Accident nucléaire : l’IRSN lâche le chiffre de 760 milliards d’euros

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a décidé de rendre public un étude sur le coût des accidents pouvant affecter un réacteur nucléaire telle que présentée en annexe d’un rapport qu’il a élaboré en 2007.

Ce rapport intitulé « Examen de la méthode d’analyse coût-bénéfice pour la sûreté » [1] avait pour objet l’analyse d’une proposition faite par EDF concernant une méthode de hiérarchisation des modifications envisageables sur son parc de réacteurs pour obtenir des gains de sûreté.

La méthode présentée visait à évaluer l’opportunité relative de telles modifications en tenant compte, d’une part de leur coût, d’autre part de leur bénéfice pour la sûreté et la radioprotection. Cette méthode coût-bénéfice, si elle était retenue, était destinée à fournir un cadre méthodologique permettant d’éclairer la justification, lors des visites décennales de ses réacteurs, des modifications proposées sur le plan de la sûreté et de la radioprotection. Une telle démarche n’était envisagée qu’en complément des analyses de sûreté habituelles et selon une démarche prudente, la probabilité d’accidents entraînant des rejets radioactifs massifs devant être la plus basse possible. Pour mener à bien son analyse des propositions méthodologiques d’EDF, l’IRSN a dû réaliser sa propre étude du coût d’un accident nucléaire, qui constitue bien sûr un élément important pour l’appréciation du bénéfice retiré d’un investissement supplémentaire de sûreté.

Si d’un point de vue général, note l’IRSN, les avancées sur la problématique du coût des accidents et de leurs conséquences ont donné lieu à des débats intéressants entre les experts, le sujet en est resté à l’époque à un stade théorique, et les aspects économiques n’ont fait l’objet que d’approches préliminaires.

Cependant, ces travaux préliminaires ont montré l’intérêt de développer les connaissances dans le domaine de l’économie de la sûreté, qui sont utiles à l’éclairage des processus de décision.

En 2009, l’IRSN s’est doté d’un laboratoire de recherche dans ce domaine, le LERN, qui a notamment entrepris de préciser les estimations des différents facteurs qui concourent au coût des accidents, et à la variabilité importante de ces coûts selon les scénarios étudiés.

Accident nucléaire : l'IRSN lâche le chiffre de 760 milliards d'euros

L’IRSN a récemment avancé que le coût médian pourrait être de l’ordre de 120 à 430 milliards d’euros selon que les rejets radioactifs seraient retardés et filtrés, limitant ainsi les conséquences radiologiques, ou bien immédiats et non contrôlés, avec des fuites directes vers l’environnement. Cette approche avait déjà été utilisée en 2007, avec la différence tout à fait importante que les accidents considérés à l’époque étaient choisis pour encadrer la problématique, avec un scénario minorant et un scénario majorant. L’estimation 2007 de 760 milliards d’euros pour le scénario majorant est cohérente avec l’estimation 2012 de 430 milliards d’euros pour un accident majeur représentatif, et non plus pour le plus extrême des accidents majeurs (par ailleurs le moins probable).

À l’occasion de l’étude de sensibilité de l’estimation de 760 milliards d’euros pour le scénario majorant, le rapport de 2007 citait une valeur extrême, issue d’une modélisation rudimentaire, de 5.800 milliards d’euros. Les travaux récents de l’IRSN ne confirment pas cette estimation extrême.

