Canne à sucre : le Sénat valorise le prix du kWh

Jeudi, les sénateurs ont soutenu à l’unanimité un amendement qui valorise le prix du kWh produit à partir de bagasse de canne à sucre. Une mesure destinée aux DOM, et plus particulièrement à la Réunion.

Cet amendement, proposé par le sénateur M. Virapoullé, stipule que le kWh sera fixé "à un prix incitant à la valorisation et au développement de cette source d’énergie renouvelable au détriment des ressources fossiles. Ce prix tient compte des coûts évités par rapport à l’utilisation d’énergies fossiles."

"L’île de la Réunion fait office de pionnier dans la valorisation de la bagasse," a fait valoir le sénateur, indiquant que "sur les quelques 1 800 000 tonnes de cannes récoltées par les 4 000 planteurs et réparties sur plus de 26 000 hectares, plus de 500 000 tonnes de bagasse sont consacrées à la production de 275 Gwh d’électricité."

"Cette production électrique, alliant la culture traditionnelle à la modernité, permet de satisfaire près de 12 % de la consommation d’électricité à la Réunion" a-t-il ajouté. Elle permettrait d’éviter le rejet de 300 000 tonnes par an, tout en valorisant entièrement la canne à sucre.

Or, "force est de constater que le prix du Kwh produit à partir de la bagasse est 2 fois moins valorisé que le charbon, plus de 6 fois moins que le Kwh produit à partir d’autre biomasse et de 13 fois moins que celui produit à partir de l’énergie photovoltaïque",  pointe le sénateur.

La loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité fixe en effet une puissance maximale de 12 megawatts pour les centrales bénéficiant du tarif de rachat. Une puissance que dépassent les centrales réunionnaises.

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