Batiments basse consommation en France : premier bilan

Deux ans après le lancement des appels à projets, l’Ademe tire un premier bilan positif des bâtiments basse consommation expérimentés en France.

Dans le cadre du PREBAT, programme de recherche et d’expérimentations sur l’énergie dans le bâtiment, l’Ademe accompagne ce secteur en apportant notamment son soutien à des opérations exemplaires.

Ces expérimentations ont en ligne de mire les objectifs nationaux définis pour le bâtiment.

  • Une rénovation accélérée du parc existant pour réduire les consommations énergétiques d’au moins 38 % d’ici 2020
  • La généralisation des bâtiments basse consommation dans le neuf, dès fin 2010 pour les bâtiments publics et tertiaire et dès fin 2012 pour tous les bâtiments résidentiels (réglementation thermique RT2012).

Dans ce contexte, des appels à projets ont été lancés depuis 2006 en partenariat avec la quasi-totalité des régions pour la construction ou réhabilitation de "bâtiments démonstrateurs à basse consommation énergétique (BBC)".

À ce jour, plus de 250 projets démonstrateurs ont été sélectionnés, représentant près de 550 bâtiments ou maisons soit près de 2200 logements et 105 bâtiments tertiaires. Ils  correspondent à 170 000 m² (bureaux, établissements de santé, d’enseignement et d’hébergement), indique l’Ademe.

60 d’entre eux portent en totalité ou en partie sur la réhabilitation de bâtiments existants. 4 projets concernent des bâtiments à énergie positive : ces bâtiments BBC produisent plus qu’ils ne consomment  grâce à l’emploi d’énergies renouvelables.

Pour l’Agence environnementale, les premiers bâtiments réalisés tiennent leurs promesses : le coût médian de construction des bâtiments neufs se situe ainsi à 1 450 euros HT/ m² soit environ 15 % supérieur au coût moyen de la construction. Près de la moitié des projets présentent des surcoûts inférieurs à 15 %. Certains ne présentent même aucun surcoût par rapport à des bâtiments qui auraient été construits suivant la réglementation thermique actuelle (RT2005).

L’Ademe souligne que la clé du succès se situe dès la conception grâce à un travail en partenariat entre l’architecte et un bureau d’études énergétiques.

Les bâtiments démonstrateurs du PREBAT permettront de diffuser les meilleures solutions et les techniques d’optimisation. Avec en ligne de mire une réduction des éventuels surcoûts engendrés par la future réglementation thermique. Ces surcoûts d’investissement pourraient être réduits de 5%, et amortis en 10 ou 15 ans grâce auxéxonomies de charge induites sur la facture énergétique, au coût actuel de l’énergie.

De nouveaux appels à projet régionaux seront lancés dans les prochains mois, notamment axés sur les bâtiments à énergie positive pour le neuf et la réhabilitation. Ceux-ci devraient permettre d’atteindre d’ici fin 2010, 1000 bâtiments et maisons démonstrateurs BBC ou à énergie positive.

Pour approfondir l’analyse des projets réalisés, l’agence contribuera au lancement prochain d’un observatoire du bâtiment basse consommation en partenariat avec le Ministère de l’Écologie et le collectif Effinergie. Une base de données des projets PREBAT sera mise en ligne dans le cadre de cet observatoire.

 

Partagez l'article

 



Articles connexes

Poster un Commentaire

5 Commentaires sur "Batiments basse consommation en France : premier bilan"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Eugene dauville
Invité

mais je demeure persuadé qu’il faudra entre 50 et 70 ans pour vraiment mettre à jour et renouveller tout le parc immobilier français(villas comme immeuble)car l’immobilier est ce qu’il y a de plus couteux pour les gens,surtout les pauvres et les modestes,ça va être long donc .

alain843
Invité

car presque la moitié de nôtre consommation énergétique est réalisée dans ce domaine. courage et persévérance

Denlaf
Invité

Il y a la production d’énergie et il y a les économies d’énergie. Les 2 sont importants,pas également pour l’instant. Quand les économies d’énergie seront à un niveau suffisamment élevé il deviendra évident qu’on pourra se permettre de faire des choix. Il sera alors possible de combler la plus grande part de nos besoins avec les EnR. Bien sûr que le nucléaire va continuer, mais la pression sera moins forte sur ce type de production d’énergie. N’en déplaise aux détracteurs de mes opinions présentées dans la quotidienne de ce 22 juin,le nucléaire deviendra une énergie — AU CAS OU —

Samivel51
Invité

L’article oublie de répondre à la question la plus importante: A-t-on constaté, in situ, une consommation d’énergie plus faible de ces logements? Et de combien?

Mell
Invité
Les résultats In-Situ seront longs et difficiles à Obtenir. En effet, si le bureau d’étude annonce une consommation de moins de 50kWh/m².an pour un bâtiment BBC-Effinergie, le processus de construction de ce bâtiment permet d’induire en erreur le résultat final. La perméabilité à l’air est donc très importante et les test d’étanchéïté de ce bâtiment à l’air doivent donc être pris très au sérieux. Les résultat vont donc tarder. Les trois-quarts des projets PREBAT sont en construction. Il va donc falloir attendre la fin de la construction de ces bâtiments et encore quelques années d’utilisation pour que de tels résultats… Lire plus »
wpDiscuz