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Biomasse : Areva décide d’investir dans le charbon vert

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Areva, le groupe français du nucléaire a annoncé lundi l’acquisition d’une technologie permettant la production de charbon vert !

Basée sur le procédé de torréfaction Thermya, cette technologie en cours de déploiement commercial, produit à partir de biomasse du combustible végétal capable de se substituer au charbon d’origine fossile utilisé pour la production d’énergie thermique et d’électricité.

La torréfaction (ou dépolymérisation) de la biomasse est un traitement thermochimique visant à éliminer l’eau et à modifier une partie de la matière organique de la biomasse pour casser ses fibres. La biomasse torréfiée (ou charbon vert) présente de nombreux avantages dont la haute densité énergétique, l’hydrophobie, et la broyabilité accrue.

D’après Areva, cette opération lui permettra de renforcer son positionnement dans la production d’énergie avec "moins de CO2" et s’inscrit dans la stratégie du groupe d’élargir son offre à "fort contenu technologique dans les énergies renouvelables". Basée dans le sud-ouest de la France, cette activité compte une équipe d’une vingtaine de personnes.

"Cette acquisition renforce notre offre dans les énergies renouvelables et positionne Areva sur le marché mondial du charbon vert qui présente un très fort potentiel. Grâce à l’acquisition de cette technologie de torréfaction inégalée et forte des 35 années d’expérience de sa filiale Areva bioénergies, le groupe est particulièrement bien placé pour capturer une part significative du marché du charbon vert" a déclaré Luc Oursel, Président du Directoire d’Areva.

Enerzine a déjà eu l’occasion de parler de cette technologie. Nous vous invitons à la redécouvrir :

Le "charbon vert", combustible en plein développement : à lire  Thermya torréfie la biomasse non comestible : à lire


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    29 Commentaires sur "Biomasse : Areva décide d’investir dans le charbon vert"

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    Samivel51
    Invité
    Suis alle voir sur leur site: ils disent bruler 4% de leur production de biocoal pour faire tourner l’usine de torrefaction. Et que la torrefaction preserve 90% du pouvoir calorifique du bois. Soit un rendement global d’environ 85% hors transport et hors decoupe prealable du bois (sachant que le bois est generalement deja coupe eg. dechets de scierie). Ils disent egalement fixer les gaz organiques issus de la torrefaction sur du charbon actif. (je ne sais pas de quels composes il s’agit ni de Si c’est vrai, c’est pas mal. Et cela expliquerait l’interet d’Areva, qui a evidemment interet a… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    On avait déjà parlé du bilan sur un des articles antérieurs (cf. liens proposés par Enerzine), avec quelques questions sur la façon dont il était calculé. A noter, en y regardant comme vous de plus près sur le site Thermya, que la biomasse entrante doit avoir une humidité inférieure à 20%. Il faut donc prévoir du séchage en amont. Mais ça fait aussi de « l’eau » en moins à transporter vers la filière aval par rapport à de la biomasse brute, et des pertes en moins lors de la combustion. Bref, je pense que le bilan ne peut pas se réduire… Lire plus »
    b api
    Invité
    Il y a tellement de sources d énergie cachées dans nos « déchets », qu ils soient les déchets verts (ramassage des jardins) – et dans l élagage du bois – oro verde – ainsi que dans les eaux usées – l or brun je dirais… L or vert a un PCI voisin du bois, tandis que l or brun celui du schiste. Quand évidemment toute l eau a été retirée de la matière, ce qui « coûte » en perte d énergie utile entre 10 et 30%. Différents procédés existent pour récupérer déjà les déchets verts et bois divers, pour en faire des… Lire plus »
    bolton
    Invité

    Le séchage, s’il se fait comme pour la filière bois traditionnelle, se fait à l’air libre et ne consomme pas d’énergie, autre que celle du soleil bien sur…

    Sicetaitsimple
    Invité

    Pas évident à ma connaissance d’arriver à moins de 20% par séchage naturel, d’autant que on ne vise pas à mon avis  » la filière bois traditionnelle », qui là où elle existe a déjà des débouchés pour ses coproduits. Là, on est plutôt sur du traitement en ligne de ressources type plaquette ou résidus agricoles. Ca n’empêche pas un peu de stockage pour séchage en amont, mais ça va devenir complexe et couteux si il faut assurer une production à pleine charge tout au long de l’année.

    jymesnil
    Invité

    de plus en plus con 🙂

    Samivel51
    Invité

    Oui, moins de CO2 dans l’atmosphere puisque ce CO2 a ete preleve juste avant dans l’atmosphere lors de la croissance de la plante. Evidemment, cela n’est vrai que dans le cadre d’une exploitation durable des forets. Ou avec des dechets agricoles.

