Atlantique : découverte de sources hydrothermales

Les scientifiques du MARUM** et de l’Institut de microbiologie marine Max Planck ont annoncé la découverte de nouvelles sources hydrothermales situées à 500 kilomètres au sud-ouest des Açores et indiquent qu’elles pourraient contribuer davantage à la thermicité des océans.

Des cheminées de plus d’un mètre de haut et des fluides d’une températures allant jusqu’à 300°C ont été trouvées à une profondeur d’eau de mille mètres au milieu de l’océan Atlantique.

Les scientifiques ont vu un panache de bulles de gaz dans une colonne d’eau sur un site éloigné à environ 5 kilomètres des plus grands champs hydrothermaux connus, – ‘Menez Gwen’ (Mont blanc en Breton) -, sur lesquels ils travaillaient.

Depuis la découverte de cette nouvelle cheminée, les scientifiques ont intensivement recherché d’autres colonnes d’eau avec un sondeur multifaisceaux. A leur grand étonnement, ils ont déjà trouvé au moins cinq autres sites pourvus de panaches de gaz. Certains vont même jusqu’à se situer en dehors de la zone volcanique active, dans des endroits de propagation, où l’activité hydrothermale n’était pas censée se produire.

"Une question à laquelle l’équipe aimerait bien répondre, est de savoir pourquoi les sources hydrothermales dans cette région bien particulière émettent elles beaucoup de méthane – un gaz à effet de serre très puissant – et de l’hydrogène sulfuré", a précisé la directrice scientifique du projet, Nicole Dubilier.

** Center for Marine Environmental Sciences (Brême – Allemagne)

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3 Commentaires sur "Atlantique : découverte de sources hydrothermales"

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Geolog
Invité

Dès qu’il y a un quelconque dégagement de méthane, que ce soit par un volcan ou par un troupeau de vaches, l’effet de serre revient systématiquement au galop. C’est lassant, d’autant que ces gaz à effet de serre là, nous, les hommes, n’y pouvons rien, sauf à bétonner les fumeurs et à mettre des bouchons au cul de ces pauvres bêtes.

Pastilleverte
Invité

CO2 = 0,04% de l’air (sec), le CH4 = 225 fois moins, ce qui le laisse au global 9 fois moins “nocif” environ pour l”ES” que le CO2 lequel est environ 66 fois mloins “nocif pour l’ES” que la vapeur d’H2O, principal GES et de très loin, conséquence : il faut impérativement arrêter de développer les piles à combustibles !.

ignorantus
Invité

N’y aurait-il rien à faire avec ces quelques 300° juste à coté d’une eau plus froide pour en tirer de l’énergie? Quoique à 1000 m de profondeur pas facile…

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