Centrales électriques et micro-algues : la symbiose

La société israélienne Seambiotic expérimente depuis plusieurs année la production de micro-algues destinées à produire des biocarburants ou des compléments alimentaires. Mieux, la culture des algues peut être directement associée à la production d’électricité, en absorbant les émissions de carbone issues de la combustion.

Seambiotic explique avoir testé la production de plusieurs espèces, susceptibles de produire des biocarburants, ou de servir de complément alimentaire pour l’alimentation humaine ou animale.

La ferme pilote implantée près de la ville d’Ashkelon, en Israël, fonctionne en étroite collaboration avec la compagnie d’électricité Israeli Electric Corporation, faisant ainsi d’une pierre deux coups : les algues se nourrissent des gaz émis par la centrale réduisant ses rejets issus de la combustion dans l’atmosphère, et produit des biocarburants qui peuvent être utilisés pour l’exploitation de la centrale.

Seambiotic précise que la culture d’algues, contrairement a celle du maïs ou de la canne à sucre ne sacrifie pas de cultures alimentaires au profit des biocarburants.  Elle se trouve particulièrement adaptée aux régions côtières arides, pour peu qu’elles disposent d’un ensoleillement suffisant à la croissance des algues.

Seambiotic a annoncé cette semaine la création d’une entreprise commune avec Inventure Chemical, destinée à prouver la viabilité à grande échelle de la culture d’algues. Seambiotic apportera ses espèces à haut rendement nourries au CO2 et Inventure son procédé de conversion des huiles végétales en éthanol, en biodiesel et autres produits chimiques

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4 Commentaires sur "Centrales électriques et micro-algues : la symbiose"

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Guydegif(91)
Invité

Bravo aux Seambiotic boys & girls ! QQ belles idées réfléchies et mises en oeuvre dans ce projet !Belle éthique: ” …ne sacrifie pas de cultures alimentaires au profit des biocarburants.”Bonne continuation à l’échelle industrielle !A émuler ailleurs…dont en France…Why not?A+ Salutations Guydegif(91)

Francis
Invité

Pour humains ou moteurs ? il faudra bien choisir ! ces micro algues ,dont certaines ne sont que des bactéries ,ne sont pas seulement d’excellents “compléments” alimentaires ,mais peuvent une base solide pour une alimentation du futur,moins carnée ,moins avilissante pour notre espèce et bien meilleure pour notre santé et celle de la planète . Développons ces recherches dans cette optique .

Maes
Invité

Commet d’ab la France realise trop tard qu’il faudra se bouger avant que le petrole arrive à 200 euros barril. Comme on est vraiment pas loin et cela sera une catastrophe mayeur, il faudrait que l’état ouvre les portes aux PME-PMI et arrete de subventionner les grands groupes toujours plus gourmands et que à l’image de TOTAL s’en fichent du prix du noir pourvu qu’ils gagnent du fric pour ses actionnaires, 12 milliards en 2007et 0,1 % d’investissement en enrgies renouvelables genre l’alternative algues. Si cela n’est pas ridicule, allez voir alleurs!

Raminagrobis
Invité

“conversion des huiles végétales en éthanol” c’est possible ça? oOils ne produisent pas plutôt l’éthanol avec les glucides de l’algue ?De toute façon, pour convertir l’huile en biodiesel il faut un alcool (de l’ordre d’ 1kg pour 10 k d’huile), en général en emploie du méthanol pétrochimique, mais le prix de celui ci flambe, donc c’est tout bénef d’employer de l’éthanol à la place

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