Outre des articles scientifiques qui seront soumis à publication dans des revues spécialisées, et qui pourront donner lieu à débats d’experts, l’IRSN publiera prochainement un rapport à caractère méthodologique sur les travaux menés depuis cette étude préliminaire de 2007 (en téléchargement : ici .pdf )

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47 Commentaires sur "Accident nucléaire : l’IRSN lâche le chiffre de 760 milliards d’euros"

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iffic
Invité

Curieux en effet de lacher ces chiffres de 2007 maintenant, à moins qu’il ne faille absolument entretenir la morosité du moment par tous les biais. c’est sûr cela fait peur, mais pour l’instant ne serait-il pas plus judicieux d’aider les filières renouvelables à se développer que de crier Haro sur un nucléaire qui nous garanti aujourd’hui encore l’énergie moins chère. en attendant mieux, pour les antinuc il reste la bougie.

juanasol
Invité
Mais puisqu’on vous dit que le nucléaire n’est pas dangereux ! Bon, on va quand même chiffrer un accident au cas où… Tchernobyl et Fukushima continuent d’empoisonner le monde, mais on chiffre quand même, comme si un accident nucléaire arrivait juste à un instant T, et hop ! Les survivants (malades) passent à autre chose ! Continuons à empoisonner le monde à petit feu, ou à grand big bang, puisqu’on est les meilleurs ! En dehors de tout parti pris politique, il faut avant tout être réaliste. A courte vue, le nucléaire est économique, mais les centrales nucléaires vieillissent et… Lire plus »
okanenergy
Invité
Qu’est ce qu’on pourrait se payer avec tout cela? Pour parler histoire, et tirer notre révérance au nucléaire, on peut rappeller le coût mini de Flamanville (environ 8.5Milliards pour 2600 MW). Ca veut dire qu’on pourrait construire environ 100 centrales de Flamanville.. Mais on ne vas pas faire cela, puisque: 1/ nous n’en avons pas besoin, 2/ le nucléaire, c’est fini. Pour parler d’avenir maintenant, on peut discuter en énergies renouvelables Si on divise cette somme en 3, on peut faire: 1/ environ 200 000 MW de photovoltaïque (en répartissant en centrales au sol, et centrales sur toiture). Le coût… Lire plus »
Lionel_fr
Invité

Pour une fois , je suis d’accord avec une étude de ce genre. Sans parler des chiffres que je ne peux pas évaluer mais l’ordre des coûts 1) Coût territoires contaminés et 2) coût d’image, sont correctement ordonnés pour la première fois. Le coût agricole me semble bien petitement évalué compte-tenu ques nuages qui passent les frontières , c’est bien d’un coût continental qu’il faut parler et pas seulement pour les finances publiques françaises. En tous cas , cette étude est courageuse et donne des ordres de grandeur plus réalistes que les précédentes.

Bachoubouzouc
Invité

de travailler à l’IRSN : Vous vous cassez le c** à faire des études pour calculer le coût d’un accident nucléaire, vous présentez vos chiffres à la presse, personne ne vous écoute, et tous ces journalistes viennent chercher dans votre corbeille à papier un moyen de faire gonfler vos chiffres !

Bachoubouzouc
Invité
“En tous cas , cette étude est courageuse et donne des ordres de grandeur plus réalistes que les précédentes.” Plus réalistes ? Vous êtes qui pour en juger ? Pour rappel (comme d’habitude, nos amis écolos veulent réécrire l’histoire), l’étude présentée dans cet article n’est pas le résultat officiel de l’IRSN. Le résultat officiel de l’IRSN est l’étude de février dernier. L’IRSN ne publie les chiffres de l’article ci dessus qu’à des fins de transparence, parce que le JDD a fait un buzz dessus : “Gage de transparence, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié, mardi 26… Lire plus »
einstein30
Invité
pour juanasol : faire une comparaison avec tchernoby et fukushima n’est pas objectif ; le premier site est certainent l’accident majeur du siecle precedent mais il faut tenir compte que ce n’est pas la même filiere donc pas les mêmes moyens de surete ;quant au 2e cite ,la non plus la filiere n’est pas le même donc ,ce n’est pas comparable puisqe l’accident initial n’a pas pour origine la centrale mais d’elements exterieurs . la cause vient du niveau d’installation de le centrale par rapport au niveau de le mer dans une zone ou les risques sont connus ;donc rien… Lire plus »
climax1891
Invité

