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C’est la faute à la pluie, ni plus, ni moins

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Lorsqu’une goutte de pluie tombe, sa chute à travers l’air produit une friction ; Des chercheurs ont pu estimer la quantité d’énergie que ce phénomène retirait de l’atmosphère et il s’avère que c’est une composante majeure du budget énergétique global de l’atmosphère.

Olivier Pauluis et Juliana Dias de l’Université de New York ont calculé à partir de données satellites que l’énergie cinétique se dissipe de l’atmosphère à une vitesse moyenne de 1,8 watt par mètre carré entre les latitudes sud et nord de 30 degrés suite à la friction induite par la précipitation. Cette dissipation d’énergie est du même ordre de grandeur que celle due à la turbulence atmosphérique.

Ainsi, l’augmentation des chutes de pluies, ce qui est attendu en raison du réchauffement de la planète, pourrait atténuer la circulation atmosphérique.

Dans un article Perspective associé, Dargan Frierson dit qu’il faudra plus de travaux pour déterminer la probabilité d’un tel phénomène mais note que le cycle hydrologique est l’un des éléments du système climatique qui change le plus rapidement avec le réchauffement global.

« Satellite Estimates of Precipitation-Induced Dissipation in the Atmosphere » par O. Pauluis de l’Université de New York, NY ; J. Dias du Earth System Research Laboratory (ESRL) et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) à Boulder, CO.


« Frictional Dissipation—Blame It on the Rain » par D.M.W. Frierson de l’Université de Washington à Seattle, WA.


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    5 Commentaires sur "C’est la faute à la pluie, ni plus, ni moins"

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    Teredral
    Invité

    Je ne vois vraiment pas pourquoi la friction des gouttes de pluie retirerait de l’énergie de l’atmosphère. Elle doit au contraire en ajouter.

    maxxxx
    Invité

    Pas d’ajout ni de suppression d’énergie… par contre, l’énergie cinétique qui se transforme en chaleur, oui, effectivement. Comme le vent est horizontal (ou presque) et le poids de la goutte vertical, il n’y a pas d’action du poids sur le vent. Mais la goutte existe quand même et constitue un obstacle en soi… elle provoque donc une force de trainée oposée au vent (frottement -> perte d’énergie cinétique -> chaleur).

    Pastilleverte
    Invité

    OK c’est bon, la petite phrase sur le réchauffement climatique ayant été placée, cet article va pouvoir être largement diffusé, notamment dans la presse franophone; Et comme le RC va induire (aussi, car il est la base de toute explication) des sécheresses, c’est à dire pas de pluie, y a t il un effet « papillon » inverse qui compenserait l’énergie cinétique des précipitations pluvieuses ?

    airsol
    Invité

    « la dégradation du climat stable héritée de nos ancêtres. » Elle est bonne celle là!

    airsol
    Invité

    Cher compatriote, Effectivement, le e de « heritée » faisait que c’était la dégradation, l’heritage! Et puis le climat présenté comme une production de nos ancêtres, vous y allez fort.

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