Bourgogne-Franche-Comté : “un potentiel éolien important encore inexploité”

« La région Bourgogne mène, depuis plusieurs années, une politique volontariste en faveur de l’éolien. Pourtant, avec le nouveau découpage administratif, la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté se classe 10ème région française sur 13, avec 379 MW éoliens installés au 31 décembre 2015.

Sachant que le Schéma Régional Eolien de Bourgogne fixe un objectif de 1500 MW éolien d’ici 2020, et celui de Franche-Comté vise 600 MW, le développement de l’énergie éolienne représente donc un potentiel riche pour le territoire.

Ce dernier a su se montrer depuis longtemps très investi pour le développement de l’éolien, en témoignent le dynamisme du développement et de la construction de parcs éoliens au cours de 2015, la présence d’industries de fabrication de pièces d’éoliennes, mais aussi et surtout les 1000 emplois éoliens déjà répertoriés dans la région. A la lumière de la loi de transition énergétique et de l’Accord de Paris, la grande région Bourgogne-Franche-Comté a donc tout intérêt à poursuivre dans cette voie.

La région comporte de nombreux enjeux liés à la protection des paysages et du patrimoine.

Cependant, la somme de ces enjeux et des servitudes, ainsi que sa topographie relativement simple, permettent encore un développement de l’éolien. Par ailleurs, on y trouve davantage de surfaces éligibles à l’éolien que dans d’autres régions françaises.

De plus, si la Bourgogne-Franche-Comté reste une région moins ventée que les championnes françaises de l’éolien, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, la progression de la technologie des éoliennes permet d’exploiter aujourd’hui beaucoup mieux le niveau de gisement de vent de cette région.

En 2016, OSTWIND a décidé de contribuer à ce dynamisme afin de poursuivre la transition énergétique et asseoir la filière éolienne en Bourgogne-Franche-Comté. C’est pourquoi notre entreprise a choisi de rejoindre le très dynamique cluster Wind For Future et a déjà pris contact avec un certain nombre de territoires pour les assister dans le développement de leurs projets éoliens. Nous sommes convaincus qu’en mettant notre expérience et notre expertise à la disposition des territoires de Bourgogne-Franche-Comté, nous pourrons les aider à se saisir de la transition énergétique, et à agir local, en pensant global ».

Didier Schlienger, Directeur Adjoint d’OSTWIND

A propos d’OSTWIND
Pionnier de l’énergie éolienne, OSTWIND est parmi les premiers développeurs indépendants de projets éoliens français. La société est à l’origine du plus grand ensemble éolien de France, situé sur la Communauté de Communes du Canton de Fruges, dans le Nord-Pas-De-Calais, comptabilisant 70 machines. OSTWIND, c’est 120 éoliennes d’une puissance totale de 255 MW installés et une capacité d’approvisionnement de 255 000 personnes, soit l’équivalent de la ville de Montpellier.

( src – CP – Ostwind )

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20 Commentaires sur "Bourgogne-Franche-Comté : “un potentiel éolien important encore inexploité”"

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Guydegif(91)
Invité
Analyse encourageante: – Schéma Régional Eolien de Bourgogne fixe un objectif de 1500 MW éolien d’ici 2020, et celui de Franche-Comté vise 600 MW, le développement de l’énergie éolienne représente donc un potentiel riche pour le territoire. – on y trouve davantage de surfaces éligibles à l’éolien que dans d’autres régions françaises. – la progression de la technologie des éoliennes permet d’exploiter aujourd’hui beaucoup mieux le niveau de gisement de vent de cette région. – En 2016, OSTWIND a décidé de contribuer à ce dynamisme afin de poursuivre la transition énergétique et asseoir la filière éolienne en Bourgogne-Franche-Comté. – Financement… Lire plus »
bmd
Invité
Réjouissons-nous, bientôt chaque Français ne vivant pas en ville, sera cerné par des éoliennes de 150 mètres de haut formant un cercle de 500 mètres de rayon autour de sa maison, gâchant tous les paysages qu’il aime, et visibles jour et nuit, sauf par temps de brouillard, dont il sera tenu de payer le courant intermittent à un tarif de 4 fois le prix de marché de l’électricité. Son atmosphère, comme en Allemagne, sera polluée par les centrales à charbon qui seront nécessaires pour compenser leur intermittence. N’aurions-nous pas avantage à importer le courant que sont obligés de brader les… Lire plus »
Joseph
Invité
Oui, réjouissons-nous. A ce rythme, la Bourgogne sera dévastée. A moins que d’ici quelques années (2 ou 3 ans), les premières installations fassent faillite. Les résultats du “parc” de Saint Seine l’Abbaye sont désatreux et accusent un déficit de près 35 millions d’Euros. Les prévisions énergétiques ont été majorées de plus de 35%.. pour faire miroiter les communes et les heureux propriétaires. Qu’ils sachent, ces heureux propriétaires, que le futur démantèlement sera à leur charge. Enfin non, à la charge de tous, à moins qu’on laisse en place ces magnifiques éoliennes qui se fondent dans le paysage bourguigon, la région… Lire plus »
6ctsimple
Invité

