L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Bien vu ! Voilà une expérience qui a du sens: dédier en priorité un carburant 100% produit en renouvelable et local pour les transports en commun.
Ce type d'initiative a une triple efficacité: 1-les transports en commun ont une bien meilleure efficacité énergétique que la voiture, 2-l'énergie consommée est renouvelable, donc bilan CO2 meilleur que carburant fossile 3-elle est produite localement, donc à un coût indépendant des fluctuations du prix du baril.
Espérons que cette expérience aboutira à un modèle économique développable à grande échelle en France. Cela va sûrement créé une émulation chez le concurrent Keolis, tant mieux.
Je serais curieux par ailleurs de savoir où en est la sncf sur ses expérimentations de biocarburants, qui vont dans le même sens, celui de l'alternative "transports en commun propres".
Le choix du carburant est par contre tout à fait contestable . Pourquoi ne pas choisir du biogaz ou même du diesel produit à partir de colza?
Les rendements sont bien meilleurs et contrairement au bioethanol dont la production est notoirement énergivore , la consommation énergétique pour produire ces ces deux derniers biocarburants est raisonnable .
Le biogaz provient des déchets et le tourteau de colza (une fois pressé pour en extraire l'huile) peut aussi servir à alimenter le bétail. Le bioéthanol s'il n'est pas produit à partir de déchets ou de résidus forestiers ne devrait pas avoir le statut de biocarburant .
De décembre 1987 à novembre 1989 quatre bus diesel Cet article ne dit pas la vérité. Ce n'est pas la première fois qu'un bus en France roule à l'alcool. Dés le début du siécle dernier des essais sont entrepris par l'encêtre de la RATP. Dans les années 1970 des bus rouleront encore avec du carburant ternaire où un tier de ce carburant sera de l'alcool. Puis en 1987,quatre bus Diesel de l'agglomération de Tours parcourent 380.000 km alimentés à
l'éthanol entre 1987 et 1989. Cette derniére expérience et ces essais grandeur nature sont couronnés de succès à une époque où l'on
pensait que rouler à l'alcool pouvait encore attendre. Pourtant, quelques-uns comme Charles REVET en Seine Maritime ou Jean ROYER à Tour n'attende pas.
C'est ce dernier qui est donc à l'initiative de ces essais. Avant l'engouement sur les énergies renouvelables, il est en charge d'une commission sur des biocarburants à l'Assemblée Nationale. Président de la SEMITRAT (Société d'Économie Mixte des Transports de l'Agglométation Tourangelle) il est
un fervent partisan des sources d'énergies alternatives, de la protection de l'environnement et
de la lutte contre la pollution, notamment urbaine. Persuadé de l'intérêt macro-économique de
l'éthanol, qui permet d'assurer des débouchés à la production agricole tout en créant des sousproduits
pour l'industrie agroalimentaire animale, de créer des emplois et d'éviter la mise en jachère des terres agricoles, M. Jean Royer a voulu que dans un premier temps, une expérience soit faite en France pour montrer que techniquement il était possible de faire fonctionner des moteurs de forte cylindrée à l'éthanol.
En juin 1987, il décide d'organiser un colloque à Tours sur « L'Avenir et le Développement du Moteur bioéthanol ». À cette époque la SEMITRAT établit un cahier des charges, spécifiant les types de véhicules pouvant être transformés, les caractéristiques des moteurs, les conditions auxquelles doivent souscrire les véhicules transformés (autonomie, performances,
fiabilité) et les conditions de contrôle, garantie et réception. Deux techniques s'offrent au
choix des dirigeants :
1. Les moteurs à allumage commandé ou à explosion : bien adaptés pour utiliser l'éthanol
pur sans additif grâce à son indice d'octane élevé. Mais il n'existe pas de moteur
tournant à bas régime et de forte cylindrée de ce type. La transformation d'un moteur
diesel en moteur à allumage commandé et sa mise au point pouvaient être longues,
difficiles et coûteuses.
2. Les moteurs diesel ou à combustion interne : l'adaptation de ces moteurs pour utiliser
l'éthanol est rapide, simple et peu coûteuse ; de plus, une PME, de la région Centre,
Moteurgaro, a mis au point le fonctionnement du moteur diesel utilisant l'éthanol comme carburant en y adjoignant un additif, l' « Avocet », afin de lui conférer un indice de pseudocétane suffisant pour le fonctionnement en moteur diesel.
Par ailleurs, dans cette technique, la transformation inverse de ces moteurs est également
possible à peu de frais, ce qui n'est pas le cas pour la technique précédente.
L'ensemble de ces considérations conduit la SEMITRAT à choisir la deuxième technique qui de plus offre l'avantage de pouvoir être réalisée dans un délai rapide fixé par M. Jean Royer.
Lien vers thése sur les biocarburants Le lien que j'ai mis pour consulter ma thése en ligne n'est pas valable, en voilà le véritable:http://www.univ-rouen.fr/servlet/com.un … p;LANGUE=0 <span style="font-family: Tahoma; font-size: 13px;">LEGAY Armand
Docteur en Sociologie </span>