Brésil : un airbus A320 carbure au jatropha

Le premier vol expérimental en Amérique latine à utiliser du biocarburant a été réalisé avec succès par TAM, la plus grande compagnie aérienne du Brésil.

Dans un communiqué on apprend que le vol d’une durée de 45 minutes a eu lieu lundi, au large de Rio de Janeiro, à bord d’un Airbus A320 alimenté par du biofuel, un mélange entre du biocarburant (jatropha) et du kérosène (fuel).

Plusieurs compagnies ont collaboré à cet essai expérimental dont TAM, Airbus, et le fabricant de moteurs CFM International, qui lui-même avait lié un partenariat entre General Electric et la société française Snecma.

Ce vol n’est pas le premier du genre, puisque 6 autres l’ont effectué depuis février 2008. Ainsi, Continental, Japan Airlines, Virgin Atlantic, Air New Zealand et KLM ont mené des expériences identiques mais avec parfois des biocarburants différentes : jatropha, huile de coco, algues et huile de cameline.

Le président de TAM, Libano Barroso espère créer à terme « une plateforme brésilienne pour le bio-kérosène d’aviation renouvelable ». Par ailleurs, il pense que la culture du jatropha ne menace pas la production alimentaire du fait qu’elle «peut être plantée le long des pâturages et des cultures vivrières».

Enfin, des  études ont montré que les biocarburants à base de jatropha produisaient de 65 à 80 % de gaz carbonique en moins que le kérosène classique.

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15 Commentaires sur "Brésil : un airbus A320 carbure au jatropha"

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Adc
Invité

Ca ressemble quand même à de la communication plus qu’à une vraie démarche stratégique… De plus, même si “ça ne menace pas la production alimentaire”, ça reste choquant de cultiver, d’arroser des plantes qui finiront en carburant quand des gens meurent encore de faim dans le monde.

michel123
Invité

Même si le jatropha pousse dans des sols pauvres et supporte la sécheresse il necessite de grandes quantités d’eau pour produire correctement . De nombreux arbres produisant par exemple des denrées comestibles (cocotier par exemple )ont les mêmes propriétés. Et si la filière est rentable , la culture se fera en plantations classiques qui occuperont des terres cultivables. A la limite ,tant qu’à occuper de l’espace , l’huile de palme produit plus d’huile à l’hectare et produit des résidus de presse utilisables en combustible pour les paysans ou en matèriel biologique utile pour amender les sols.

indianagrenoble
Invité

Cuit-Cuit ! les petites oiseaux

Nonmaisdisdonc
Invité

60 à 85% en mois a la consommation… et combien pour produire ce carburant ? De plus, je vois mal une exploitation “industrielle” de cette ressource verte se contenter d’être organiser en peripherie des cultures vivrieres. Pour le Bresil qui veut affirmer son leadership dans le production de biocarburant et organiser la manne financière de cette exploitation, je pense plutôt que c’est stricto sensus une opportunité financière avant que d’être une veritable volonté ecologique.

Pastilleverte
Invité
le transport aérien émet entre 2 à 3 % du CO2 “anthropique”, lequel ne représente que 4% du CO2 émis dans l’atmosphère. Les sauts technologiques permettent encore d’envisager une réduction de consommation des avions de -15% tous les 10 ans, et cerise sur le gâteau : à force de culpabiliser les gens qui osent prendre l’avion pour oser aller au bout du monde (mais qu’ils restent donc chez eux devant leurs ordinateurs,les data centers étant responsables de + de 5% des émissions de CO2 anthropiques), disais-je donc, le rythme de croissance du transport aérien, soit-disant exponentiel, va devenir une droite… Lire plus »
moise44
Invité
Oui, la somme globale de 5 % est un chiffre qui ne veut pas dire grand chose. Mais si vous le ramenez aux émissions/hab, le chiffre est bcp plus conséquent puisqu’il suffit de prendre l’avion une fois/an pour émettre la totalité de ce que nous devrions émettre en un an sans le prendre ! “va devenir une droite de plus en plus plate” Cela ne veut rien dire !Réfléchissez, on ne peut pas sire que la croissance de l’aerien est une droite, mais en plus même si la croisance ralenti, il ne faut pas effacer ce qui s’est passé avant… Lire plus »
Babase
Invité

Il faudrait juste savoir combien d’hectare de jatropha nécessaires pour ce simple vol de 45mn pour recadrer un peu la dimension très énergivore de l’aviation. Et se dire qu’on va devoir s’en passer (enfin comme 95% de la population…).

