Challenger : première dans le domaine de la rénovation énergétique (I)

En 2014, le siège de Bouygues Construction sera à la pointe du confort et de la modernité, et surtout conforme aux normes environnementales les plus exigeantes, l’objectif étant de diviser par dix la consommation d’énergie sur le site.

Cette démarche passe par une meilleure isolation des bâtiments, mais aussi une production locale d’électricité, en utilisant l’énergie du soleil ou de la terre (géothermie).

A terme, Challenger servira de vitrine commerciale pour les clients et de terrain d’expérimentation de solutions dans le domaine de l’énergie. Pour attester de la qualité des démarches environnementales mises en œuvre, Challenger vise une triple certification : HQE®, LEED® et BREEAM®.

L’utilisation de panneaux photovoltaïques et de la géothermie permettra d’assurer une production d’énergie renouvelable. En 2014, Challenger sera une référence en matière de gestion environnementale grâce aux dispositifs éco-efficients de récupération, de préservation et de transformation des énergies.


Le solaire photovoltaïque :

Les dernières innovations dans le domaine du photovoltaïque renforceront l’autonomie et la performance énergétique de Challenger. Un boîtier spécifique est installé sous chaque panneau photovoltaïque (aussi appelé module) et permet de gérer de manière individuelle les modules. Le gain de productivité de ce nouveau système, dit « hybride », peut atteindre 20%. Au contraire, actuellement, la plupart des fermes sont composées de chaînes d’environ 15 à 20 modules interdépendants. Le système déployé à Challenger offre une plus grande flexibilité dans la gestion des panneaux et permet d’arrêter la production d’une chaîne ou d’un ensemble de chaînes en toute sécurité et indépendamment de la luminosité.

Les 12.800 m² de terrasses seront couvertes de panneaux solaires. Disposés à plat pour respecter l’esthétique du site, ils seront adaptables à la configuration de l’ouvrage. La production est évaluée à 1.135 mégawattheures (MWh) par an.

Située à proximité du cockpit, la "ferme solaire" de Challenger sera composée de 6 420* m² de panneaux solaires, qui permettront de produire 618* MWh d’électricité par an, essentiellement destinée au fonctionnement du site. Des panneaux photovoltaïques seront également installés sur l’auvent du cockpit. Ils produiront 88 MWh d’électricité par an, sur une surface d’environ 810* m². Les 30* m² de trackers (panneaux photovoltaïques orientables suivant le soleil) placés devant le cockpit produiront 3,5* MWh d’électricité par an.

Cette énergie photovoltaïque sera consommée sur le site de Challenger. Elle ne sera revendue à des prestataires extérieurs que lors des crêtes de surproduction.

Le solaire thermique :

Le solaire thermique permettra de couvrir plus de la moitié des besoins en eau chaude sanitaire, sur la base d’une consommation de 15 000* litres d’eau par jour, et de répondre ainsi à la moitié des besoins du restaurant d’entreprise et du gymnase. Au total, 208* panneaux solaires thermiques (soit 420* m²) seront disposés sur le toit de l’Atrium.

La géothermie :

Challenger exploitera la température constante issue de la terre.

Le site sera équipé d’un système de pompes à chaleur sur sondes sèches, doté de 75 sondes verticales enterrées à 100 mètres de profondeur et de 4 sondes de relevés de températures. Il consiste à utiliser la température de la terre, en faisant passer un liquide dans un circuit fermé. A 100 mètres de profondeur, la terre a une température constante de 12 degrés, qui se transmet au liquide par échange thermique. Puis, en fonction des besoins, des calories sont puisées dans le liquide par les pompes à chaleur ou des frigories sont captées par des échangeurs par le froid. Le liquide poursuit ensuite son cheminement dans le circuit et reprend la température de la terre.

Un autre système de pompes à chaleur sur nappe utilisera comme source d’énergie renouvelable, l’eau de la nappe phréatique existante du Lutétien à environ 135 mètres. L’eau, qui présente une température de 14°C, est pompée dans la nappe par des sondes. Elle passe ensuite dans un circuit, qui permet de récupérer des calories ou des frigories. Enfin, l’eau est renvoyée dans la nappe à 152 mètres de profondeur.

En complément de la géothermie, la boucle thermique est alimentée en froid par cinq refroidisseurs adiabatiques, qui utiliseront l’air et l’eau de la station de phyto-épuration afin de refroidir la boucle d’eau.

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