Alstom choisi pour améliorer la qualité de l’air

Le Groupe Alstom a indiqué hier avoir procédé à la signature de contrats portant sur des équipements de contrôle de la qualité de l’air au Moyen-Orient, pour un montant global de plus de 100 millions d’euros.

Tout d’abord, aux Émirats arabes unis, la société Emirates Aluminium Company Limited (EMAL) a commandé à Alstom un système de contrôle de la qualité de l’air destiné à la phase 2** de la fonderie d’aluminium d’EMAL, située dans la zone industrielle d’Al Taweelah, à Abu Dhabi.

Ces unités, dont la mise en service est prévue en 2013 et 2014, permettront de capter, filtrer et recycler les gaz corrosifs produits par la fonderie, notamment du fluorure d’hydrogène, d’améliorer la qualité de l’air et de satisfaire aux exigences environnementales.

Ensuite, en Arabie saoudite, la société Hanwa Engineering and Construction a confié à Alstom l’installation d’un système de désulfuration par eau de mer des gaz de combustion.

Ce système est destiné à la phase 2 de la centrale électrique de Marafiq, située dans la zone industrielle de Yanbu, sur les côtes de la mer Rouge. La phase 2 comprend trois unités de centrale à vapeur, produisant chacun 276 MW. La technologie d’Alstom utilise uniquement de l’eau de mer et de l’air pour éliminer 90 % du dioxyde de soufre produit par la centrale.

La première unité de la phase 2 de Yanbu devrait être terminée en octobre 2013, et l’ensemble du projet d’ici à janvier 2014.

Alstom a fourni la plupart des systèmes de désulfuration par eau de mer des gaz de combustion livrés à l’Arabie saoudite. Cette technologie est également mise en œuvre sur les unités 5 et 6 de l’installation de Yanbu, qui constituent une extension de 2×275 MW de la centrale électrique existante de Marafiq à Yanbu. Ce projet déjà bien avancé devrait voir la mise en service de la première unité en juillet 2012.

Alstom installe également cette technologie sur le site de Shoaiba, la plus importante centrale électrique au pétrole d’Arabie saoudite.

« Alstom est un leader des solutions d’énergie propre. Nos systèmes de contrôle de la qualité de l’air figurent parmi les tout premiers du marché mondial et permettent à nos clients de produire une énergie plus propre. Ces contrats viennent renforcer le leadership technologique d’Alstom et ses capacités de réalisation de projets dans le domaine des systèmes de contrôle de la qualité de l’air pour les centrales électriques et les installations industrielles et consolide notre présence déjà forte au Moyen-Orient » a déclaré Andreas Lusch, Senior Vice Président en charge des activités « steam » d’Alstom.

La demande internationale de systèmes de contrôle de la qualité de l’air pour les centrales électriques a augmenté du fait des préoccupations liées au changement climatique, ainsi que de réglementations environnementales et de délais de mise en conformité de plus en plus stricts.

Les systèmes de désulfuration des gaz de combustion permettent d’éliminer le dioxyde de soufre émis par les centrales au charbon. Alstom propose à la fois des procédés de désulfuration par voie sèche et par voie humide afin de répondre aux diverses exigences économiques.

Adaptée aux centrales thermiques, aux installations métallurgiques et aux raffineries pétrolières, la désulfuration des gaz de combustion par eau de mer permet de traiter efficacement les effluents gazeux contenant 20-6500 ppm de dioxyde de soufre. De conception compacte, ces systèmes s’adaptent aux centrales nouvelles et existantes et sont particulièrement intéressants en termes de coûts pour les installations utilisant déjà l’eau de mer comme liquide de refroidissement.

La première installation de désulfuration des effluents gazeux par eau de mer est exploitée depuis 1968. Aujourd’hui, plus de 106 unités de ce type ont été installées ou sont en cours de construction dans différentes parties du monde, soit une capacité totale de désulfuration d’effluents gazeux d’environ 38 GW.

** Alstom avait déjà installé les unités de traitement des gaz lors de la phase 1 de la fonderie d’EMAL. Mis en service avec succès en 2010, ce système est actuellement le plus important jamais installé dans une fonderie au niveau mondial. Le complexe de la fonderie d’EMAL est le plus grand projet industriel mené aux E.A.U. hors secteur pétrolier et gazier. La phase 2 permettra à la fonderie d’accroître sa production d’aluminium de 600 000 tonnes.

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