Alors que la critique enfle à l'encontre des biocarburants, le Brésil nie que la culture d'éthanol puisse participer à la flambée des cours mondiaux des denrées alimentaires.
"Aujourd'hui, il y a plus de gens qui mangent", a plaidé le président Lula lors d'une visite d'Etat aux Pays-Bas, expliquant la hausse des prix par la croissance démographique mondiale. Il a appelé "le monde entier (à) produire plus" afin de répondre aux besoins croissants de la population.
Lula a par ailleurs évoqué "l'intensification des disussions sur les biocarburants" afin de répondre à la demande des pays riches.
Pour l'association de l'industrie brésilienne de la canne à sucre, seul 1% des terres arables du Brésil sont consacrées à la production d'éthanol, ce qui n'entrave pas le développement des cultures alimentaires. Selon elle, le pays est devenu ces dernières années l'un des premiers exportateurs de viande de boeuf, de poulet, de soja et de jus d'orange.