Voici un exemple de pompe à chaleur utilisant les eaux usées pour fournir de l’eau chaude à 55 °C. Le COP est situé entre 6 et 7. Sachant que, en 2008, le chauffage (dont l’eau chaude sanitaire) dans le résidentiel et le tertiaire a consommé 22% de l’électricité (Soit 97 sur 440 TWh)

fredo
Invité
quel que soit le chiffre, il sera très cher et probablement pas assurable autrement que par l’Etat c’est à dire les impôts des contribuables pendant X années. Au delà des conséquences humaines d’un scénario de ce genre, il est probable qu’en l’Etat actuel de l’endettement de l’Etat, déjà proche des 100% du PIB, cela créerait de gros dégats économiques en France et dans les pays voisins (contaminés ou non). Ce chiifre n’est probablement pas lâché à un moment anodin: le raisonnement promu par la filière nuke auprès des politiques est probablement: mieux vaut payer une nouvelle centrale qu’un accident nucléaire… Lire plus »
Dugland
Invité

Moi je suis d’accord avec le Gang des Grilles-Pains ! (jusqu’à la prochaine catastrophe bien sur). Considérant qu’après Tchernoby “on” en avait tiré des enseignements ; considérant qu’après Fuskushima “on” en avait tiré des enseignements … … je me pose la question de savoir quel genre d’enseignements “on” pourra tirer de la catastrophe à venir (enfin, si on est encore là après….).

Lionel_fr
Invité
On s’en fiche de qui je suis ou qui vous êtes. Le nucléaire n’a finalement qu’un seul défaut : c’est ce qui se passe quand vos prévisions à la vanille partent en sucette. Quand l’accident survient , il n’y a plus de beaux discours syndicaliste des travailleurs du nuke français. Il y a d’abord et surtout des larmes. La colère vient ensuite. Mais si vous réfléchissez un peu , vous constaterez que les chiffres n’ont pas grande importance. Seule l’échelle est vraimant signifiante. Et l’échelle nous dit quoi ? Que le pays serait à genoux pour 1000 ans ! enfants… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité

“On s’en fiche de qui je suis ou qui vous êtes.” Ce que je voulais dire par là, c’est que l’expert qui a fait ces études, l’IRSN, dit officiellement aujourd’hui qu’un accident grave coûterait de l’ordre de 120 milliards d’euros tandis qu’un accident majeur coûterait 430 milliards. Et vous, qui n’êtes pas un expert sur le sujet (loin de là), qui n’avez pas fait le moindre bout de calcul, vous vous permettez de juger “réalistes” ou non tel ou tel chiffre suivant ce que vous avez envie de croire. C’est ridicule.

Lionel_fr
Invité
Le terme “expert” est complètement à coté du problème. Je me demande quel type d’expertise requiert l’évaluation d’un risque comme la perte de Paris (évacuation sans retour possible) C’est exactement ce qui fait réfléchir les japonais qui sont passés à deux doigt de perdre Tokyo : 3eme économie mondiale , Paris n’est que 11eme.. S’agit il d’une estimation basée sur le nombre de morts officiellement constatés lors des accidents de Tchernobyl et Fukushima ? On peut donc facilement déduire que si l’enceinte de la centrale de Nogent sur Seine était désintégrée, Paris serait contaminé à mort mais vous nous diriez… Lire plus »
Temb
Invité
Pour avoir assisté à une présentation de l’étude par ses rédacteurs, je suis désolé Bachoubouzouk mais le chiffre de 760milliards est toujours d’actualité. C’est le chiffre de 5800Mds€ qui est invalidé par contre. Il y a une fourchette d’accident, de moins en moins probable pour devenir epsilon à un montant max de 2000Mds€. La donnée de 430mds est une valeur médiane, l’accident coutera en fonction de milliers de paramètres de quelques milliards à 2000Mds pour le pire, avec une valeur médiane de 430Mds (à plus ou moins 20milliards pour cette médiane selon les experts de l’IRSN). Pour ma part je… Lire plus »
Dan1
Invité

Quelques explications sur les motivations de l’IRSN.