Le coup des éoliennes (ou autres moyens intermittents) qui permettraient d’éviter la construction de lignes HT, faudra quand même que ameniez quelques éléments ou exemples….

Tech
Invité

oui arrêtons les subventions tel le budget de l’epr dépassé de plusieurs milliards! au moins les éolienne ça rempli un paysage où pour des raisons de rentabilité des agriculteurs toutes les haies ont été enlevées!!! vous trouvez ça plus beau un horizon sans arbres ni arbuste à plusieurs km jusqu’à l’horrizon !

6ctsimple
Invité

j’avais mal lu… Et vous pensez à quoi par exemple en termes de “solutions originales de production locale d’électricité”?

6ctsimple
Invité

Et même si je ne vois pas très bien à quels procédés vous faite référence, sans même parler de leur date de pénétration commerciale, en quoi ça réduirait le besoin de réseau THT?

nature
Invité

La Bourgone et la Franche-Comté sont des plus riches en sites historiques . On sait le mépris affiché pour ces valeurs par les esprits utilitaristes . Qui saura dire l’importance économique et affective de ce patrimoine ?

6ctsimple
Invité

..n’est pas coutume, je vais vous renvoyer vers la fameuse “étude Ademe 2050”. Vous y verrez que malgré une production répartie, sans besoin de refroidissement et plus proche des villes, malgré des capacités de stockage importantes, et malgré une consommation supposée en baisse significative, “la capacité d’échange interrégionnale (bref la THT) augmente de 36% entre 2013 et 2050. C’est au paragraphe 4.4. Ca peut vous paraitre contre-intuitif, mais c’est comme ça.

6ctsimple
Invité

Vous parliez de réseau THT (“je dis bien “localement” pour éviter la construction de centaines de pylonnes à 400.000 volts qui gacheraient aussi les paysages que vous aimez autour de votre maison”). Je répondais sur ce thème. Mais on peut aussi parler de stockage et de nucléaire…C’est juste un autre sujet.

6ctsimple
Invité

“en cas de vent sur la baltique, l’allemagne a peu de chance d’acheter nos surplus d’électricité”. C’est exact mais s’il n’y a pas de vent sur la Baltique ça peut être différent. Notamment lorsqu’ils auront fermé leur nucléaire, d’ici 6 ans. Et là, il faut bien du réseau THT, on n’est plus dans le “local”.

6ctsimple
Invité
“combien coûterait l’arrêt d’une centale nucléaire deux à trois fois par semaine aux heures creuses je ne parle pas de la perte du chiffre d’affaires mais de l’usure du matériel et du risque de catastrophes” – l’arrêt “2 ou 3 fois par semaine” n’existera jamais à court terme, dans certains cas c’est une fois par semaine généralement le WE, pour quelques unités sur 58. tout cela est disponible sur le site de RTE. Les autres font de la variation de charge si nécessaire. – avant que celà ne puisse arriver pour cause de renouvelables “envahissants”, certaines unités auront été fermées,… Lire plus »
6ctsimple
Invité

