Asthme et allergies : la responsabilité de la pollution

L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) a publié un rapport détaillant les causes environ nementales de l’asthme et des allergies chez les enfants.

Organisée dans le cadre de l’étude internationale de l’asthme et des allergies de l’enfance (ISAAC), l’enquête publiée le 3 mai dans la revue Respiratory Medecine a été réalisée dans 108 écoles primaires de six villes françaises.

Elle a permis pour la première fois en France de déterminer l’effet de la pollution atmosphérique de proximité sur le développement de l’asthme et des allergies chez les enfants.

Les résultats montrent une augmentation significative de ces pathologies, même dans les zones où les niveaux de pollution atmosphérique sont proches des moyennes maximales recommandées par l’OMS.

Ces seuils limites fixés par l’OMS sont respectivement de 40 g/m3 pour le dioxide d’azote (NO2) et 10 μg/m3 pour les particules fines. Selon l’Organisation Mondiale, la pollution atmosphérique par les particules en suspension (ou matières particulaires) coûterait à chaque personne vivant dans l’Union européenne environ 8,6 mois de sa vie.

En France, on compterait environ 25% d’allergiques et ils sont chaque année de plus en plus nombreux, selon le rapport.

L’Inserm a étudié l’impact des 2 principaux polluants atmosphériques liés au trafic automobile sur la santé allergique et respiratoire de 5000 enfants.

Les particules fines émises par les véhicules diesel favorisent la synthèse d’immunoglobuline E (un des marqueur de l’allergie). In vivo, le NO2, quant à lui, irrite les poumons, diminue les défenses de l’organisme contre les infections des voies respiratoires et a été mis en cause dans la survenue de l’asthme.

Les enfants qui vivent depuis au moins 8 ans dans des lieux où les niveaux de pollution atmosphérique liée au trafic automobile ne dépassaient pas excessivement les valeurs recommandées par l’OMS, souffrent significativement plus d’asthme allergique (presque 2 fois plus), d’asthme à l’effort (1,5 fois) et d’eczéma (3 fois) par rapport aux enfants qui vivent dans des zones où les concentrations sont inférieures. Une tendance identique est également observée pour le rhume des foins.

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