Temb
Invité
Merci pour cet excellent article. Du coup cela met en perspective l’incroyable irresponsabilité de nos gouvernants actuels ou passés qui sont prêts à vendre du nucléaire à n’importe qui, en partculier des nations incapables de garantir même pour quelques décennies la stabilité et la transparence nécessaire. Chine, Lybie, Inde, EAU, Arabie Saoudite, Iran, Jordanie etc… Tout cela pour sauver ou créer quelques emplois et surtout par logique du profit à tout prix. Alors que nous pourrions exporter des technologies inoffensives, de l’éolien du solaire, de la géothermie, des centrales biomasse, de l’efficacité, du réseau intelligent, du véhicule stockant/stabilisant pour le… Lire plus »
Temb
Invité

Dans l’article que j’ai mis en lien ci-dessous vous verrez que Montebourg ne recule devant rien, le groupe phare avec lequel il souhaite construire des centrales nucléaires en Arabie Saoudite, je vous le donne en mille, c’est le groupe de la famille Ben Laden ! Grandiose. Vous en pensez quoi Bachoubouzouk et vos collègues qui font de l’export nucléaire?

Yoda
Invité

Traduit au kWh … 2 Euros/kWh On peut se poser la question du coût de l’assurance de ce risque. (Hypothèses: Centrale de 1GW, sur 40 ans)

O.rage
Invité

Vous êtes tellement obnubilé par l’hypothétique catastrophe que vous avez totalement zappé les moyens de l’éviter… de l’ordre de 10 milliards sur des dizaines d’année que EDF veut volontiers investir… nettement mieux que vos relents racistes non? Parce qu’en attendant les 50 milliards par an en dépense de santé, on les paye déjà à cause de nos voisins charbonniers….

iffic
Invité
je vois que la discussion a été bon train depuis ce matin. “Il” a voulu que nous soyons indépendants énergétiquement et militairement,”Il a gagné”, l’Europe vient à nous reprocher de payer si peu notre électricité(ils étaient où quand il fallait investir?), l’allemagne Verte ferme ses centrales et nous achète notre courant==y a à rire==. l’energie est notre avenir? il va falloir que tout le monde s’y mette, arrêter de regarder le train passer et de se plaindre. le photovoltaïque ‘Fab Européenne’, les pompes à chaleurs,et tous les autres systèmes sont bons à prendre, donner 1KWh, rendu 4 Kwh.quand tout ça… Lire plus »
Temb
Invité
Merci pour votre mérpis et vos amalgames douteux. A chaque fois que l’on ose emettre une critique à l’encontre de la filière nucléaire, même type de réponses, même mépris, même arrogance pour balayer des interrogation qui sont pourtant légitimes. Aucun intérêt finalement de débattre avec les gens de votre espèce, si ce n’est lorsque l’on aime se faire insulter. Vous radicalisez les gens. C’est à dessein? Vous faisiez partie des gens comme Bachoubouzouc qui jugeiant que le fait que l’EPR soit à 115€ du MWh était une invetion des mécréants du nucléaire dont je fait de plus en plus partie?… Lire plus »
Temb
Invité

Jusqu’à preuve du contraire De Gaulle n’a rien à voir dans la massification de notre programme et nous sommes exportateurs nets de l’éléctricité allemande de manière très importante car nous bénéficions de leurs surplus ENR qu’ils bradent régulièrement. Nous avons BESOIN d’eux pour passer nos pics de consommation hivernaux. Eux ont BESOIn de nous pour écouler leur surproductions saisonnières.

