Champ de Kashagan : 300.000 barils de pétrole jour à 4 km de profondeur

La production du champ de Kashagan, situé dans les eaux kazakhs de la mer Caspienne et dont la production moyenne de la première phase doit s’établir en plateau à 300.000 barils par jour, a débuté le 11 septembre dernier.

Découvert en 2000, le champ géant de Kashagan est l’un des projets les plus complexes jamais menés par l’industrie pétrolière. Lancé en 2004, son développement auquel participe le groupe Total a nécessité le déploiement de moyens hors normes et la mise en œuvre de solutions innovantes à grande échelle.

En effet, de nombreux défis ont dû être relevés pour démarrer la production de la phase 1 du projet Kashagan.

Logistiques tout d’abord. La faible profondeur d’eau (3 à 4 mètres) et l’enclavement de la mer Caspienne, où est situé Kashagan, ne permettaient pas d’utiliser les techniques offshore classiques ni de faire passer des plateformes adaptées. Des îles artificielles ont donc dû être construites. De plus, les températures extrêmes en hiver (jusqu’à -40°C) rendent les conditions d’exploitation difficiles pendant la période d’octobre à mars où la mer est gelée. Pour protéger les installations des énormes plaques de glace dérivantes, des digues géantes ont été élevées.

Champ de Kashagan : 300.000 barils de pétrole jour à 4 km de profondeur

Techniques ensuite. Le réservoir d’huile de Kashagan est enfoui à – 4 200 mètres, en condition de hautes pressions (770 bars). Ces caractéristiques exigent une expertise de pointe en matière de forage et d’architecture de puits. La présence de sulfure d’hydrogène, gaz très acide, nécessite de recourir à des procédés d’adoucissement du gaz associé, à une métallurgie adaptée résistant à la corrosion ainsi que de mettre en place des mesures de sécurité drastiques. Pour finir, le gaz associé sera en grande partie réinjecté dans les couches géologiques d’origine, sous de fortes pressions : un véritable défi industriel.

Environnementaux enfin. Le nord de la mer Caspienne est une importante zone de migration et de développement d’oiseaux uniques à cette région et de poissons comme l’esturgeon. La préservation de l’environnement sur ce champ à l’écosystème fragile est une priorité pour la compagnie opératrice, qui établit des partenariats responsables avec les ONG.

* Le projet Kashagan est opéré par la société opératrice North Caspian Operating Company (NCOC) pour le compte du consortium du North Caspian Sea Production Sharing Agreement (Total : 16,81 %, Eni : 16,81 %, ExxonMobil : 16,81 % , KazMunaiGas : 16,81 %, Shell : 16,81 %, ConocoPhillips : 8,40 %, Inpex : 7,56 %).

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