    Pastilleverte
    Invité

    c’est comme en Suède , sous prétexte qu’ils « brûlent » de la biomasse, dont pas mal de bois, on ne compte pas le CO2 émis à ce moment là, considérant qu’il a été préalablement stocké, ce qui est vrai. Or le renouvellement de la biomasse « bois » s’étale sur plusieurs décennies, et en attendant tout rejet devrait être considéré comme… un rejet. Idem pour le charbon, aussi « vert » soit il.

    Samivel51
    Invité

    C’est un cycle permanent. A l’heure ou nous parlons, le soleil brille sur toute la Suede et les vegetaux stockent du CO2, dans les clairieres recemments coupees comme dans les forets qui seront coupees plus tard.

    Samivel51
    Invité
    La legislation n’a rien a voir dans ce qui est une realite physique: si vous brulez du bois dans le cadre d’une exploitation forestiere durable, le bilan CO2 est neutre. Par contre, je suis d’accord avec vous sur le fait que les filieres biomasse n’ont pas toujours un rendement global terrible, ni une logique ecologique evidente (quand on brule en Allemagne des pellets de bois venant des Appalaches, par exemple, comme je le lisais recemment). Et je suis egalement d’accord avec vous qu’une exploitation forestiere intensive, mono-culture et mal geree (comme l’ONF aime le faire, avec des plantations d’epicea ou… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    nos amis allemands souvent cités en exemple seraient des destructeurs de la planète!!! Parce que coté biomasse, ils s’en donnent à coeur joie, voit slides 10 et +: C’est juste du mais intensif, c’est cool, c’est ça l’explication?

    Sicetaitsimple
    Invité
    Monsieur, je m’apercois que vous nous balladez depuis plusieurs années avec vos 88% (votre dernier chiffre)de fossile+ fissile en Allemagne. Alors certes il est facile de jouer sur les mots et de laisser penser que les 12% qui restent sont des renouvelables sans émissions de CO2. Certes, la biomasse n’est ni fossile ni fissile, et vous avez voulu jouer sur cette définition. Heureusement, Chelya nous rappelle ci-dessus qu’elle n’est pas neutre et de très loin. Bref, les 8% de biomasse dans le mix energétique Allemand pourraient bien s’avérer être emetteurs nets de CO2, peut-être à hauteur de la moitié, je… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    pour M. DAN1 A noter que nos amis Danois, avec 11% de leur leur energie primaire via de la biomasse ne sont pas non plus à la fête de Chelya.

    Dan1
    Invité

    Achhh… ça y est quelqu’un de particulièrement perspicace vient de découvrir la supercherie. Bon, j’avoue tout : Depuis des années je n’ai cessé de défendre les intérêts de l’Allemagne en dissimulant habilement une bonne partie de ses émissions de CO2. Le lignite m’a permis de masquer la biomasse. Seulement Chelya veille au grain et il fourni les éléments confondant que Sicetaitsimple a saisi au bond. Alors oui l’Allemagne possède un mix énergétique particulièrement émetteur de CO2 à plus de 92% !

    Sicetaitsimple
    Invité

    Mais non, dans les 92% y’a du fissile qui n’émet pas de CO2….C’est la deuxième fois….

    Sicetaitsimple
    Invité

    c’est qu’il faut toujours qu’ils en rajoutent….

    Dan1
    Invité

    Bon, bon j’avoue, j’ai déjà les mains sur la tête. L’Allemagne n’a pas un mix à plus de 92 % émetteur de CO2 grace au nucléaire qu’elle a gardé. Ouf heureusement qu’il y a du FISSILE. Je l’ai bien dit ?

    Sicetaitsimple
    Invité

    C’est bon pour moi, mais il faudrait quand même avoir l’avis de Chelya… C’est quand même lui qui dit que les statistiques sont pipautées et que la biomasse ça emet du CO2. Le verdict est repoussé à quand Chelya le voudra… En attendant, je vous propose cette étude (pas d’avis personnel, juste trouvée) sur la biomasse en Allemagne.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Vous êtes acquitté! En fait ce qu’il faut savoir c’est que la combustion de biomasse ne « produit pas » de CO2 en Allemagne, mais qu’elle en produit en France.