O.rage
Invité
WTF “A titre personnel j’en ai plus que marre de votre mépris et de votre arrogance” Je vous retourne le compliment, surtout que l’intégralité de vos posts sont du même ton. Dites moi pourquoi EDF demanderait 115euros/MWh ? (même ordre de prix d’ailleurs que l’arnaque habituelle éolien+gaz présente dans la plupart des cas où l’éolien est impliqué) Parce que comme la financiarisation de l’économie, merci Bruxelles, fait qu’il n’y a aucune visibilité à long terme dans les investissements… du coup, le coût du capital qui fait exploser les coûts…. avec 0% subventions dans le nucléaire et une réglementation et une… Lire plus »
s4m
Invité
“De Gaulle n’a rien à voir dans la massification de notre programme” Même s’il n’a pas été tout seul, il est quand même reconnu comme étant l’instigateur du programme nucléaire français (nucléaire ET civil). La création du CEA et la construction des premières centrales (UNGG en France mais aussi des REP en Belgique auxquelles la France a participé), ont été initiées sous son autorité. “nous sommes exportateurs nets de l’éléctricité allemande de manière très importante car nous bénéficions de leurs surplus ENR qu’ils bradent régulièrement.” je pense vous vous vouliez dire “importateurs nets”. C’est vrai, mais il ne faut pas… Lire plus »
enerZ
Invité

Les personnes qui s’expriment en mode invité. Merci de garder votre calme. Les propos excessifs ne font pas avançer les débats … au risque d’être censuré. Le modérateur

s4m
Invité
“EDF demande 115€/MWh sur 40ans” C’est également vrai. S’agissant d’un montant souhaité on peut supposer que le chiffre réellement voulu serait de 10% inférieur. Mais (oui il y a toujours un “mais”), il faut prendre conscience que la GB (et en particulier HSE, qui joue le rôle d’autorité de sûreté) a des exigences toutes particulières qui font grimper les prix. Déjà la durée d’étude du design : près de 6 ans (ça a un coût !). Ensuite il y a un certain nombre de spécificités techniques, sur la ventilation par exemple ou encore concernant la gestion du combustible usé qui… Lire plus »
Stephsea
Invité
et on recommence… Notre cher Bachou est au créneau, l’arbalète à la main, Dan1, n’est pas loin, et beaucoup plus serein et large d’esprit aussi… Merci pour ça. Un peu de constance dans ce monde de fou 😉 La confirmation de ce que l’accident majeur reste inenvisageable nous est apporté ici A NOUVEAU par ce rapport. La réaction des défenseurs du nuke n’est pas axactement rassurante et confirme ce caractère inenvisageable, ce qui ne fait que rajouter au risque. Nous (humains standard occidentaux) ne sommes pas capables d’apréhender individuellement les concéquences d’un accident nuke grave : retenons simplement que c’est… Lire plus »
Stephsea
Invité
Relisez bien l’article et vous changerez je l’espère d’avis. 760 milliards est bien le cout calculé (donc estimatif ou probable ou envisageable) d’un accident majeur, selon des critères précis et définis. Ce calcul a été l’objet d’une étude complexe et longue. Ce calcul sert en effet de donnée de base principale pour vérifier, ensuite, sur un plan financier, quels sont les améliorations A LA SECURITE les plus utiles, les plus bénéfiques, les plus urgentes. Cette approche est notablement purement comptable, et par définition ne prend pas en compte les dégats humains (le bonheur, la cohésion, la pérénité de toute une… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Ce que les études orientées technique ne disent pas , c’est que 500mds ou plus en France représente un risque systémique. C’est à dire que le coût associé aux inombrables pertes de revenu feront perdre à la France tout espoir de payer ses traites. Dans l’instant qui suit un accident , les bourses mondiales plongeraient car la France est (beaucoup) plus contagieuse que la Grèce ou que l’Espagne sur la scene mondiale. Tous les créanciers qui ont acheté des obligations du trésor français se retrouveraient avec des “junk bonds” et l’incapacité de la france à émettre de la dette supplémentaire… Lire plus »
gp
Invité

et bien à ce prix-là, moi j’dis, pourvu que la chance soit encore avec nous au cours des 3O prochaines années sans quoi, C sûr, la France ne fera définitivement plus réver! Vu qu’en plus on a pas franchement de plan B autre que le nuk + les ENR pour les 15/20 prochaines années, MM. de chez EDF, soyez bons et généreux avec vos soutraitants! Merci Croisons les doigts donc et continuons à cultiver le culte du risque 0,0000001

