L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Et les ges? On parle allègrement du lignite qu'on va brûler pour faire de l'électricité ! et les GES engendrés? va-t-on faire ou encourager des installations intégrant également de la capture de CO2 et autres gaz nocifs, le lignite pouvant contenir du Soufre et autres impuretés !
Si au moins on ''coupait'' le lignite avec 20% de bois ou biomasse végétale énergétique, ceci conduirait à 20% de GES en moins pour approx la même quantité d'électricité produite !!
Espérant un effort de réflexion et de mise en oeuvre dans ce sens !
A+ Salutations Guydegif(91)
Jusqu'ou? "Alors que la Grèce a été comdamnée par la Commission européenne pour infraction aux règles de concurrence" Jusqu'ou nous menera le dogme de la concurrence à tous prix? Rappelons que la comission Européenne est une institution non-démocratique (non-élu) contrairement au parlement Européen.
Pour un pays en déficit en plus, c'est une vachement bonne idée de brader le service public!
Toute ressemblance avec un pays bien plus proche de nous (enfin, de la majorité des participants à ce forum - je n'oublie pas les non-français, que je salue au passage) est-elle fortuite ? Le lignite est aux grecs ce que le nucléaire est aux français. Nous, nous avons l'ARENH ; eux vont avoir l'ARL...
à marius76 Vous avez raison: on ne voit pas pourquoi Eon réclamerait un accès à l'ARENH alors qu'EDF ne réclamerait pas un Accès Régulé au Lignite Allemand...(ARLA)...
Ma réaction d'hier soir était au départ plutot une boutade. La réponse un rien ironique de Sicetaitsimple m'incite à la développer en la prenant au premier degré - en jetant exprès un peu de "poil à gratter" dans la discussion.
Mettons-nous dans la peau d'un producteur d'électricité. Economiquement, c'est quoi, la production à partir de lignite ? c'est une production dont le coût variable est juste celui du CO2, soit 15 Euros/MWh actuellement. Le coût variable du combustible est nul : le lignite, surtout en Grèce où il contient plus de terre et de cailloux que de matériau combustible, ne peut pas se transporter et être consommé ailleurs, il a donc une valeur marchande nulle ; centrale et mine constituent en fait un kombinat, les coûts d'extraction (machines et personnel) étant quasiment des coûts fixes, qui s'ajoutent aux coûts fixes de la centrale (et je pense que, même en tenant compte de tous ces coûts fixes et du coût variable de 15 Euros/MWh, il n'y a pas besoin de subvention pour que le business lignite soit rentable - cynique peut-être, mais réaliste).
Tant que le prix du CO2 n'est pas plus élevé, ce coût variable tient assez bien la comparaison avec celui du nucléaire - de l'ordre de 10 Euros/MWh. Et il n'est donc pas incompréhensible que les concurrents de PPC aient des convoitises sur l'accès à ce lignite (comme les concurrents d'EDF en ont sur le nucléaire d'EDF). La bêtise des autorités grecques, c'est d'avoir restreint de façon un peu trop visible cet accès aux concurrents. Les allemands sont plus malins : en théorie, n'importe quel producteur d'électricité peut ouvrir son kombinat au lignite en Allemagne ; en pratique, c'est certainement une autre paire de manches, mais au moins, il n'y a pas de barrière visible.
Autre chose : j'entends déjà les cris des vierges effarouchées "Honte à ce Marius qui fait l'apologie du lignite si plein de CO2 et de tas d'autres cochonneries, etc...". Pendant qu'elles prennent leur souffle, je leur ferai juste remarquer que :
- la proposition des autorités grecques en 2009, c'était d'ouvrir la concurrence pour le développement prévu du lignite, pas d'en développer davantage. La vraie question environnementale, c'était de savoir si le plan de développement du lignite grec était acceptable ou pas - peu importe que ce soit PPC ou un autre qui assure ce développement ;
- aujourd'hui, il semble que les autorités grecques se soient un peu verdies en décidant de ne plus ouvrir de nouvelles mines ; ce qui crée une rente de rareté en faveur de PPC, et l'ouverture de 40% de la production existante et inextensible peut être considérée comme une forme de redistribution de cette rente ; mais encore une fois, quelle qu'en soit la forme (changement de propriété, droits de tirage,...), ça ne changera rien au fonctionnement des centrales existantes. Avec peut-être une nuance s'il y a changement d'exploitant : le nouveau aurait peut-être l'idée (qu'a eue Guydegif, mais manifestement pas PPC) de "couper" son lignite avec de la biomasse, ou quelque chose de semblable...
A marius76 Rien à ajouter....si ce n'est que j'emploie plus facilement l'expression "bonnes âmes" que "vierges effarouchées".J'admets que ça ne change pas grand chose sur le fond.