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Captage / Séquestration du CO2 : Très très couteux ...
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Article publié le 06/03/2008 à 12:20 par Caderange
 
Comme vous avez pu vous en rendre compte dans mon message du 1er mars, pour être acceptable écologiquement, l'utilisation du charbon pour produire de l'électricité passe obligatoirement par des dépollutions de différents types: la désulfuration pour éliminer le SO2, gaz sulfureux, produit à partir du soufre contenu dans le charbon lors de sa combustion,la dénitrification pour éliminer les oxydes d'azote(NOx) et le dépoussiérage pour enlever les poussières de charbon dans les fumées. Tout ceci coute cher mais fait appel à des techniques connues et maitrisées.

Ce qui ne l'est pas par contre, c'est la captation du CO2, gaz carbonique résultant de la combustion du charbon et présent là aussi dans les fumées. Et une fois capté, sa séquestration sous terre.Les techniques utilisables pour réaliser la séparation du CO2 des fumées émises consistent soit à une postcombustion qui effectue cette séparation après la combustion dans l'air du charbon ou en une précombustion qui consiste à réaliser cette combustion à l'oxygène pur ce qui a pour avantage, en supprimant l'azote de l'air, d'accroitre considérablement la teneur en CO2 dans les fumées et donc de réduire le coût de la captation du CO2.

Or lors des journées Panorama 2008 de l'Institut Français du pétrole ( www.ifp.fr ), on ne peut pas dire que l'avancement des travaux des scientifiques sur ce problème de la captation du CO2 suivi de sa séquestration dans des réservoirs souterrains ne nous a pas impressionné. Le programme européen CASTOR qui teste in situ dans la centrale d'Ejberg au Danemark la post combustion et qui doit se terminer fin 2008 ne semble pas avoir identifié, ce qui était son but, des moyens de diviser le cout de ce captage par 2 pour le ramener aux alentours de 20 dollars la tonne de CO2 évitée.

EDF qui exploite un parc de centrales dites "à flamme" pour prendre en charge les pics de demande, juge que le charbon est un combustible attractif pour de nouvelles centrales de pointe car compétitif dans la tranche d'utilisation des installations de 3000 à 5000hrs/an, facile à stocker,et raisonnablement souple d'utilisation. Par contre il faut passer à des centrales dites supercritiques pour que le rendement devienne acceptable aux alentours de 45% contre 38% pour les centrales à charbon actuelles. Ce sont d'ailleurs des centrales de ce type qui sont en cours d'installation en Chine.

Le captage du CO2 le plus abouti serait la précombustion, mais d'après eux la technique n'est pas au point pour l'instant et coute les yeux de la tête. Le cout d'un centrale supercritique de 1000MW est de 1 milliards pour la centrale sans captage et double à 2 milliards pour une centrale équipe d'un captage de CO2. Quant au rendement global de l'installation, du fait de l'énergie nécessaire pour régénérer le solvant de dissolution du CO2 et pour faire fonctionner le processus de captage, il baisse en gros de 45 à 35% ! Un quart du charbon utilisé sert donc uniquement à capter le CO2 émis.

Quant à la séquestration du CO2, elle en est encore aux balbutiements avec des couts mal identifiés pour l'instant qui viendront s'ajouter aux 40 euros de cout de captation de la tonne de CO2. Notons que la tonne de CO2 achetée sur le marché vaut actuellement 25 €/Tonne. Le calendrier de la Commission de Bruxelles pour l'introduction du Captage/Séquestration du CO2 en Europe est que toutes les installations nouvelles soient "capture ready" ou "prêtes à la mise en place de la capture" en 2010, que les techniques retenues pour les deux opérations soient disponibles vers 2015 et qu'elles soient introduites sous forme d'obligation en 2020.

Apparemment, nous en sommes encore très loin.

 
 
La première centrale électrique au charbon captant et stockant le CO2 sera bientôt opérationnelle. Ce sont nos amis Canadiens qui vont largement devancer tous les industriels du secteur énergétique.

Alors qu?en France, EDF et Alstom développent un pilote de captage d?une petite partie du CO2 produit par l?unité 4 de production du Havre, l?unité 3 de la centrale de Boundary Dam va capter et stocker 95% de sa production de CO2 !

Mais si le Havre 4 est une unité de 600 MWé, Boundary Dam revendique seulement une puissance de 110 MW. C'est tout de même un changement d?échelle considérable, le passage au stade industriel sur une unité de production existante.

C?est au prix d?une rénovation totale de la tranche, d?un montant de 876 M? dont 240 M? sont apportés par la Région. Pour un unité de 110MW, c?est un investissement colossal !

Belle preuve de confiance en l?avenir et le développement durable pour SaskPower, petite compagnie régionale d?électricité.

Le procédé est basé sur l?adsorption du CO2 par des amines. Après épuration et déshydratation, le gaz est liquéfié afin d?être acheminé par « carboduc ».

Il sera finalement utilisé pour doper l?extraction pétrolière en vue de la fabrication d?huile.

Une trentaine de projets de ce type sont attendus dans le monde très prochainement
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Le captage de CO2 c?est maintenant

La première centrale électrique au charbon captant et stockant le CO2 sera bientôt opérationnelle. Ce sont nos amis Canadiens qui vont largement devancer tous les industriels du secteur énergétique.

Alors qu'en France, EDF et Alstom développent un pilote de captage d'une petite partie du CO2 produit par l'unité 4 de production du Havre, l'unité 3 de la centrale de Boundary Dam va capter et stocker 95% de sa production de CO2 !

Il y a encore du chemin à faire pour passer des 100 MW de Bounduary aux 600 MW du Havre 4! Mais c'est déjà un changement d?échelle considérable, le passage au stade industriel sur une unité de production existante.

C'est au prix d'une rénovation totale de la tranche, d'un montant de 876 Millions d'euros dont 240 sont apportés par la Région. Pour un unité de 110MW, c'est un investissement colossal !

Belle preuve de confiance en l?avenir et le développement durable pour SaskPower, petite compagnie régionale d?électricité.

Le procédé est basé sur l'adsorption du CO2 par des amines. Après épuration et déshydratation, le gaz est liquéfié afin d?être acheminé par « carboduc ».

Il sera finalement utilisé pour doper l'extraction pétrolière en vue de la fabrication d'huile.

Une trentaine de projets de ce type sont attendus dans le monde très prochainement.
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