Centrale Barrancones : GDF-Suez doit revoir ses plans

Le gouvernement chilien et le groupe GDF-Suez ont trouvé un accord pour modifier l’emplacement d’un projet de centrale thermique, suite aux craintes de voir ce projet porter atteinte à l’intégrité de la réserve naturelle abritant notamment des pingouins menacés d’extinction**.

Mardi dernier, des manifestations ont eu lieu dans la capitale – Santiago – après le feu vert de la commission de l’environnement de la région de Coquimbo pour la construction de la centrale de Barrancones, d’une capacité de 540 mégawatts et dont le coût approche les 1,1 milliards de dollars.

Le président du Chili, Sebastian Pinera a déclaré qu’un nouvel emplacement, dont le nom n’a pas divulgué, restait l’idéal pour protéger la réserve naturelle, située dans le nord du Chili.

De son côté, le groupe GDF-Suez a déclaré dans un communiqué qu’il se conformerait aux décisions des autorités chiliennes. Le choix d’un nouvel emplacement pour la centrale thermique aura certainement pour conséquence de retarder le projet.

La hausse de la demande énergétique du pays met le président chilien dans une situation délicate car pendant sa campagne, il avait promis de s’opposer à tous projets qui constituaient une menace pour la nature, les communautés ethniques ou encore la qualité de vie.

Selon les analystes, bien que Mr. Pinera, arrivé au pouvoir en mars 2010, s’est engagé à protéger l’environnement, il pourrait bien choisir de porter des projets clés pour satisfaire les besoins énergétiques du pays.

** La réserve naturelle abrite des pingouins de Humboldt en voie de disparition et de petites loutres appelées "chungungos", tandis que les baleines et les dauphins occupent un espace marin, à proximité du site.

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