Jackber
Invité
Etant agriculteur, je me permets ce commentaire. J’ai déjà testé la culture de caméline ou tournesol en deuxième culture derrière blé la même année. Ca marche plutôt bien donc on peut dire qu’il est possible de produire des agrocarburants sans conccurencer l’alimentaire. Celà dit, il est impératif d’envisager celà en Semis-Direct pour avoir un bilan carbone favorable, et bien sûr ce n’est possible que dans des régions suffisament chaudes et en zone irrigable ( je suis en Sud Vendée), quoique la caméline est aussi envisageable en secteur non irrigué ( expérience concluante). Il faudra travailler avec des variétés précoces. De… Lire plus »
Cramelas
Invité
Assez de la diabolisation des bio-carburants ! Les voilà responsables de la faim dans le monde, non mais de qui se moque-t-on ? Et vos vêtements ils sont en quoi ? En coton sans doute. Pourtant jamais on ne dit que cultiver des plantes pour faire du textile c’est concurencer l’alimentaire. D’ailleurs il serait bon de s’interrroger sur l’efficacité des chaînes alimentaires, quand 50% de ce qui est produit n’est pas consommé. Rien que quand on voit tous les stocks invendus que les supermarchés envoient dans les décharges, ça laisse songeur. Et puis en quoi cultiver du jatropha qui ne… Lire plus »
Mamouth
Invité

Merci de ce témoignage.

Mamouth
Invité

Je ne suis pas un grand partisan des agrocarburants, mais j’aimerais connaître les sources des chiffres que vous avancez.

moise44
Invité
Comment pouvez vous apeler ces carburant “bio” ? Je suis désolé mais a mon sens le bio c’est trvailler avec la nature sans intrants pétro-chimiques tels que les engrais ou les pesticides. Sachez par ailleurs que bon nombre de nos vêtements sont effectivement en coton mais pas forcément entièrement : regardez les étiquettes (si il y en a encore, parce que les règles de l’omc n’obligent plus a indiquer la provenance, empêchant ainsi tout boycot par les consommateurs qui veulent lutter au quotidien), celles c-i indiquent souvent la présence de polyster ou de dérivés de la plasturgie pétro-chimique… Mais encore,… Lire plus »
andre
Invité

Tous ces beaux commentaires seraient peut être différents si la proportion de biocarburant dans le mélange avait été indiquée. S’il s’agit de quelques% ce n’est qu’un peu de pub !!

Du collectif
Invité

André a raison de rappeller qu’il manque une donnée: Celle de la proportion de biocarburant dans le mélange. Faible impact,s’il s’agit seulement de quelques %,et dés lors,ce n’est plus que de la “Com”! Biocarbs

Pastilleverte
Invité
@mammouth quels chiffres , 2 à 3 % CO2 avion et 5% data centers c’est ce qui est sorti dans le dernier rapport du GIEC Les 4% anthro versus “naturels”, diverses sources, voyez wikipédia Les progrès technologiques conso avions, voir Boeing et Airbus (mais les motoristes sont primordiaux, General Electric, Pratt & Witney et Rolls Royce. @ andré et du collectif : en général ce genre d’execie se pratique avec un mélange 50/50 jet A1 classique (kérosène 100% pétrole) et bio/agro carburants (selon que algues ou cameline, ou jatropha ou autres) pour de simples raisons de sécurité. Si les tests… Lire plus »
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