s4m
Invité
Franchement faut arrêter le catastrophisme. Le Japon a subi un tsunami (20 000 morts), qui a causé de très sérieux dommages à 4 réacteurs et entrainé l’arrêt des 50 réacteurs japonais Et malgré tout ça, l’économie japonaise est loin de s’être effondré. D’autant que le Japon est déjà très endetté (j’admets que la dette est majoritairement détenue par des nationaux mais la proportion est quasiment double !). On parle de 700Mds d’€ sur 30 ans ! C’est moitié moins que le coût du tabagisme en France (source). Loin de moi l’idée de minimiser ces coûts pharamineux, mais il est vraiment… Lire plus »
Dan1
Invité

A Lionel. Un seul commentaire : “Tout ce qui est excessif est insignifiant” Vous maniez bien la caricature, mais vous ne cherchez pas forcément à être crédible… ça se voit !

Dan1
Invité

Et s’il s’avérait que le changement climatique anthropique n’était pas une grosse blague du lobby nucléaire et que l’humanité entière était violemment concernée… que nous écrirait alors Lionel ? Lionel, gardez-en un peu sous le pied pour le jour où. Le nucléaire est toujours mis en avant car il fait dans l’aigu, là ou d’autres filières avancent en silence en faisant dans le chronique. Le jour où on s’occupera autant du chronique que de l’aigu, le peuple aura des surprises.

Bachoubouzouc
Invité
@ Stephsea : “Notre cher Bachou est au créneau, l’arbalète à la main, Dan1, n’est pas loin, et beaucoup plus serein et large d’esprit aussi… Merci pour ça. Un peu de constance dans ce monde de fou ;-)” Mais vous de même… Les Temb, Juanasol, Lionel, Fredo, Okaenergy sont toujours là pour la castagne ! “La confirmation de ce que l’accident majeur reste inenvisageable nous est apporté ici A NOUVEAU par ce rapport. La réaction des défenseurs du nuke n’est pas axactement rassurante et confirme ce caractère inenvisageable, ce qui ne fait que rajouter au risque.” M’enfin ce n’est pas… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
@ Lionel : “Le terme “expert” est complètement à coté du problème. Je me demande quel type d’expertise requiert l’évaluation d’un risque comme la perte de Paris (évacuation sans retour possible)” Oui, il y a des experts pour cela. De sécurité civile, de radioprotection, bref l’IRSN. Vous n’en êtes pas un, et vous voir balayer les chiffres de gens très sérieux d’un “plus réalistes que les précédentes” est comique. @ Temb : “Pour avoir assisté à une présentation de l’étude par ses rédacteurs, je suis désolé Bachoubouzouk mais le chiffre de 760milliards est toujours d’actualité.” Ais-je dis le contraire ?… Lire plus »
fredo
Invité

. Le propre de la vérité, c’est de n’être jamais excessive. Et si Lionel était en dessous de la vérité?

fredo
Invité

mémoire bien courte, 2 ans après Fukushima. Si le vent n’avait pas tourné, Tokyo aurait été contaminée Et la note aurait été beaucoup, beaucoup plus salée. Il s’en est fallu de peu. N’en déplaise à certains, le risque systémique existe en cas d’accident nucléaire,

Dan1
Invité

Ben oui, yaka dire qu’il en dessous de la vérité et que l’espèce humaine va disparaître ! Pour l’instant les Ukrainiens n’ont pas disparu et la dernière fois qu’ils ont eu très faim (acte de cannibalisme semble-t-il) c’était lors de la famine organisée par Staline. A l’est, ils vivent même encore avec des réacteurs RBMK et tout le monde s’en fout. Les Japonais ne sont pas en voie d’extinction et de plus en plus mourrons de vieillesse.