    Yop
    Invité
    Le but final de ces de mettre cette biomasse dans des centrales électriques de grande puissance en cocombustion avec du charbon, afin de gagner des quotas CO2 et on l’espère émettre moinhs de CO2 d’origine fossile. Actuellemenbt ca se fait déjà beaucoup avec des pellets issus de bois, ou le bois est simplement séché, broyé et « pelletisé ». Ce procédé est très simple. et permet d’obtenir des pellets à 10 % d’humidité. Le procédé de de torréfaction semble permettre d’obtenir des pellets à 1 % d’humidité, avec une densité énergétique plus importante 5 kWh/m3 contre 3 kWh/m3. Le procédé est nettement… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    hier 12h20 « la biomasse emet du CO2 et doit donc être comptée comme telle » Chelya dixit…. Sauf en Allemagne… On est bientôt dans le nuage à la frontière, si ça continue!

    Sicetaitsimple
    Invité

    Si j’ai bien compris votre argumentation, les Danois vont avoir un peu de mal à justifier une baisse de leurs émissions de CO2. Parce que là, ce n’est presque que de l’importation, vous aurez du mal à nous faire croire qu’on parle de sciure produite localement et de valorisation de déchets. 90% d’imports, quand même. Mais non, je me trompe, les Danois sont en fait des bienfaiteurs de l’humanité et aident les autres pays à éliminer leur sciure dont ils ne sauraient que faire sans les Danois.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Si vous voulez voir comment on fabrique de la sciure à partir d’allumettes, c’est ici:

    vince59
    Invité
    Le probleme avec le bois de construction c’est que le plus souvent c’est du bois traité: peinture, vernis etc… on peut le bruler mais..dans une usine d’incinération car il est, a juste titre, considéré comme un dechet polluant. Une des solutions serait éventuellement de le gazéifier, car la gazéification génére moins de polluants que la combustion et ceux ci sont plus facilement neutralisable. Ayant travaillé sur le sujet (centrale de cogénération biomasse) il est certain qu’une centrale biomasse n’est pas sans impact sur l’environnement mais elle présente l’avantage de produire de facon constante (~8200h/an) et qu’elle reste quand meme plus… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    Pour fixer les idées à propos des performances des européens dans le domaine de la biomasse solide, je vous conseille de lire le baromètre Observ’ER n° 206 de novembre 2011 : Nous y apprenons que l’Allemagne et la France sont au coude à coude en tête des 27 de l’UE pour la production d’énergie primaire à partir de biomasse solide (respectivement 12,23 Mtep et 10,48 Mtep en 2010). Rapporté au nombre d’habitants, nous sommes même devant l’Allemagne avec 0,162 tep /hab. (12ième sur 27) contre 0,15 pour l’Allemagne (14ième sur 27). La France est légèrement au dessus de la moyenne… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Plutôt que de sortir votre blague à deux balles sur un autre fil ( » les éléments de langage de votre employeur »), il eut été plus interessant d’appronfondir ici vos théories sur la biomasse qui est neutre (en CO2)en Allemagne alors qu’elle ne l’est pas chez ses voisins…. Mais on est habitué à un service après vente complètement défaillant….Courage, fuyons!

    Man
    Invité
    « La production de biocoal approvisionnera des centrales thermiques au charbon situées à proximité, leur permettant de réduire leur consommation de charbon fossile et par là, leur empreinte CO2 ». Cette Phrase est juste fausse. Le CO2 rejeté de la biomasse est équivalent à celui rejeté par le charbon et accroit donc l’éxedent de CO2 dans l’atmosphère. Quand on voit qu’il faut des discussions entre expert dans des commissions au niveau européen pour s’en rendre compte, çà fait froid dans le dos. La nature a piégé le carbone dans le pétrole, le charbon ET LES ARBRES et nous faisons juste l’inverse. Ce… Lire plus »
    airsol
    Invité

    Que l’on compte le CO2 en posif aux centrales pour le compter en negatif aux forestiers n’est qu’un problème comptable. Laisser pourrir le bois en forêt (ou ailleurs) degage autant de CO2 que le bruler en centrale C’est ainsi que les forêts primaires ne jouent aucun rôle dans la capture du CO2, on dit que leur bilan carbone est équilibré (globometer)

    Sicetaitsimple
    Invité
    « Comment arriver à produire de l’énergie tout en piégeant le carbone »? Il y une solution, très à la mode sur le papier, c’est la combustion de biomasse plus captage et stockage de CO2. On pompe du CO2 dans l’atmosphère par la croissance de la biomasse, on brûle, on capte,et hop, au fond du trou. Bon, en termes de bilan énergétique et de prix de revient de l’énergie finale, c’est à ma connaissance pas le top….. Mais ça permettait en théorie de stabiliser voire même faire baisser la concentration en CO2 dans l’atmosphère. C’est pas beau? La CSPE n’a encore rien… Lire plus »
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