A la recherche du pétrole et du gaz perdus



Une équipe de 30 chercheurs norvégiens va étudier les effets des périodes glaciaires sur les réserves de pétrole et de gaz des régions du Nord
. Il se pourrait en effet que les érosions glaciaires qui se sont succédées dans ces régions aient endommagé les réservoirs de gaz et de pétrole.

Ce projet de recherche entre NGU (institut norvégien d’études géologiques), IRIS (International Research Institute of Stavanger), l’Université de Bergen et l’Université de Tromsø a été baptisé GlaciPet (glaciations et pétrole).

"Les calottes glaciaires des régions du Nord étaient, au cours des dernières 2-3 millions d’années, localisées au niveau de la mer de Barents et des archipels arctiques. D’énormes masses de glace se sont progressivement frayées un chemin dans les fonds océaniques et les ont ainsi débarrassés des sédiments", explique Eiliv Larsen, chercheur au NGU et à l’Université de Bergen, et responsable du projet GlaciPet.

Est-ce que les ravages causés par la glace dans les fonds marins, combinés au soulèvement des masses continentales dans les ères tertiaire et quaternaire, ont détruit les réservoirs de pétroles et de gaz ?

La réponse à cette question pourrait apporter des éléments d’explication aux différences observées entre les réserves norvégiennes et russes. De nombreux puits d’exploration ont été forés en mer de Barents, sans résultat probant quant à la présence de pétrole. De même, la réserve de gaz Snøhvit, dans le socle norvégien, semble être une exception. L’exploration du socle continental du côté russe indiquent, en revanche, qu’il y aurait là des réserves plus importantes.

"L’érosion des glaciers dans la région de Barents a conduit à la formation d’éventails sur la marge continentale, vers les profondeurs. Cette importante redistribution des masses, accompagnée d’un soulèvement général des masses continentales, a pu provoquer le soulèvement des réservoirs de pétroles", explique Eiliv Larsen. "L’écorce terrestre s’est simultanément affaissée et soulevée sous l’effet des retraits et des extensions successifs des glaces. Ceci a pu avoir pour conséquences de bousculer les réservoirs de pétroles, qui se sont petit à petit retrouvés dans une position oblique, favorisant ainsi l’écoulement du pétrole hors des réservoirs".

La mission du groupe de recherche va consister à quantifier l’érosion et la sédimentation glaciaires, à calculer l’ampleur des soulèvements continentaux et des variations d’épaisseur des glaciers, et enfin de modéliser les effets de tous ces phénomènes sur les réservoirs de pétrole et de gaz.

GlaciPet est financé par le Conseil Norvégien de la Recherche via le programme Petromaks pour une durée de 4 ans. Hydro est le partenaire industriel du projet. Le coût total du projet est estimé à 19 millions NOK.

 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/32460.htm
Cette information est un extrait du BE Norvège numéro 68 du 3/03/2006 rédigé par l’Ambassade de France en Norvège. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Partagez l'article

 



      

Articles connexes

Poster un Commentaire

1 Commentaire sur "A la recherche du pétrole et du gaz perdus"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
MHD SALEM
Invité

la degardation des roches prematures sous l’effet de la glaces provoques des exfiltration d’agents organiques qui engendrent un déplacement des strates ce qui accélere le soulêvement des masses continentales ndans les éres tertiares et quatrernaires detruisat ainsi les reserves.

wpDiscuz