ça passe avec 10% ? Qu'en est-il des pièces, joints ou autres qui sont en contact avec le carburant à 90% essence std + 10% éthanol ? J'avais cru comprendre que chez nous le SP95_NL avec plus d'éthanol que les 5 ou 6% std posait pb aux véhicules de plus de 10 ans....
En clair qu'en est-il de ce nouveau carburant Shell pour des véhicules de plus de 10 ans qui jusqu'à ce jour fonctionnent bien à notre SP95 du moment?
Faudrait que IFP_rebaptisé peut-être (selon souhait de NS) en IFNC (pour Institut Français Nouveaux Carburants) nous fasse un topo là-dessus afin que les constructeurs et utilisateurs puissent se préparer....
A+ Salutations Guydegif(91)
Jusqu'à 15% d'éthanol sans aucun problème. 10% n'est pas le maximum sécuritaire qu'on peut ajouter aux essences qu'on retrouve actuellement sur le marché, on peut sans risque aller jusqu'à 15% d'éthanol qu'il soit cellulosique ou non (peu importe la matière première le produit final, l'éthanol, sera le même). De plus, l'éthanol mélangé à l'essence remplace certains additifs qui émettent des molécules qui sont en fait des GES, donc dommageables pour l'environnement en plus d'accentuer le réchauffement climatique. Autre gain, non-négligeable, on réduit les émissions de CO2 et de CO. Dans plusieurs pays, particulièrement aux U.S.A., on produit de l'éthanol à partìr de la part alimentaire du maïs et on le fait de façon intensive dans 21 États, ça c'est la mauvaise façon de procéder. L'éthanol est intéressant, côté environnemental, seulement si on l'obtient à partir de la part non-commestible des plantes; maïs, canne à sucre, paille, etc. . Lorsqu'on cultive le maïs uniquement pour produire de l'éthanol, au final il n'y a pas de gain énergétique. Quand le maïs est utilisé pour l'alimentation, celà est acceptable, mais quand c'est pour remplacer le pétrole c'est aberrant. Imaginez, il faut investir plus d'énergie dans le procédé de production d'éthanol à partir du maïs qu'on ne pourra en récupérer à la fin.Pour des articles sur les énergies renouvelables je suggère .over-blog.com précédé de denis-laforme . Une foule de sujets tels les économies d'énergie, le climat, le réchauffement climatique et même les cycles glaciaires-interglaciaires.
[ pour denlaf ] Dites-moi comment l'humus des sols peut se reconstituer si vous les privez de cellulose à digérer et métaboliser ?
Vous pensez comme ces gens-là que l'humus est de la "déco" et que nos sols peuvent s'en passer ? La dégradation des sols est pourtant un des pires signaux d'alarme que nous envoie la nature sur les conséquences de nos délires. On a stigmatisé les africains pour la technique du "brûli" et le déboisement. Eux, le font pour survivre.
Nous n'avons pas cette excuse. Pour mémoire on ne fabrique pas d'humus avec des engrais "pétroliers".
Quand nous cultiverons nos plantes à agrocarburants sur des sols minéralisés, nous verrons si les rendements suivent.
Encore une fois : à petite échelle c'est anodin. A grande échelle, c'est la "cata" assurée... Si je me trompe qu'on m'explique.
Pour marcob12 Il n'est pas question de cultiver exclusivement pour recueillir la cellulose de la plante. On s'est mal compris. Lorsqu'on cultive pour obtenir des produits nécessaire pour la consommation humaine ou animale, on profite de l'occasion pour tout recycler :résidu de plants de maïs, de conne à sucre ou paille. Dans mon propos, il n'a jamais été question de cultiver pour produire de l'éthanol cellulosique, il s'agissait plutôt de profiter des résidus autrement inutilisés; ce n'est pas celà qui va empêcher le sol de se régénérer.
Pour l'humus il y a les sous culture et les engrai En ce qui concerne l'humus, pour compenser les pertes effectives par le retrait de la biomasse, dans le cas des plantes hautes tels que maïs et autres, il y a les sous cultures - trefles etc... - qui en plus ramènent une bonne vie des sols. Dans les autres cas, il y a les engrais verts qui eux aussi améliorent grandement les sols.....................
[ pour marcob12 ] Les actuelles cultures de maïs ne produisent pas d'humus : tout est fauché a ras du sol et ensilé. Il en est de même des autres céréales. Donc, votre argument ne tient pas. Il y a longtemps que les agriculteurs n'enfouissent plus les chaumes, ou bien peu ; il y a longtemps qu'ils nous dégradent nos sols.
Après la récolte, le cultivateur devrait y fait pousser un engrais vert, ce qui se fait, d'ailleurs, ainsi que le dit Tartempion.
Mon argument tient car je ne comparais pas l'agriculture contemporaine "ubuesque" avec des pratiques agricoles visant à la fabrication de carburants "cellulosique" qui le seraient tout autant. Je faisais allusion aux conséquences d'un filière agrocarburants cellulosique sur les sols par comparaison avec une des seules filières concevable dans la durée à savoir la filière "biogaz" ou le reliquat solide de la méthanisation (qui contient l'essentiel des minéraux et encore du carbone et qui a "meilleur valeur que le compost" selon JP Berlan de l'INRA) est rétrocédé au sol. Par ailleurs on ne fauche pas au raz du sol (à quelques centimètres) et toute la masse racinaire (et la faune associée) sont restituées au sol. Ce n'est pas suffisant, clairement mais associé au compost issus de la méthanisation améliorerait la situation (en rendant notre agriculture bien plus indépendante sur le plan énergétique). De l'humus j'en fabrique depuis des années, je pense savoir de quoi je parle... L'engrais vert est sympathique mais vu sa teneur en cellulose, hémi-cellulose et lignine, question humus ce n'est pas l'apothéose. Relisez votre documentation sur le sujet, vous verrez.