Biomass to Liquid : rendement et maitrise des coûts

Dans les filières Biomass to Liquid (BtL), les procédés de gazéification de la biomasse de type Réacteur à Flux Entrainé (RFE) fonctionnent entre 1200°C et 1500°C.

Le refroidissement du gaz de synthèse est une étape primordiale de la chaine de procédé pour atteindre des températures compatibles avec les étapes aval de nettoyage. A ce jour, la technique de référence est la trempe à l’eau. Lors de la trempe 20% du CO contenu dans le gaz de synthèse est converti en CO2 non valorisable sous l’effet de la réaction de Water Gas Shift (Réaction du gaz à l’eau).

Un autre moyen de refroidissement est la trempe au gaz suivi d’un échangeur à haute température générateur de vapeur. Combiné à une injection d’hydrogène, elle permet d’éviter la Water Gas Shift et d’augmenter le rendement carbone. Le résultat des évaluations menées au CEA Liten montre que le rendement masse de biocarburant peut être fortement augmenté de 18% à 46%. Le rendement énergétique augmente lui aussi significativement, de 39% à 53%.

En revanche, l’ajout ou la production d’hydrogène dans le procédé renchérit le coût de production du carburant.

Plusieurs techniques de production d’hydrogène moins chères sont également en cours d’études comme l’électrolyse alcaline, l’EHT et le reformage du méthane.

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3 Commentaires sur "Biomass to Liquid : rendement et maitrise des coûts"

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Pastilleverte
Invité

Le CEA nous confirme donc que l’hydrogène est, très loins d’avoir réglé les problèmes spécifiques lui permettant d’être le vecteur d’énergie “propre, durale et économique” que certains nous claironnent à tort et à travers. Et si, et quand etc… un jour ce sera le cas, peut être (espoir, espoir !)

chelya
Invité

Vous êtes conscient que cet article ne traite absolument pas de la production d’hydrogène mais uniquement de son utilisation comme réactif ? Heureusement que le CEA LITEN n’a jamais affirmé qu’il était impossible de produire de l’hydrogène de façon industrielle parce que celà ferait franchement marrer Air Liquide…

Lionel_fr
Invité
Depuis que le pétrole a amorcé sa hausse (~2004) , on sait que l’injection d’hydrogène sera une étape majeure dans la fabrication des bio-carburants et on ajoute “mais ce sera long” . Un atome de carbone est tetravalent et peut donc établir une liason avec 4 autres atomes. L’hydrogène est monovalent et ne peut s’unir qu’à un seul atome dont il termine la liaison covalente. Les molécules d’origine biologique comme l’éthanol “consomment” des liaisons inutilement (CH3-CH2-OH) : elles contiennent trop de carbone, pas assez d’hydrogène et des atomes pas indispensables comme l’oxygène dans le cas des alcools. Le but est… Lire plus »
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