L’Allemagne a un gros boulot à faire concernant la capacité de transit entre le Nord et le Sud. On va espérer qu’elle réussisse, car en même temps ça pourrit la vie de ses voisins “electriques” qui subissent les fameux épisodes de prix négatifs ou très bas dont parfois certains se réjouissent sur Enerzine…..sans parler des des problèmes techniques plutôt avec ses vosins de l’est ( loop flow…) De l’electicité “de gros” pas trop chère, c’est souhaitable, des prix aberrants c’est débile…. De toutes façons c’est le consommateur qui paye au bout du compte ces anomalies.

trimtab
Invité
“…en raison des oppositions à la construction de lignes THT…..” En effet, ce n’est pas très gracieuse une ligne THT de plusieurs centaines de kilomêtres…..mais ces besoins de ‘Bulk Power Transfer’ entre régions peut êtte envisagé avec des lignes HVDC enterrées, bien que cela va surement coûter ‘un bras et demi…! Mais est ce que ‘le prix à payer’…? …….ou, pour réduire ce coût, des lignes en ‘surface’, type ‘canalisations techniques’, suivant en ‘parallel’ sur les cotés des infrastructures existantes tels que routes et chemins de fer…….et pourquoi pas…..posés au fond des rivières…..? ….vu que, comme nous, les amateurs inconditionnels… Lire plus »
enerc77
Invité

Si on prend comme référence le coût de la ligne HVDC enterrée France – Espagne de 2GW ouverte récemment on est aux alentours de 1Mds d’€ pour 2GW et 100km. Cela parait énorme, mais avec 10Mds d’€ (coût du protytype EPR FA3) on échange 20GW à 100 km de nos frontières. 60 GW avec Cigeo. Ou seulement 6GW sur 1000 km. D’où l’utilité d’un maillage régional et européen concerté.

lionelfr
Invité
Juste comme ça en passant : C’est étonnant de voir que le vent souffle souvent le dimanche. Et comme la consommation est basse le dimanche, la grosse production éolienne pèse plus lourd dans le mix qu’un autre jour. Et comme on adore faire du chiffrage à deux balles, on met en avant le “taux de couverture” , calcul complètement biaisé qui ajoute bètement des “pourcents” de production éolienne heure par heure. Evidemment les taux sont hauts le dimanche. La même production un mercredi aurait donné un taux plus bas mais non , on fait la somme des pourcents sans se… Lire plus »
I. lucas
Invité

>comme la consommation est basse le dimanche, la grosse production éolienne pèse plus lourd dans le mix qu’un autre jour. >Et comme on adore faire du chiffrage à deux balles, on met en avant le “taux de couverture” , calcul complètement biaisé qui ajoute bêtement des “pourcents” de production éolienne heure par heure. Puis on divise par le nombre d’heures ma bonne dame Vous avez raison… malgrès de mauvais arguments! Aussi longtemps que la puissance installée de l’éolien sera faible, (disons

6ctsimple
Invité

Il suffit par exemple de regarder la semaine 7 en Allemagne pour s’en convaincre: Et pourtant l’allemagne n’est pas encore à 20% de production d’origine éolienne (plutôt 15 l’année dernière)

I. lucas
Invité

Et le problème du jour( du mois?, de l’année? des 5 années à venir?) ce sont les surcapacités de production électriques dues, par ordre décroissant : à la désindustrialisation particulièrement en France à la faiblesse de la croissance économique aux économies d’énergies qui commencent à devenir une réalité aux développement des ENR subventionnées Est on en train de quitter l’économie de marché dans le secteur électrique?

trimtab
Invité
“……Et le problème du jour( du mois?, de l’année? des 5 années à venir?) ce sont les surcapacités de production électriques dues…..” Si aujourd’hui on peut constater une certaine notion de ‘surproduction’ éléctrogène au niveau Francais, voir Européenne, ou même ‘continentale’, quant serait elle dans 10 ans ou 20 ans quand on aura appris, et fait du réseau neccésaire (interconnexions etc – si cher a certains débats animés ici sur enerzine..!) pour distribuer au mieux le jus là ou on a besoin….car pour le moment c’est plus le cas de ‘the wrong amount, in the wrong place, at the wrong… Lire plus »
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