA et rappeller qu'il existe un droit international. Un rappel qui n'est peut être pas inutile dans un monde ou les spoliations autoritaires sont devenues monnaies courantes. Les 12 milliards de dollars d'actifs bloqués ne représentent quand même qu'une vingtaine de pour cent de la totalité des actifs de PDVSA en déhors de son pays d'origine.

Ce blocage de ses actifs va obliger PDVSA à négocier avec ExxonMobil une indemnisation sur les actifs nationalisés au Vénézuéla. Par contre il est évident que la société américaine ne pourra plus participer à la mise en exploitation de champs pétroliers nouveaux dans ce pays à l'avenir.

En parallèle l'attitude de coopération de Total s'est traduit par une compensation longuement négociés pour les actifs du français nationalisés qui s'est monté à 834 millions de dollars sous forme de brut à liver en 2008/2009. Seul l'avenir dira quelle approche est la meilleure, celle du bras de fer ou de la négociation. Encore faudrait il pour cela pouvoir disposer de la valeur respective des actifs nationalisés et bien sur de la transaction finale entre PDVSA et ExxonMobil. La différence entre les actifs de PDVSA gelés(12.3 milliards de dollars) et la compensation obtenue par Total (832 Millions) est néanmoins considérable.

Une chose est sure. Total y a gagné le droit de participer à la mise en exploitation d'une partie nouvelle des réserves de la ceinture de l'Orénoque sur le bloc "Junin 10" alors qu'ExxonMobil ne remettra pas les pieds de longtemps au Vénézuéla ...

 

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