fredo
Invité

… la caravane passe

Dan1
Invité

“Dan1, ce n’est pas en discréditant , minorant, déviant les propos que vous rassurez.” Je peux facilement retourner le compliment en vous disant que ce n’est pas en prêchant l’apocalypse que vous allez mieux convaincre et défendre votre cause. Lionel se place résolument dans la caricature, c’est son droit, ça lui raiive de temps en temps ! Pour ce qui me concerne, je ne minore rien, je m’en tiens à ce qu’à écrit l’IRSN, ce qui est très différent. Et je n’ai jamais écrit qu’un accident majeur ne pouvait survenir.

fredo
Invité

dire que les rejets aériens sont passés près de Tokyo c’est du catastrophisme? C’est une réalité qui déplait certes mais qui est vérifiée (cf les brèves d’Enerzine de l’époque sur le sujet). Il faut être bien irresponsable pour nier l’évidence.

fredo
Invité

dire que les rejets aériens sont passés près de Tokyo c’est du catastrophisme? C’est une réalité qui déplait certes mais qui est vérifiée (cf les brèves d’Enerzine de l’époque sur le sujet). Il faut être bien irresponsable pour nier l’évidence.

s4m
Invité
Il n’est pas du tout question dans cette étude de probabilité de risque. Les auteurs sont partis du principe suivant : cette évènement a lieu, quelles en sont les conséquences. En revanche, pour les études de sûreté, les ingénieurs sont effectivement amenés à calculer l’occurence de certains évènements. Pour cela, des Etudes probabilistes de sûreté sont menés et sont basées sur le retour d’expérience et sur les données des fournisseurs. L’IRSN vient justement de publier une synthèse pour ces EPS sur le palier 1300. “Plus une centrale est ancienne, plus elle est à risque.” Cette affirmation est en partie vraie,… Lire plus »
fredo
Invité

merci pour cet avis détaillé, je comprends mieux les angles d’approche du risque dans l’étude coût / bénéfice. Reste que cette étude est donc aussi basée sur des données fournisseurs qui ne viennent pas d’EDF, d’où risque de transfert de responsabilité vers les fournisseurs en cas de problème. J’imagine que l’IRSN prend cela aussi en compte et à ses propres repères, au moins plusieurs sources. Au niveau de l’exploitation et de la maintenance, il paraît évident que le recours à la sous traitance augmente le risque. Merci en tous cas !

s4m
Invité
il ne peut y avoir de transfert de responsabilité : EDF (et EDF seulement) est responsable de TOUT face à l’ASN ! D’ailleurs, l’unique interlocuteur des autorités est l’exploitant (ni le concepteur Areva, ni les sous traitants, ni les fournisseur, …). Il appartient à EDF de garantir la sécurité de son installation. C’est donc à lui d’exiger de ses fournisseurs les garanties nécessaires et de vérifier leur mise en oeuvre. Petite parenthèse : beaucoup d’industries feraient bien de s’inspirer de ce modèle. Ca éviterait à des géants de l’agroalimentaire de se dédouaner complètement parce qu’une personne à échanger deux étiquettes… Lire plus »
Nicoach
Invité
Et pour compléter la réponse de s4m, le boulot d’EDF c’est de produire de l’électricité, et pas autre chose. Donc quand il faut venir souder un tuyau, ce n’est pas le travail d’EDF d’être soudeur. EDF a les compétences pour vérifier que le travail est réalisé correctement, mais il s’adressera à une entreprise dont le métier est d’être soudeur pour réaliser l’intervention. C’est aussi et surtout ça la sous-traitance, confier les tâches à ceux dont la spécialité est de réaliser ces tâches, et avoir en interne les compétences pour vérifier que les travail est effectué correctement. C’est applicable à toutes… Lire plus »
fredo
Invité

@s4m et @nicoach bien noté vos réponses à priori rassurantes ! Je comprends le principe de spécialité et la responsabilité d’EDF face à ASN/IRSN. La remarque sur le droit du travail est instructive …

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