• Informer - découvrir - comprendre
  • Espace Abonné
login
pass
Découvrez la lettre quotidienne d'information !
Inscription    Exemple ?  
Eaux usées : 20 x plus d'électricité grâce aux nanos
  
Eaux usées : 20 x plus d'électricité grâce aux nanosLes ingénieurs de l'université de l'Etat de l'Oregon ont réalisé une avancée significative dans la production d'électricité à partir des eaux usées, grâce à l'utilisation de nouveaux revêtements d'anodes - cellules électrochimiques microbiennes.

L'étude qui vient d'être publiée en ligne dans le journal spécialisé "Biosensors and Bioelectronics", montre que cette technologie pourrait résoudre le problème des biodéchets tout en produisant un niveau acceptable d'électricité - une innovation prometteuse dans le traitement des eaux usées et des énergies renouvelables.

Les ingénieurs ont constaté que lorsque les anodes en graphite étaient enduites d'une couche de nanoparticules d'or, la production d'électricité augmentait de 20 fois. Un autre revêtement en palladium cette fois avait également entraîné une augmentation, mais dans une proportion moindre. Les chercheurs croient qu'un revêtement avec des nanoparticules de fer - beaucoup moins couteuses - pourrait entraîner une hausse de production d'électricité similaire à celle de l'or, mais pour certains types de bactéries seulement.

"C'est une étape importante vers notre objectif", a déclaré Frank Chaplen, professeur agrégé de génie biologique et écologique. "Nous avons encore besoin de quelques améliorations dans la conception de la cathode, et une meilleure compréhension dans l'interaction entre les différentes espèces microbiennes. Mais la nouvelle approche est clairement de produire plus d'électricité."

Dans cette technologie, les bactéries issues des biodéchets comme les eaux usées sont placées dans des chambres d'anode, où elles forment un biofilm, consomment des nutriments et se développent tout en libérant des électrons. Dans ce contexte, les eaux usées deviennent littéralement le combustible nécessaire à la production d'électricité.

Une approche similaire consisterait à produire de l'hydrogène au lieu de l'électricité, avec comme objectif d'être utilisé par les piles à combustible.

(src : OSU)

 Lu 1949 fois 
 Publié le 23/07/2010 à 08:40 
© Enerzine.com
 
Envoyer à un ami Envoyer Flux RSS Enerzine
Imprimer Imprimer
  
 
L'énergie solaire s'invite partout
L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
 
Doubler le rendement des parcs éoliens peut se faire simplement...
Gérer l’offre d’énergie aléatoire des éoliennes est un défi constant pour les réseaux de distribution électrique. Devoir compenser une ...
 
imagreen


Membre
depuis le 19-05-2010
le 23-07-2010 08:43:40
  Bas de page     Répondre  

Précisions ?
L'article manque de donées chiffrées : combien de tonnes de biodéchets sont nécessaire pour produire 1 kwh d'électricité ?

L'article indique "une production d'électricité augmentait de 20 fois" mais par rapport à quel chiffre de référence ? Comment se constitue l'anode et la cathode ?
J'imagine que ce process produit un courant continu, donc l'installation doit comporter un onduleur à-priori.
Bref, il aurait fallu un petit schéma sur ce sujet... En tout cas, "chapeau" aux scientifiques, car il s'agirait d'un progrès majeur !

michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 23-07-2010 08:59:49
  Bas de page     Répondre  

Aucun intéret tant que le catalyseur sera de l'or ou du palladium
il en serait différemment si l'on pouvait utiliser un métal courant comme le fer ou le nickel ou le chrome

Pastilleverte


Invité



le 23-07-2010 09:23:59
  Bas de page     Répondre  

@ nos puits de science
des bactéries, de l'eau ("usée", donc avec du C), n'est-ce point également une possibilité de "former" des carburants alternatifs ?

1000 mille


Invité



le 23-07-2010 10:53:09
  Bas de page     Répondre  

Bel exemple

d'EnR pouvant permettre une production non intermittente (chez ceux qui ont des eaux usées,bien sûr)

Difficile quand même à vendre dans certaines régions du globe qui ont un accés très difficile à l'eau .

christian


Membre
depuis le 19-09-2008
le 24-07-2010 10:14:24
  Bas de page     Répondre  

Oxyder ou réduire, telle est la question
Cher Pastilleverte,

Ici le but est d'oxyder la matière organique carbonnée, pour produire de l'électricité et du CO2. Le dispositif est celui, en gros, d'une pile à combustible.
Au passage, on évite sans doute la production de méthane, plus gênant du point de vue effet de serre que CO2.

Ce que vous suggériez -faire des combustibles liquides- c'est à l'opération inverse : prendre de la matière organique et la réduire (=diminuer son état d'oxydation) par l'hydrogène, la lumière, ou électrochimiquement pour y "stocker" l'énergie apportée.

Pour ceux qui veulent plus de détails (en anglais) :
- La brève sur le site de l'Oregon State University
- L'article de Chaplen et Liu (faut être abonné aux revues Elsevier)
(Attention pour ceux qui cherchent avec Google, OSU c'est aussi Ohio State Univ...)

Bcb


Invité



le 24-07-2010 15:14:13
  Bas de page     Répondre  

20 fois
20 fois par rapport à combien antérieurement ?
Comme l'a déjà demandé Imagreen .Si quelqu'un le sait,qu'il nous en fasse profiter,merci.

 
 
Offres d'emploi
 Europartner Search
  Responsable de Projets (H/F)

 ADDILL Pupier & Partners
  Chef de Projet ENR (h/f)

 ADDILL Pupier & Partners
  Chargé d'Affaires clés en main (h/f)

 ARAMIS
  INGENNIEUR PLANNING / SCHEDULE CONTROLLER (h/f)

 Help Emploi Cadre
  Responsable commercial Nucléaire H/F (anglais)

A lire aussi

L L'énergie solaire et photovoltaïque pour le particulier
Emmanuel Riolet
Prix catalogue EUR 9,00

L L'énergie éolienne
Ian Graham
Prix catalogue EUR 12,00

Notre sélection
Publicité