A. Frérot : “Pour une meilleure croissance, gagnons la bataille du carbone”

Le magazine Challenges organise à Paris le 2ème Sommet de l’économie sur le thème « Trois échéances pour la France : 2017 réformer à tout prix, 2020 internet partout et 2030 un climat de croissance ».

Le PDG de Veolia Antoine Frérot a participé à une table ronde avec Pierre-André de Chalendar, le PDG de Saint-Gobain, et Daniel Cohn-Bendit. L’occasion de réaffirmer que la lutte contre le réchauffement climatique est l’une des conditions de la croissance à long terme.

Protéger l’environnement protège l’économie

L’Europe, chef de file de la lutte contre le dérèglement climatique, s’était fixé des objectifs ambitieux dès 2008 avec son principe du « 20-20-20[1] ». Depuis trente ans, elle a renforcé les normes de traitement des déchets et des eaux usées. Plus récemment, elle a fixé un coût à la pollution, ce qui a permis de la réduire. Le Sommet de l’économie 2015 ouvre le débat : en déployant ces mesures ambitieuses mais contraignantes, l’Europe se serait-elle « tiré une balle dans le pied » ?

Antoine Frérot répond par la négative : « Ces trois dernières décennies, l’Europe a durci, plus que les autres continents, ses normes en matière d’environnement, cela n’a en rien affecté son développement économique. Quand on protège l’environnement, en retour, celui-ci protège la bonne marche de l’économie ».

C’est pourquoi le PDG de Veolia soutient la mise en place d’un prix du carbone robuste et prévisible pour faire en sorte que «  réduire les émissions de CO2 [soit] moins cher que de les rejeter dans l’atmosphère ».
 
Une économie circulaire  créatrice d’emplois

Une autre réponse aux dérèglements climatiques est la transformation des déchets en nouvelles ressources. Recycler les déchets et créer ainsi de nouvelles matières émet moins de CO2 qu’extraire des matières premières vierges, et nécessite plus de main d’œuvre que leur mise en décharge. L’économie circulaire pourrait ainsi créer en Europe jusqu’à 3 millions d’emplois. A travers l’économie circulaire, les entreprises se prémunissent contre la volatilité des prix et la rareté des matières premières. En recyclant les déchets, elles diminuent leurs dépenses et augmentent leur compétitivité.
 
« Avec des incitations financières et une réglementation ambitieuse, nous pouvons gagner la bataille du CO2. Et si nous n’agissons pas, la nature décidera à notre place », a conclu Antoine Frérot.

Les entreprises construisent déjà une économie à bas carbone

Les entreprises construisent une économie à bas carbone, créatrice d’emplois et génératrice de croissance, en s’engageant sur des objectifs précis en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Pour sa part, Veolia a contribué en 2014  à éviter 7 millions de tonnes de CO2 et a réduit ses émissions de 15 millions de tonnes, soit l’équivalent des rejets annuels d’une ville européenne de 2,7 millions d’habitants  ; pour les 5 prochaines années, le Groupe s’engage à cumuler 100 millions de tonnes équivalent CO2  d’émissions réduites, et 50 millions de tonnes équivalent CO2  d’émissions évitées dans le périmètre de ses activités.

[1] Réduire de 20% les émissions des gaz à effet de serre, atteindre 20% de renouvelables et réaliser 20% d’économies d’énergie.

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2 Commentaires sur "A. Frérot : “Pour une meilleure croissance, gagnons la bataille du carbone”"

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Pastilleverte
Invité

le grand démiurge Dany associé aux méchant capitalistes (mais il est tellement “iconoclaste” qu’on lui pardonnera. Plaidoyer pro domo du patron de Veolia dont les métiers tournent autour de l’environnement; C’est pas lui qui va dire du mal de toutes les normes réglements etc qui ne peuvent qu’augmenter son C.A ! Quant à la création d’emplois “verts” (ou “circulaires” ?) par millions, ah si seulement… et accessoirement quand ? depuis le temps qu’on nous les promeut et promet. Rendez-vous en 2030 ?

Greenbof
Invité

GROS SOUS ENVIRONNEMENT ZERO VISITEZ UN JOUR UNE USINE DE TRI DES DECHETS ASSOCIEE A UNE USINE D’INCINERATION… LA CHAINE DE TRI VA TELLEMENT VITE QUE L’ON VOIT A PEINE LE DECHET QUE L’ON TRIE… SI C’EST PAS TRIE PAS GRAVE DIRECTION L’INCINERATEUR A 200 EUROS LA TONNE… QUI PERD GAGNE GAGNANT A TOUS LES COUPS LE FREROT…

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